‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 19 sur 120 · IV. 11 est très-difficile de déterminer quelle est la · texte numérisé non relu

IV. 11 est très-difficile de déterminer quelle est la

voyelle primitive de certaines racines. Ainsi nous trouvons un a dans irtpi-iT^â-vai , infinitif présent de 7npwrX7ipu, et un e dans l’adjectif irXe'-oç , plein ; un a dans s-xxa-v, et un e dans xxe-v-w, futur de xxei'vw, tuer. La voyelle primitive est-elle sou*1? Nous pourrons nous adresser la même question au sujet d’un grand nombre de mots. Car rien n’est plus fréquent que cette confusion del’setdel’a, surtout quand on passe d’un dialecte à un autre. Ainsi il y a une forme atlique iXÉopiat , synonyme de la forme épique iXaopwu ; les Ioniens disent opéw pour ôpxw, etc.

On pourrait, en ne sortant pas du grec’, ramener le radical xtt du verbe xeîptat à un radical plus brefxt, que nous trouvons danslesformeshomériquesxé-ovxat, xe-ovxo, au subjonctif xe-wg ai, et à l’optatif xe-otpwiv.

Il n’est pas certain non plus que, dans le verbe xiyvipu, l’a du radical y a. , appartienne à la racine; car cet a ne se trouve pas dans l’aoriste second êxr/ov, qui, malgré sa désinence, nous présente peut-être une forme radicale plus primitive. Il est possible d’ailleurs que la syllabe xi ne soit pas un redoublement, mais fasse partie delà racine; car le présent et l’imparfaitsontles seuls tempsqui prennent un redoublement dans les verbes en pu, et ici nousretrouvons cette syllabe xi aufuturxt/rmp-aijà l’aoriste second éxtyov,etc.

Quant au verbe cxEùxat , il paraît se rattacher, et par son sens et par sa forme, à la racine <rra, qui sert de radical à ï-<7-ni-pu. Le changement d’« en eu est une altération exceptionnelle.

t. Si nous remontons au sanscrit, nous répondrons que c’est «. Voy. § 39.

2. Comparez le sanscrit çt, qui a le meme sens (çété, mitât;.

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