‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 112 sur 120 · Voy. Bopp, Gr. cnmpar · texte numérisé non relu

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fièrement ces composés copulatifs. Dans les autres langues, il y a quelques anciens vestiges de cette sorte de coordination; mais leur rareté et leur ancienneté même montrent que l’usage s’en était perdu. On a souvent cité comme exemple (vov. plus haut, p. 442, note) le composé latin suovitaurilia ou suovetawilia , désignant « le sacrifice d’un porc, d’une brebis et d’un taureau ». Les trois noms dont ce mot est formé sont en effet entre eux dans un rapport de dvandva ; seulement le suffixe de la fin en fait un terme de formation secondaire, dans le genre du composé sanscrit ajdvi-kam , que nous avons cité plus haut. Sacro-sanctus , qui signifie très-probablement sacré et saint , consacré et pur1, parait être un composé adjectif comme adharôttara, a inférieur et supérieur», et comme le grec blanc et noir (voy. § 296).

Les noms de nombre de onze à vingt sont aussi des composés de juxtaposition en latin de même qu’en sanscrit : un-decim, duo-decim, etc., sanscrit ekd-daçan, dvd-tlaçan , etc. En allemand, les nombres onze et douze sont formés d’une manière particulière*, mais les suivants sont également des

\ . Voy. Düntzer, lat. Wortbildung , p. 1 85 L’auteur fait remarquer un autre genre de combinaison, qui tient le milieu entre la liaison par et et la composition, et qui consiste à placer deux ou plusieurs mots l'un à côté de l’autre, sans conjonction, mais en leur laissant à tous deux leur désinence ; par exemple ; usus fructus, patres conscripti (entendu dans le sens de Niebuhr). On pourrait considérer ces sortes de réunions de mots comme une transition entre l’époque où l’idiome usait régulièrement du dvandva, et celle où il y renonça, pour ainsi dire, complètement.

2. On ne dit pas ein-zehn pour « onze », ni zwei-iehn pour douze, mais eitf{ goth. ain-lif ), ztctf//‘(goth. tva-lif), mots qui sont

dvandvas : drei-zehn (-qui serait en gothique thrijn~ - taihun ), vier-zehn (golh. fidvor-taihun ), etc. Le grec n’a gardé que les deux formes composées ?v-£exa , Æw-àr/.a ; dans les nombres suivants, il intercale la conjonction xai ( Tpia-xai-&xa , etc.)1; mais, pour faire passer de la valeur cardinale à la valeur ordinale, TfKT-xou-àexa et Tecaapetx- ou Teacapaxai-àexot , ■ il les traite parfois comme de véritables composés : Tpio xaiâésta-Toç , Teccapaxai&éxa-TOî et de même dans les dérivés et composés Teffsapeaxatàexa-Taîoç , « au quatorzième jour » ; T£5<rape<7xai^ex-tTv;ç, « âgé de quatorze ans » .

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