DE J.A FORMATION DES MOTS
et qui se trouve déterminé de nouveau par l'addition d’eù-.
2° Il n’y a que les déterminatifs formés de plus de deux mots qui puissent renfermer en eux-mêmes d’autres composés. Nous verrons, dans les paragraphes suivants, que les composés possessifs et les composés de dépendance, lors même qu’ils ne sont formés que de deux mots, peuvent contenir d’autres composés.
3° l«es déterminatifs contenus dans des composés possessifs et dans des composés de régime sont beaucoup plus nombreux que les déterminatifs indépendants et non subordonnés à une idée de -possession ou de dépendance. Voy. les paragraphes suivants.
2# Composas de régime ou de dépendance.
On appelle composés de régime ou de dépendance ceux dont les deux termes dépendent l’un de l’autre, c’est-à-dire sont dans le même rapport qu’un régime avec le mot qui le gouverne.
Exemples : âv&pg-7rpe7rfl;, qui convient à un homme ; àv&po-€pw;, qui dévore les hommes ; àv&p^xairAXoç, marchand d’hommes, etc.
Remarques. 1° Le ternie dépendant ou régi est relativement au mot qui le gouverne dans un rapport qu’on exprimerait par une désinenre de cas (autre que le nominatif), si les mots étaient détachés. Exemples :
Génitif : ocvàp-âàeXçoî (scv&pQj ct&tXqwî), frère du mari ; àp* jp-xiwiToç (àpyiipoy wymTo;), acheté à prix <Ia.r-
genl; âvàpo-TUÿ'vjs (av^poç Toyofox ) , qui obtient un mari , etc.
Datif (ablatif, instrumental * locatif) : àvàp-£Û«Xo; . (àv^pt eïxsXo;) , semblable à un homme ; <ppgvo-Xr)7rroç (ippevi XïiXTo'î, mente captas ) , insensé; àjtavÔo-TCAr^ (àxavôri icXnxTtfc , blessé par une épine ; oùpavo-<p<m\>T0{ (oùpavù «puTsuTo?), créé par le ciel ; GtAi-vifuTni; (àXl ou èv à Xi wjîctyiç), qui nage dans la mer ; vearo-epopoç (vmtw çepwv), qui porte sur le dos; é&iojAa-ysv/)'; (éëàop.7, sousent. liaÉpa, yeyovw;), «e /<? septième jour', etc.
Accusatif: àv£po-£<f-/Wî (âv&pa? ^eyôaêvop), qui accueille les hommes ; àyxA;AXTQ-7raid; (àyàXtAara rajiùv), qui fait des statues; iroàa-vnr-nîp (roàa; vittcov) , bassin jwur laver les pieds ; (iroàa; ùx.u;), a /Ar pieds
agiles, etc.
Souvent même le rapport ne pourrait être exprimé d’une manière bien précise que par un cas précédé d’une préposition : ÿenrvo-xXrÎTwp (et; ^eîiwov xaXûv), celui qui invite à souper ; àçpo-yêvvîç (s; àippoù ysyovwç), né de t écume ; pioao-vur,; (trepl (Ütoptiv voewv), qui triomphe près de F autel , etc.
Parfois l'ellipse est beaucoup plus forte : ptovo-uuxyoî, par exemple, signifie oovo; udvw [Aayo'pievo;, qui combat seul contre un seul, etc. (voy. plus haut éêàojAa-yevTK).
2° Un composé de dépendance peut contenir, soit un autre composé de dépendance , soit un composé déterminatif, soit un composé possessif, soit enfin un
1. 'F.8Souay:vii<; est une épithète d’Apollon qui se trouve dans Plutarque. Quelques critiques proposent de lire iÇSo[/.aysTr|<; , mot employé par Hérodote et par Eschyle, et qui désigne le même dieu, comme étant honoré par des sacrifices à Sparte, le septième jour de chaque mois. Le rapport de cas est le même dans ce second adjectif que dans le premier.
composé de juxtaposition , ou même plusieurs composés à la fois.
Exemples : àyopavo;*-i« , charge (F agoranome ; <pi>.orV/j-r-ia, amour des richesses (c’est-à-dire qualité de celui qui a la richesse aimée ) ; TopvE'jTolupacri<îo-7r7iyoV, qui fabrique des lyres et des boucliers tournés (au tour).
Les deux premiers de ces substantifs renferment, J’un le composé de dépendance âyopa-vdpî , l’autre le composé possessif ces deux composés
sont subordonnés au suffixe ta, relativement auquel ils se trouvent dans un rapport de cas. Dans le troisième, -miy&ç régit le composé déterminatif TopveuTo- Aupooiri&ec, qui a lui-même pour second terme un composé de juxtaposition, Xyp-aaïu^t;.
3" Composés possessifs.
Cette classe, qui est la plus nombreuse de toutes, renferme les adjectifs composés qui marquent possession des qualités ou des objets exprimés par les mots simples. Exemples : £«v(1o>c&i/.7)î, £av(Jo6pi£, qui a les cheveux blonds; eteXXowtëviç ,' aeXXoïrou; , qui a des pieds aussi rapides que la tempête; ûiravxpoç, qui a un antre ou des antres au-dessous de soi', etc.
Remarques. 1° Les composés possessifs, comme nous l’avons déjà dit, sont tous des composés de se-