‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 12 sur 120 · Cependant la première syllabe est brève à l’acc. vrixot · texte numérisé non relu

Cependant la première syllabe est brève à l’acc. vrixot

dans Eschyle, Agam., y. ü\. ’

3. La modification que subit la racine Ûtt, pour former le verbe foeopai, elle la subit aussi pour former le nominatif et accusatif duel iaat, les yeux, et le génitif farwv, des yeux. Ce substantif est, outre le pronom singulier de 1» seconde personne, le seul mot déclinable qui ait un a devant les désinences de cas Dans les mots de la première et de la deuxième déclinaison qui sont terminés en ex, cr„ xo<, aov, la dernière voyelle n’appartient pas uniquement à la flexion , mais fait partie du suffixe.

<rtuy, dans 1-oTuy-ov, aor. 2 de aniyÉw, haïr ;

(tti/, dans t-oxt^-ov, aor. 2 de mi/tù, aller en ordre-,

<pvy, dans f-ç uy-ov, aor. 2 de çsvyto, /ïei>;

Ç';y, dans l-Wy-yjv, aor. 2 de ÇEÜyvuun, joindre ; tîx, dans e-tex-ov, aor. 2 de tixtuj, enfanter;

£t, dans 'z-Tapiat, blesser ;

ïpix, dans <ppt;<o (spix-cti»), fut. de (fp£sc<o, eifrc hérissé;

zXay, dans f-zX«y-r,v, aor. 2 de zX>5c7<tu>, frapper;

zry, dans È-zày-7)v, aor. 2 de z^yvujAi, rendre solide, compacte ;

air, dans otz-tto, attacher ;

çXey, dans spXry-fc>, briller ;

En, dans fz-oç, discours ;

zzax, dans f-ztax-ov, aor. 2 de zrvjcsoi, ztcmgcw, avoir peur; pety, dans i(5-^bty-r,v, aor. 2 de &r]yvu'xt, rompre; tpay, dans i-Tpày-ï)v, aor. 2 de tpuiyw, ronger;

•/.Xaz, dans t-xXâz-»)v, aor. 2 de xXs'ztto, voter ;

(3Xez, dans pXt'z-w, voir .

II. Parmi les mois que nous avons donnés pour exemples, il y en a un grand nombre qui ne sont usités qu’en composition. On ne trouve pas à pari les adjectifs vr}/, v.6o;; au!/, Airo;; Tpuj/ , <p4, ts;. zXvî;, rÿ, (sX«i!/; mais cela n’a pas dû nous empêcher de les faire rentrer dans cette classe de mots primitifs, parce qu’ils se détachent parfaitement, et par leur forme et par leur signification , des autres éléments avec lesquels ils se sont combinés pour former des mots composés.

III. Nous disons que la racine n’est pas modifiée, toutes les fois qu’elle conserve la voyelle brève ( voy. § 5 , I) et que le son qui lui est propre ne subit aucune altération. Remarquez que la plupart des racines qui forment des mots, sans se modifier, ont pour voyelle i ou u; ou peut considérer

o!vo<{/ et alôoij/ comme des faits exceptionnels; car l’o de Ô7ï, voir, s’allonge presque toujours, comme

dans toTOt, (e5)û><j/; et les e se changent habituellement en o (voyez § 37, 19).

Nous ne parlons pas ici de la modification des consonnes, car cette modification est excessivement légère dans les mots où nous pourrions la remarquer : elle consiste dans une permutation qui altère, non la nature, mais le degré de la muette, c’est-àdire, qui a lieu entre des douces, des fortes et des aspirées du même ordre : or il serait difficile de déterminer, par exemple, au sujet des mots vtç-a, (y tp)vtë-o;, vùt-tm, quelle est celle des trois labiales P , 77 et <p, qu’il faut considérer comme la consonne primitive de la racine.

IYr. Dans les mots où la voyelle de la racine est modifiée, les modifications consistent :

1° Dans une altération de la quantité, c’est-à-dire, dans l’allongement de l’t, de l’o ou de l’a (tppixd;, aura,

77T05CÙ;) ;

2° Dans une transformation du son , c’est-à-dire, dans le changement d’s en o (<plo;) ;

3° Dans une altération qui affecte à la fois et la quantité et le son , c’est-à-dire, dans le changement d’a en ti, d’a ou d’e eu «’ (-irXtfi;, ctiç, -(3À<6A).

V. Parmi les monosyllabes terminés au nominatif en tj/ et en £, il en est quelques-uns où la labiale et la gutturale paraissent être des lettres formatives et ne pas appartenir à la racine. Ainsi

1. Le changement d’a en io paraît être une seconde permutation; l’a se transforme d’abord en rj, et ensuite l’r, se change en w, comme l’e se change en o (atay, ®Xo';). Nous remarquerons la même transformation dans les verbes £rÎY-vuj*i,

Ip-^wy-a). — Voyez cependant, au § 30 , le tableau de concordance des alphabets grec et sanscrit.

veine , pourrait être formé de la racine <pXe , que nous trouvons dans ylt-u^étre plein , regorger; miette, vient, selon toute apparence, dei}/L, racine de <|«-«ü, casser, émietter; Xt|, Xtë-oç, désir {àe même que Iîtz-tio, désirer ), pourrait se ramener à la racine Xt(*r) que nous offre le verbe Ata,couai , fut. Xi-cop-ai, prier. Voy. § 16, Rem. V. Toutefois dans X«r<J0|/.9tt le premiers pourrait être, à la rigueur, le substitut, par assimilation, d’une labiale.

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