IV. 11 est très-difficile de déterminer quelle est la
voyelle primitive de certaines racines. Ainsi nous trouvons un a dans irtpi-iT^â-vai , infinitif présent de 7npwrX7ipu, et un e dans l’adjectif irXe'-oç , plein ; un a dans s-xxa-v, et un e dans xxe-v-w, futur de xxei'vw, tuer. La voyelle primitive est-elle sou*1? Nous pourrons nous adresser la même question au sujet d’un grand nombre de mots. Car rien n’est plus fréquent que cette confusion del’setdel’a, surtout quand on passe d’un dialecte à un autre. Ainsi il y a une forme atlique iXÉopiat , synonyme de la forme épique iXaopwu ; les Ioniens disent opéw pour ôpxw, etc.
On pourrait, en ne sortant pas du grec’, ramener le radical xtt du verbe xeîptat à un radical plus brefxt, que nous trouvons danslesformeshomériquesxé-ovxat, xe-ovxo, au subjonctif xe-wg ai, et à l’optatif xe-otpwiv.
Il n’est pas certain non plus que, dans le verbe xiyvipu, l’a du radical y a. , appartienne à la racine; car cet a ne se trouve pas dans l’aoriste second êxr/ov, qui, malgré sa désinence, nous présente peut-être une forme radicale plus primitive. Il est possible d’ailleurs que la syllabe xi ne soit pas un redoublement, mais fasse partie delà racine; car le présent et l’imparfaitsontles seuls tempsqui prennent un redoublement dans les verbes en pu, et ici nousretrouvons cette syllabe xi aufuturxt/rmp-aijà l’aoriste second éxtyov,etc.
Quant au verbe cxEùxat , il paraît se rattacher, et par son sens et par sa forme, à la racine <rra, qui sert de radical à ï-<7-ni-pu. Le changement d’« en eu est une altération exceptionnelle.
t. Si nous remontons au sanscrit, nous répondrons que c’est «. Voy. § 39.
2. Comparez le sanscrit çt, qui a le meme sens (çété, mitât;.