I.e premier terme peut être aussi un adjectif. Voici un
EXEMPLE
mitra-druh (nomin. mitra-druk*), « qui hait ses amis » ; composé «lu substantif mitra, ami, et de la racine dru h, haïr.
Quelques racines, ainsi placées à la fin d’un composé, subissent diverses altérations. Il y en a, par exemple, qui allongent ou changent leur voyelle; d’autres prennent un redoublement; celles qui se terminent par une voyelle brève y ajoutent la lettre formative t ; quelques-unes en fini , an, remplacent par t leur consonne finale.
2° Latin. Le latin est peut-être, après le sanscrit, dans toute la famille indo-européenne, la langue où la racine, toute simple, sans marque accessoire de dérivation, se prête le mieux à figurer comme dernier terme d’un mot composé.
EXEMPLES
opifex, gén. opi-fir-is , artisan ; de opus et facio ; *rf(/'ex(Tertullien), gén .œdi-fic-is, constructeur ; d etcdes et fac-iu;
exemple tiré d’une règle de grammaire (Voy. le Pânini de M. Bohtlingk, t. 2, p. 462), que je cite parce que la syntaxe en est curieuse : Lingdriam na sarvabhdk , n’ayant pas part à tous les genres. Sarvabhdk (dont le thème est sarva-bhdj) se compose de l’adjectif sarva, « tout » , et du radical bhdj , « ayant en partage» ; lingdndm est un génitif pluriel, signifiant, « des genres». La traduction littérale serait generum omni-particeps : l'adjectif, quoique contenu dans le composé, s’accorde en quelque sorte avec le nom. C’est comme s’il y avait : omnium generum particeps , ou en sanscrit, en un seul mot : sarva li n gabhâ k . Du reste, la racine bhaj entre bien plus fréquemment encore en composition avec des noms : <■ iyôgabhàj (nomin. -bhâk), qui éprouve séparation , etc.