Voy. § 28, Rem. VI
2. Cejtendant les deux premières formes et sxX^vat peuvent être considérées comme des aoristes 2 passifs, dans lesquels IV, appartiendrait à la flexion, et qui par conséquent, dans l’état actuel de la langue , rentreraient dans la classe des mots primitifs, telle que nous l'avons définie.
racine terminée par une consonne. Encore cette consonne finale n’art-elle été conservée qu’à un petit nombre de personnes. Le plus souvent elle disparaît ou subit des altérations très-graves. Ces deux verbes sont :
1 0 Le verbe substantif eipu , dont le radical est è; : ll-pu (éol. , pour èffjAt, je suis; il ou elç ''éol.
in t<tQ, tu es; in- ri, il est ; in-jj.iw , nous sommes ; in-xi, vous êtes , etc. ;
2° Le verbe rp.su, je suis assis, dont le radical est ^3 on in : r-pai, pour rc-pat, je suis assis; -r\-acn pour T?3-«at, tu es assis ; -i\n-x ai, il est assis ; t'c-to , il était assis
A ces deux verbes on peut joindre les formes poétiques suivantes : aX--ro, il sauta, ( for-)ctA-|uvoç . ayant sauté; raX-xo , il fut balancé; urép-Ôat , être saccagé ; op-ao , élance-toi, wp-xo, il s’élança, op-Ôcu, s'élancer, op-ixevoç, s'étant élancé. ;\i\n (>éy-<ro), couche-toi, XsVxo , il se coucha; Ssço ( Siy.-no) , reçois, àsV.-To, il reçut, Si-y -fat, recevoir, ^y-p.«voç, ayant reçu ; A (av-)wy-ôi , ordonne, (av-)wy-(te , ordonnez; èyp--/y°p-6e, veillez; ysv-Tb, il prit, etc., etc.
On rattache ordinairement ces formes aux verbes
1 . Nous retrouvons le o radical du verbe substantif dans le latin sttm, pour es-um, es, es-t, etc , et dans le sanscrit as-mi, as-i, as-ti, etc. En sanscrit, de même qu’en latin, le radical du verbe substantif perd sa .voyelle initiale dans un grand nombre de ses formes, par exemple au duel et du pluriel du présent de la forme active (la 3' pers. du plur. est santr, comparez le latin sunt et l’allemand sind), dans tout le présent de la forme moyenne, au potentiel, etc. (voy. p. 132.) — Le a de (fyj-jAou) s’est conservé dans le sanscrit ds-é, je suis assis; ds-té, il est assis, etc. La chute de la sifflante est du reste assez rare en grec, hors des cas d’assimilation (voy. Pott, Etym. Forsc/i., t. II, p. 282).
aXXopt.ai, naWtù, TrépSw, etc.,, et on les explique par des syncopes et par d’autres retranchements ou altérations; mais nous croyons plutôt que ce sont d’anciens débris de la conjugaison en ju. Les aoristes moyens àl-ro , tcoX-to, ôp-vo , Xôc-to , <îéx-To, n’ont point d’augment, mais du reste ils sont forméscomme e-Ôe-To, e-^o-to ; les impératifs op-co, Xi'^o (Xéy-co), comme Ôa-ao , <$q-go ; les participes op-aevo;, S'ey-fjLevoç , comme 0£-p«vo;, &o-[«vo{. Dans les infinitifs Trép-0at , 5éy-0ai , et dans l’impératif èyp-viyop-0e , le a des désinences aôact et ff0e est supprimé, à cause du concours des consonnes, comme dans X.s-Xéy-0at, Te-rj<p-0at; mais du reste ils sont formés comme 0é-o0ai, 0é-o0e.