I. De la forme des suffixes
1° Il n’y a pas de voyelle, ni de consonne, qui ne puisse servir à marquer la dérivation , c’est-à-dire, à former des suffixes. Mais les lettres que la langue grecque affecte le plus particulièrement à cet usage , ce sont les voyelles, et, parmi les consonnes, d’abord celles qui participent le plus de la nature des voyelles, c’est-à-dire, les liquides, ensuite la sifflante et les dentales, qui, dans la flexion même, jouent lin rôle très-important et figurent dans beaucoup de désinences nominales ou verbales.
2° I.a grande variété des suffixes servant à former des mots déclinables tient : 10 <à ce que le même suffixe suit diverses déclinaisons (voy., par exemple, les suffixes Vxj'Xti, Xo;, Xov, Xm;, etc.); 2° à des déplacements de lettres, à des additions de voyelles ou
de consonnes qui u altèrent pas la nature du sufïixe (voy. alip.oç, a/.ixio;, tc&jmoç , OccXpio; ) ; 3° à une modification légère que subissent certaines consonnes, par exemple, au changement d’une forte en aspirée (vov.xpa, 9pa, -rpov, 6pov, etc.); 4° à la formation de suffixes composés (comme -r/iptoç, iàap»v, api&tov, etc.)..
3° Nous avons dit plus haut (§19, fin ) que les radicaux de certains pronoms jouaient le rôle de suffixes. Il y a d’autres mots encore, employés proprement comme derniers termes de mots composés^ dont le sens primitif s’atténue et s’efface jusqu’à un certain point, et qui finissent par devenir de véritables suffixes (voy., § 79, ei&fe, vipnc, etc,).
4° Dans \oy-o-ç il y a trois éléments : la racine ou le radical 7oy (altération de Xey); le suffixe o; la désinence de cas ç. Dans cnrep-aa nous n’en trouvons que deux : le radical verbal s-sp, et le suffixe piax, qui a perdu sa consonne finale et n’est pas suivi d’une désinence de cas. On voit, par ces deux exemples, qu’il ne faut pas toujours considérer les lettres finales du nominatif comme nous offrant la véritable forme du suffixe. Néanmoins, pour faciliter les recherches, nous rangerons les suffixes, dans notre liste alphabétique, d’après la forme qu’ils ont au nominatif. Cette forme est la forme pure du suffixe dans les noms féminins de la première déclinaison. Dans les mots en vjç et en aç de la première déclinaison, et dans les mots en oç, ov de la deuxième déclinaison, le ç et le v sont les désinences du nominatif, et par conséquent les suffixes sont n, a, o, ou terminés par ces voyelles. Dans les noms de la troisième déclinaison , on trouvera généralement la véritable forme
US
du suffixe au génitif, en retranchant la désinence de cas o;.
5° Tous les suffixes terminés par une dentale la retranchent au nominatif singulier. Quelques-uns de ceux qui sont terminés en vt retranchent ces deux consonnes. Un grand nombre allongent à ce cas leur dernière voyelle, soit pour compenser la chute d’une consonne ou l’absence de la désinence du nominatif, soit parce que la désinence du nominatif est plus légère que celle de la plupart des autres cas. Exemples : chip (pour âép-;), àv$< £v (pour àr,£ôv-î) , yaptîiç (pour yapi'tvr-;) , apy wv (pour apyovT-ç), oâotiç (pour o£ovr-;).
L’e du suffixe se change souvent au nominatif cil o, u, i, rarement en « (voy. § 129). — L’a se remplace dans un fort petit nombre de mots par les vovelles-M, u.
H. l)e la valeur des suffixes.
Nous indiquerons avec soin la valeur des suflixes, toutes les fois que leur signification sera bien déterminée. Mais il y en a un certain nombre qui n’exercent qu’une influence très-légère sur le sens des mots qu’ils terminent, et qui, par exemple, servent simplement à marquer que ces mots sont des substantifs, des adjectifs; ou bien encore qui forment des mots de nature si diverse qu’il est impossible de les ramener à une signification générale.
Les suffixes d’adjectifs, outre leurs significations particulières, par exemple, d’habitude, de penchant, d’obligation, etc., contiennent tous une idée de possession, c’est-à-dire, expriment que le sujet possède
DANS LA LANGUE GRECQUE. Ufl
la qualité exprimée par le radical. Ce sens possessif sert à expliquer plusieurs des compléments qu’ils peuvent prendre. Voy. la Grammaire grecque de M. Burnouf, §§ 344 et 329, note 1 .
III. De F altération que certaines racines ou certains radicaux subissent dans la dérivation.
1° Dans un certain nombre de mots dérivés, la dérivation est caractérisée, non pas seulement par le suffixe, mais encore par une altération de la racine ou du radical avec lesquels ce suffixe se combine, altération qui affecte tantôt le son, tantôt la quantité de la voyelle.
Ces sortes d’altérations, et particulièrement l’altération du son, ont surtout lieu avec quelques uns des suffixes les plus courts, qui, par eux-mêmes, ne marquent pas la dérivation d’une manière bien caractéristique et bien frappante. Ainsi l’e se change presque toujours en o dans les mots terminés par les suffixes «, n (gén. a;, ms); o; (gén. ou/; et; (gén. o;); tu; (gén. tco;'; vov (gén. vou).
Avec la plupart des autres suffixes monosyllabiques, et avec tous les suffixes qui ont plus d’une syllabe, la partie radicale du mot ne subit aucune altération. On peut considérer comme des exceptions le changement d’e en o dans àvop-eo;, viril, et quelques autres altérations du même genre.
Les altérations les plus ordinaires sont le changement d's en o (plus rarement en a, r, , «, ei); d’a envi (quelquefois en au, w); d’vi en co ; d’o en u.
fSO DE LA FORMATION DES MOTS
2° Quelquefois la dérivation est marquée par l’altération de la voyelle, non pas du radical, mais du suffixe. Voy. xaxoporjTtop, gén. -tooo;, dexaxô; et pfrnp, § 186.
3° Les altérations de consonnes sont beaucoup plus rares que celles qui affectent les voyelles. Les plus ordinaires sont un changement de degré dans les muettes : ainsi les douces deviennent fortes ou aspirées, et réciproquement.
Le £ (voy. p. 163, note 2) semble participer à la fois de la nature des dentales et des gutturales, comme le montrent les verbes «TtÇw (fut. an ry-sw), piquer , e£ou.ai (fut. é&oSpiai), s'asseoir. Aussi les consonnes C-x-7 se remplacent-elles assez souvent les unes les autres. Voy. § 75, § 41 , II, Rem. 2, etc. Quelquefois même, par suite de cette commune affinité avec le la dentale à prend la place d’une gutturale. Comparez yapatJtuç, yapocàpa, fente, et yzpâdirw (fut. yapax-nw), gratter , fendre.
4® Un petit nombre démets ont encore pour signe de dérivation un redoublement verbal. Voy. §38,4°.
5° Remarquez la propension qu’ont les liquides p et v, surtout la première , à rejeter la voyelle qui les précède, lorsque, en vertu de quelque règle de dérivation, elles cessent d’être finales et se trouvent suivies d’une voyelle. Ainsi d’-ü-rop se forme Txpov; de yaemîp, yomTpa ; de 7tolu.vvi, etc. La même mo-
dification a lieu , en sens inverse, dans yaXxtopdTup, dérivé de yalxeo; et de piiTpa. Comparez encore ra- ■Xaoç et rWjvai, erc. — Au reste des retranchements de ce genre se font aussi dans la déclinaison. Ainsi irar/p fait au génitif ttarpo;, etc.
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IV. De la manière dont le suffixe se joint à la racine ou au radical.
1” Dans la plupart des mots dérivés, la racine ou le radical se conservent tout entiers, c’est-à-dire, ne perdent aucune de leurs lettres devant le suffixe. Exemples : «roy-n, toit, de <7Tey(w), couvrir ; s'iSaipov-îa, bonheur , d’eùSaipiov, radical d’eù£at|/.tov, heureux.
Cependant les racines et les radicaux perdent quelquefois leur voyelle finale devant les suffixes qui commencent par des voyelles. Exemples : G£ç, tas, de 6e, radical de TvSvipu, poser ; éxaTopiêv], hécatombe, de éxavov, cent, et (3o, radical de [ioù; (gén. fio-oç) , bœuf; àetVta, lâcheté, de Sa Xo(ç), lâche ; pvôaTey-o; , qui n'a qu'un toit, de povoî, seul, et <stéy-v, toit. Dans ce dernier mot, le suffixe d’adjectif o; prend la place du suffixe de substantif ni. Ce remplacement d’un suffixe par un autre a surtout lieu dans les mots composés.
Les radicaux terminés par des suffixes qui ont pour dernière lettre une consonne, perdent aussi quelquefois, devant le suffixe de dérivation, tantôt leur suffixe tout entier, tantôt une partie de leur suffixe. Exemples : euy>.ay-o; (gén. ou), qui a de bon lait, d’eu, bien, et y>.«yoî(gén. eo;), lait; asTîep[/.-oç, qui n a pas de semence, d’à privatif, et «J7;ep-|fa7, radical de «rtppia, semence.
2° Très-souvent on insère entre la racine ou le radical et le suffixe une voyelle de liaison. Exemples : yepovT-i-xo;, de vieillard, de yepov-r, radical de yepoiv, vieillard ; wp-i-xô;, de saison, de <opot, saison ; xepxu.-u
ISS
et xtpau.eu'!(, de potier, de xtpapu, radical de xepa- ’j.v'jç, potier.
On voit parcesexemplesque la voyelle deliaison tantôt s’intercale simplement entre le radical et le suffixe, tantôt prend la place de la dernière voyelle du radical, tantôt enfin, ce qui est plus rare, se contracte en une diphtbongue avec cette voyelle finale.
C’est principalement la voyelle i qui sert à joindre ainsi les radicaux aux suffixes : cependant les autres voyelles, et surtout l’a, paraissent jouer quelquefois aussi un rôle analogue1.
3° Parmi les consonnes, il n’y a, à proprement parler, que le a qui s’insère entre les racines ou les radicaux et les suffixes. Exemple : y pt-a-rd; , oint , de ypi(w), oindre.
Ce n’est que dans un petit nombre de mots qn’ctn trouve les dentales t ou 6, surtout la dernière, employées comme des espèces de consonnes de liaison. Voy. §§109, 115, 116, 121.
4° Devant un très-grand nombre de suffixes, les radicaux prennent la même forme qu’ils ont devant certaines désinences verbales, et particulièrement
1 . On a peut-être abusé, dans l’analyse des mots, des voyelles de liaison, et l’on a donné ce nom à des lettres qui paraissent être en réalité, soit des suffixes, soit des parties de suffixes. On a, par exemple, essayé d’expliquer ainsi la formation des verbes latins de la troisième conjugaison. Voyez ce que dit à ce sujet M. Bopp. ( Granim . compar., p. 720). H pense que l’insertion d’une voyelle entre deux consonnes, pour faciliter la prononciation, est une habitude grammaticale postérieure, dans bien des cas, à l’époque où nous ramènent ces ressemblances antiques qui se sont conservées entre le sanscrit et les langues européennes qu’on peut appeler ses soeurs.
devant les désinences de l’aoriste, du futur et du parfait passif. Ainsi dans âX-pi-o-a, £Xpi-ei;, aXy7;-5«ov, l’e du radical d’àXys(to) se change en r,, comme au futur ttXyrl-cw ; dans y pw-roc , le thème verbal prend un cr, comme à l’aoriste passif è-ypic-ÔYiv, etc.
Il y a aussi des mots déclinables qui ont devant le suffixe, soit les consonnes qui caractérisent le présent et l’imparfait dans certaines classes de verbes , soit les redoublements qui précèdent les parfaits et quelques aoristes seconds. Exemples : cry ^a, éclat de bois , de <ry£-(o, fendre ; ôàw&tf, odeur , d’cfro (parfait 2 55to£a), sentir ; aïoç, ferme , de radical de £Ja£vto
(parf. fié&oxa, partie, sync. fJe&xwç), marcher , se tenir ferme.
Enfin beaucoup de thèmes verbaux qui ont , à certains temps , la voyelle brève de la racine, en changent, à d’autres temps, soit le son, soit la quantité'. Les mêmes différences se remarquent dans les divers mots déclinables tirés d’un même radical verbal. Ainsi dans iru-a-jxa, question , le radical a la même forme qu’au parfait iw-iuw-aai ; dans touMv , questionneur y la même forme qu’au présent tcwO- optât, Srpeç-o; a la même voyelle que le présent <jTp;<p-to ; <TTpo<p-7) et -<TTpaë-ï! les mêmes voyelles que le parf. 2 s-erpo^-a, et l’aor. 2 5-«Tpa<p-r,v.
De là des analogies frappantes entre certains temps de verbes et certains mots déclinables ; mais ce n’est
1 . Voyez, d’une part, ce que nous avons dit dans l’Introduction, p. 20 et suivantes, de 1 ’ Allant germanique, ainsi que du guna et du vrïddhi en sanscrit, et, d’autre part (p. 129 et suiv.), les détails où nous sommes entrés sur les temps spéciaux et généraux des verbes.
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pas une raison de faire dériver tel ou tel nom de l’aoi’iste 2, tel autre du parf. 2, tel autre du parf. passif. Ces noms et ces temps qui se ressemblent ont le même radical, mais ne se tirent pas pour cela les uns des autres1.
5° Quelques suffixes, pour des raisons d’euphonie, subissent, en se combinant avec certains radicaux, une légère modification. Ainsi le p se change en a dans xop-âciov (pour xop-âpiov), petite fille ; le \ en p dans èXiï-wpn (pour èXz-u'Xrî), espoir. Voy. §§ 52 et 109.
Quelquefois, au contraire, c’est le suffixe qui exerce une influence euphonique sur le radical. Voy. axE-Ôpo; (pour oye-Gpd;), § 83.
§ 38 bit.
D’après tout ce que nous venons de dire, on pourrait diviser et classer les suffixes des mots déclinables de bien des façons : par exemple : 1°, comme nous l’avons dit plus d’une fojs, selon la nature des thèmes auxquels ils s’adjoignept, et qui sorte ou des racines ou des radicaux (considérés à ce point de vue, les suffixes sont ou primaires ou secondaires) ; 2° en suffixes simples ou composés; 3° d’après la nature de leur sens : ou bien ils forment des mots
t . Nous avons parlé plus haut (p. t 43, note 1) de la valeur ù la fois nominale et verbale des racines et aussi des suffixes. On voit par ces remarques sur l’analogie des noms et des verbes qu’il en est des procédés de formation comme des .éléments significatifs auxquels ces procédés s’appliquent. Leur action est identique à beaucoup d’égards dans la conjugaison et la déclinaison. Simplicité de moyens et richesse d’effets, tels sont partout, dans la famille indo-européenne, les deux grands caractère;! du langage.
qui sont purement et simplement des noms, des adjectifs; ou bien, tout en leur donnant avant tout le sens d’adjectifs ou de noms, ils y ajoutent en outre une signification verbale (les suffixes qui ont cette valeur double, la révèlent en général par leur forme, par des syllabes, des lettres qui, comme le iz, le v, le t, en grec , par exemple , appartiennent proprement aux participes, c’est-à-dire, à cette espèce de mots qui , comme son nom l’indiqué, tient à la fois de l’adjectif et du verbe; de même qu’il y a des participes-adjectifs, on peut dire qu’il y a des sortes de participes- substantifs 1 ); 4° d’après les classes de lettres dont les suffixes se composent; 5° d’après l’influence euphonique qu’ils exercent sur le thème, ou du moins les altérations qu’il subit en se les adjoignant. Ces altérations peuvent avoir divers principes : elles peuvent être organiques et intimes, c’està-dire, exprimer des nuances de signification par des nuances de forme, comme fait souvent le changement delà voyelle radicale dans les verbes; ou bien simplement mécaniques, c’est-à-dire, s’opérant d’après des lois d’équilibre, ou d’après les règles d’euphonie auxquelles est soumise la rencontre deslettres.
1 . Il arrive même, comme l’on sait, que le substantif gouverne le cas du verbe dont il emprunte la racine. Quand Plaute dit, par exemple ( Pœn ., V, S, 29) : .* Çuid tibi hanc digito tactib est? » le suffixe nominal ne détruit pas plus, que ne ferait une désinence de conjugaison ou* un suffixe de participe présent, l’influence directe que le radical tac (de tang-o, tact-uni ) exerce sur son complément liane. Mais ces régimes directs des noms sont rares, et c’est plutôt par le sens ou actif ou passif qu’ils donnent aux mots déclinables que certains suffixes les font participer de la nature des verbes.
DE LA FORMATION DF.S MOTS
Tableau de concordance de T alphabet grec et de r alphabet sanscrit.
Après chacune des listes alphabétiques qui vont suivre, nous rapprocherons des principaux suffixes grecs ceux qui, en sanscrit, en latin et dans les langues germaniques, ont une affinité bien marquée avec eux. Afin de n’avoir pas besoin de revenir, «à chaque page, sur les règles de permutation, pour prouver soit l’identité, soit l’analogie de tel ou tel suffixe grec avec un suffixe sanscrit correspondant, nous avons extrait d’un tableau de correspondance étymologique dressé par M. Bopp et appuyé de nombreux exemples , une concordance de l’alphabet sanscrit et de l’alphabet grec, où sont notées d’abord les affinités et les permutations les plus ordinaires, puis aussi celles qui, quoique plus rares, sont prouvées par des faits assez concluants pour qu’on ne puisse pas les révoquer en doute , et qu’on doive en tenir compte dans l’étude comparée des idiomes. Ce tableau, que M. Bopp a inséré dans son Système comparatif d1 accentuation' , est à la fois un
1. Vergleichendes Accentuât innssystem, nebst eincr gedràngten Darstellung der grammatischen Uebereinstimmungen des Sanskrit und Grieehischen , von Franz Bopp. Berlin, 1854. On trouve dans ce livre un très-grand nombre de précieuses observations, qui confirment ou complètent la Grammaire eomparative de l’illustre auteur.
excellent guide et le meilleur moyen de contrôle pour la comparaison des deux lexiques grec et sanscrit , et des formes grammaticales des deux langues.
Sanscrit :
a (bref)
d (long)
i (bref). .
i (long).
u (bref).
û (long).
é (composé d’a -j- #).
ai (ri long -}- /)
6 (composé d’« -)- u).
Voyelles :
Grec :
| le plus souvent c ,
. , . . < plus rarement o ,
[ le plus rarement a.
Ile plus souvent r, ,
\ plus rarement o> ,
. ... S le plus rarement a long, I Qui quelquefois s’affaiblit v en a bref, e, o.
. . . . i bref.
. . . . le plus souvent t bref.
. . . . u bref, fu bref, l u long.
manque.
(au,
(ou.
du (d long «)
au.
1* Gutturales :
2° Consonnes :
( occasionnellement it, t.
kh
ng (nasale gutturale)
2“ Palatales :
c J ch], venant de k
I occasionnellement jï, o.
Y (nasal).
occasionnellement r., t.
i >»H DE LA FORMATION DES MOTS
Sanscrit : Grec :
ch ( tchh ), «Je sk f ’
J {dj),àe g Y- '
:i° Cérébrales :
th t.
•I* Dentales :
th t.
dh 9.
5° Labiales :
Ph
bh
rn
6° Semi-voyelles :
I esprit rude ,
I quelquefois assimilation à la V consonne précédente.
F (digamma) ,
quelquefois assimilation à la consonne précédente , le plus souvent supprime dans la langue ordinairu.
Sanscrit :
T* Sifflantes :
f, de A. ...... .
Grec :
| plus souvent au commencement des mots, esprit rude.
parfois -y'.
§ 39 bis.
Remarque générale sur les féminins terminés par les suffixes a ou r, ( gén . a;, r,ç), ou par îles suffixes terminés eux-rné/nes en % ou en r,.
Se terminent en a tous les substantifs de la première déclinaison qui ont pour avant-dernière lettre une des voyelles ou dés consonnes suivantes : e, i, p, a (et par conséquent <{/), Xk, tt ou ae, et de plus le substantif iraOXa. Exceptions: a<m, ep <rr\, éfr, , o'Cri , au^y).
1. On trouvera, comme je l’ai dit, dans le livre de M. Bopp de nombreux exemples qui confirment ces diverses permutations. L’auteur les cite soit dans le tableau même, soit dans des notes placées à la fin du volume. Pour mieux expliquer les diverses permutations, soit dans un même idiome,, soit dans le passage d’un idiome à un autre, il en cherche le principe dans l’échelle de force ou de poids, soit des voyelles, soit des consonnes, et trouve qu’un grand nombre de ces changements consistent soit dans l’atténuation des voyelles, soit dans l’allégement des muettes. L’a est la plus pesante des voyelles primitives, l’i la plus légère, et l’a tient le milieu entre les deux. Pour lés muettes, les plus lourdes et les plus fortes sont les gutturales, les labiales viennent ensuite , et la classe des dentales est la plus faible des trois. -
l^es au U vs voyelles et la liquide v sont suivies tautôt d’a et tantôt d'n.
Toutes les autres consonnes sont suivies d’vi. Exceptions : Tcpecëa, axavtia, u.aXOa, i/.«pt.aa, ToXpwc et $ taira.
Remarques. 1° Les noms homériques en — ra, et tù pjo77a, sont des formes poétiques de substantifs terminés en
2° Les Ioniens et les poètes épiques remplacent par v) l’a pur long , quelquefois aussi l’a pur bref, et l’a non pur, qui est toujours bref.
Remarque générale sur les masculins terminés par
les suffi ces a; ou t,; (gén. ou), ou par des suffixes
terminés eux-rnémes en aç ou en r,î.
A; suit, les voyelles et la liquide p. Exceptions : yû'/iç, et les mots terminés en — ptêTpy);.
H; suit les autres consonnes. Exceptions : yswatîa xataàaç, xaeaç, XsuxoXotpa;, iraiSoMjias, iràinra;, raviva;, et les mots terminés en — vcopuxî.
LISTE ALPHABÉTIQUE DES SUFFIXES QUI SERVENT A FORMER DES MOTS DÉCLINABLES.
Avertissement. Nous avons rangé les suffixes d’après la forme qu’ils ont au nominatif, mais nous indiquons toujours quelle est celle qu’ils prennent au génitif. Pour les suffixes d’adjectifs, nous donnons de plus les terminaisons des divers genres.
Lorsqu’il y a lieu, nous indiquons, entre parenthèses, audessous du suffixe , les diverses lettres de liaison qui peuvent le précéder. Ainsi nous ne faisons pas d’articles à part pour oiÀr,, tXvj, vjÀn], etc,, mais nous parlons de ces formes diverses d’un même suffixe dans l'article consacré à X«, ).•/;. 11 fau-
dra donc, lorsqu’on ne trouvera pas un article à part pour tel ou tel groupe de syllabes ou de lettres formatives, en supprimer les lettres initiales et chercher les syllabes ou les lettres finales.
Lorsqu’un suffixe est précédé, dans tous les mots qu’il termine, de la même voyelle, nous lui laissons cette voyelle, parce qu’alors il n’est pas toujours facile de distinguer si elle appartient au suffixe, ou au thème, ou si elle joue simplement le rôledevoyellede liaison.
Nous n’avons pas compris dans cette liste les suffixes qui servent à former les participes, et nous n’entrons dans aucun détail sur les suffixes de comparatifs, parce que les grammaires donnent pour ces deux espèces de mots les règles nécessaires : voy. au sujet des participes § 192 bis).
x, gén. a< ou r,<. — ï|, gén. r,ç.
I. Ces sullixes servent à former le féminin des masculins en o;. Par conséquent, une partie des règles que nous donnerons au sujet du suffixe o (;), § 130, pourront aussi s'appliquer au suffixe a. Exemples : Ôt-dç, dieu, Ôe-a, dresse ; <rya6-dç, bon, a-yaft-rf, bonne, etc.
Remarques. 1° Pour former ces féminins, le suffixe a (long) ou v se met à la place de la désinence oç qui termine le masculin.
2° Prennent a les mots où la désinence (o;) est précédée d’e, t, p ou po.
3° Ont un a bref les mots Sî-a, divine ; ï-a, synonyme de ptt-a, une, dp.™i-a, surnom de Gérés, troTYt-a, vénérable, et irpscê-a, respectable. Remarquez la formation de ce dernier substantif, qui n’a pas dans la langue d’autre masculin correspondant que nrpecS-uç.
II. Les suffixes a ou y, se combinent, soit avec des racines, soit avec des thèmes verbaux, pour former des substantifs qui expriment, pour la plupart, oü
les
ridée d’une action, ou le produit, l’effet de cette action. Exemples : vtx-r,, victoire, de vix, racine de vnc(aw), vaincre; <pop-x, action de porter, de <pép(co , //or ter ; àXoi<p--/|, action (l'oindre, d’àXeiç(w), oindre ; jjoant-vi, pdf ure j de poax.(w), faire paître ; EÙ&uv-r; , correction, d’eùÔûv-w, corriger, etc.
Remarques. 1° L’e de la racine ou de la pénultième du thème verbal se change en o devant les suffixes a, r, (excepté dans <néy-ri , toit, qui vient de aréy [i»), couvrir).
De même l’n des verbes àpTÎyf») , secourir, f7iy(vu[/.i), fendre, se change en w, pour former àpwy-rl, secours, et pwy-n', fente'. Voyez plus bas ( Rem. 3 , àywyrl, êBuiïi).
L’a se conserve dansTOty-ïj, tou t ce qui arrête, de «ay , radical de l’aoriste 2 de ir»iy(vi>|a), arrêter ; dans pay-z (synonyme de pwy-vi') , fente , qui vient de p-fly(vuu.i), aor. 2 èppay-viv, fendre. Il se change en r, dans -Xry-rl, coup, de irXyt'jirw , aor. 2 è-irXrîy-Yiv, i-itXa'y-Tiv, frapper.
Dans 7roàV<iTpa€-Yi , entraves , de toùç (gén. xoiïô;), pied, et de ffTpsç(w), tordre, P: s’est changé en a*. — Dans xpouy-vf, cri, de xpay, radical de xpâ£(to), crier, l’a a été remplacé par la diphthongue au. — 1 )ans pu car p-a, souci, de uepaatp(w), s'inquiéter, ai se transforme en n. — L’o de la racine ôir s'allonge dans w-iré, vue.
aiwp-a, action de suspendre , d’àeip(w), lever' .
Dans quelques substantifs l’w tient la place d’un a
1. L’o», comme nous l’avons vu' dans le tableau de concordance, est un des substituts de l’a long sanscrit.
2. Si toutefois ce n'est pas l’a lui-même qui est la voyelle primitive. L’e grec est, comme nous l’avons dit, l’affaiblissement ordinaire de l’a sanscrit.
N. La transposition tles lettres est un des procèdes les plus ordinaires de la formation des mots. L’i, qui , nous l’avons dit, est la
ou d’un e. Exemples : C“-rî, vie, de Çot(w)r vivre; âXu-x, aire, d’àXé(t»), broyer ; ito-vf, cri, d’un verbe inusité ià(w), crier, qui se tirerait régulièrement d’ia, c/v'(voy. plus haut lè Tableau de concordance, §39).
2° éclat de bois, Aaxépu^-a, criarde, conser-
vent le £ de <r/ £(<<>), fendre, et de >axepû£(«i>), crier; <pû^a, fuite, a changé en £ le y du radical de <ptuy(û>), (£)çuy(ov). — Dans çuy-vî , fuite, et dan% oyiS-vi, éclat de bois, copime dans xopuS-vf, soin, de <r/CC,(ya), fendre, xoat^(w), soigner, nous trouvons , au lieu de la lettre de dérivation le yetle £ radical. — App.oy-7 \, jointure, nous offre une gutturale qui ne s’est pas conservée dans la conjugaison du verbe àpptôÇopwtt, cadrer (fut. appt.o-aoui.ai) l.
3° Quelques substantifs terminés par les suffixes a,
plus légère des voyelles, est naturellement aussi celle qui se déplace le plus aisément. Quelquefois elle semble passer du suffixe dans le radical. Ainsi TÉpeiva, fém. de -rtpriv (radical ttpEv), « tendre », paraît être pour Ttpev-iot ; peXaiva, fém. de piXa; (rad. peXav), « noir », pour psXavla; ainsi les comparatifs apsiviuv, y EÎpiov, pour àpgvûov, /sptniv .
t . M. Bopp considère çuÇa comme étant pour ipûyia et le Ç de ayV. (a comme ayant une tout autre origine que celui du verbe 3/(ÿw. A ses yeux, le Ç (vov. p. 127, note 1) est généralement en grec le substitut d’un i, ou plutôt d’un j (d’un i consonne), lettre qui manque à l’idiome. La substitution a surtout lieu lorsque devant cet i ou /, se trouve un S ou un y radical. Dans <r/JÇo>, le î tiendrait la place du ya sanscrit (caractère de la 4“ classe des verbes), précédé de S (<jy iô-t-to) ; dans oyJÇa, celle du suffixe déclinable ya, qui a une valeur analogue à celle du suffixe latin du(s), (la, du{m). Les comparatifs tafÇtov, ôXîÇaiv (de psyaî; 8Xîyo;), pour ueyfoiv, 8Xty(wv, semblent confirmer, quant aux gutturales, cette théorie qui fait du Ç grec le substitut d’un i pçécèdé de y ou 8. Seulement pufÇcdv (voy. la nofe précédente), ne s’est pas contenté de remplacer son t par le et en a de plus
», ont un redoublement attique. Exemples : iàu>è-r,, nourriture; àbo>$-x, odeur ; vr.om--/,, le sens de la vue (comparez les parfaits 2 ot, d’$-a>, manger ; oiWïa, d’o^-w, sentir; owora , d’ôaoojzai , voit')', à* jfwy-fl» co«- </«//<? (comparez »yayov, aoriste 2 d’ây-w, conduire').
Remarquez encore le redoublement du mot poétique àxwî t-vj , synonyme d’ax-n' , pointe , et d’âpoup-a , champ, qui vient d’âpo(a>), labourer.
4° Parmi ces substantifs, il y en a qui ne sont usités qu’en composition ou fort rares comme mots simples. Exemples : è*-Xoy-», choix , d’ix-Xty(w), choisir (on ne dit pas >.oynf) ; ro^o-orpaê», entraves (orTpaê» est très-rare), etc.
III. Les suffixes a, », s’ajoutent encore, mais trèsrarement, à des radicaux de substantifs appartenant h la déclinaison imparisyllabique, et eu changent la déclinaison, sans en modifier le sens. Exemple : <pu<uyy-», synonyme de çûciyî;, gén. <po<riyy-oç, vésiculeide bail).
IV. Enfin a, », forment aussi un certain nombre de substantifs d’origine obscure , comme aùy-nf, lumière'; soif', etc.
inséré un dans le radical. Voy. le Système A accentuation de M. Kopp, note 22, p. 224 et suiv.
•1 . ’ISî-«, forme, se rattache de même à l’aoriste 2 iàiïv (pour ISt-tiv), voir.
2. At aùy-od signifie les veux. Remarquez le rapport frappant qui existe entre ce substantif et le mot allemand die Augen, qui signifie aussi les yeux-, mais a vyn se rattache à la racine sanscrite 6j ( 6dj , pour au g) , « briller » tandis que l’allemand Auge (thème gothique aagan ) paraît venir de la même racine que le sanscrit akshi (akshau), « œil », c’est-à-dire, de aç, « pénétrer » . Voy. la Gramm. cornpar. de M. Bopp, § 92G.
3. Il serait possible que dans le a eût une valeur désidérative et que ce mot eût la meme racine que Mic-aç, vase à boire.
aia, gén. aia<.
Ce suffixe forme quelques substantifs qui, selon toute vraisemblance, étaient primitivement, pour la plupart, des adjectifs féminins (voyez § 45). — Exemple : aùX-xîa, tenture, d’aOX(ïi'), cour.
Il sert aussi à allonger quelques noms, sans en changer le sens. Exemple : fAajAf*-aia, synonyme de [Aaji.p.(a), mère.
Dans yaîa, terre, aaîa, sage-femme, le premier a n’appartient pas au suffixe , mais à la racine. Dans les autres noms que nous avons cités, on peut aussi considérer- le premier a comme la voyelle finale du thème.
aiva, gén. aivr,ç (voy. § 54 et § 183),
Ce suffixe sert à former : 1° le féminin des masculins terminés en wv . Exemple : \i- aiva, lionne, de Xiwv, lion ;
2° Les féminins 8é-aiva, déesse, de Oe(o'î), dieu ; X'jy.- -aiva, louve, de Xûx(oç) , loup; ü-aiva, truie, hyène, de uî, porc (comparez à ces substantifs ^écriroiva, maîtresse, féminin de àeinto-mî, maître) ;
3° Les substantifs ax-aiva, épine, d’oéx.(v{), jwinte ; pwXuëtï-aiva, masse de plomb, de [/.oXvê&(oî), plomb ; Tpî-atv#, trident , de Tpttç, vpîa, trois.
atov, gén. ai'ou.
Ce suffixe forme des noms de temples : 'Hp-aîbv,
temple de Junon , de *Hp(a), Junort ; Nup.<p-aîov, temple des Nymphes, de Nûu.<p(m), Nymphe, etc. Dans ' ces mots, on peut considérer l’a comme appartenant au thème nominal (voyez ce que nous avons dit d’aia, § 42).
IlspiêoX-atov, enveloppe , de iwpiêo^(rQ, action de jeter autour, est le neutre d'un adjectif inusité (irepiêolato;). IIpoTCuX-aiov, vestibule , è<p<ftx-aiov, gouvernail , appartiennent aux adjectifs rcpowiXaioç, qui est devant la porte ; ètpo'Xxaio;, qui traîne.
atoç, a, ov (laîoç, ijxaïoç).
I. Ce suffixe d’adjectifs a la même valeur que le suffixe ioç (voy. § 94, II). U se combine ordinairement avec des thèmes nominaux. Exemples : xw- -aîo;, de jardin, de vSrxioj), jardin ; vn<r-aïo;, insulaire, de vr,e(oi) , (le, etc. — Asi'A-aio; est synonyme de Sê'.X(o;), craintif.
II. Le même suffixe se combine avec les noms de nombre ordinaux , pour former des adjectifs qui marquent le quantième. Exemples : &eimp-aîo;, qui a lieu le second jour , de £eoTep(o;), second; uocT-atoç, de quel jour? de iïo'gt(o;), quel ( quantième )? etc.
III. Iaîoî forme des adjectifs dérivés de noms de monnaies, de poids, de mesures, et qui indiquent la valeur, la quantité, la grandeur. Exemples : àpa^pi.- -lato; , qui coûte une drachme, de Spayj/.(7i), drachme; TToà-iaïo;, qui a un pied de long, de iroù; (gén. to^-o';), pied; âpiaÇ-taîb;, qui ferait la charge d un chariot, de âpia^a, cluiriot.
IV. I(i«îoç est un allongement de i(*o« (§ 121 ), et se trouve surtout dans les adjectifs de formation moderne. Exemple : ûtco€oX-ijwcîoç, suppose , de ûm>ëo(>yf), action de supposer.
aipa, gén. ai'paç, voy. cipa, § 7t.
(a)Xtoç, a, ov (voy. § 116).
• Ce suffixe d'adjectifs est assez fréquent chez les Ioniens et chez les poètes épiques.
Il marque ordinairement plénitude, abondance, et se combine : 1 0 avec des thèmes nominaux. Exemples : àiij/a-Xêo;, qui a soif, de soif ; (lapa-aXeo;, auda-
cieux, de Ôapc(o;), audace ; àpy-a),éoç, triste, pénible , d’âXy(oî) , douleur (pour le changement du A en p, voyez § 38, 5°);
2° Avec des thèmes verbaux. Exemple : 6irra->éo;, rôti, d’ôir-ra(w), faire rôtir.
Remarquez le changement d’oi en eu, dans y-
-xléoç, pernicieux, de 'Xoiy(oç), malheur, perte ; et la formation de l’adjectif ôxp-aTio ç, prompt, qui a la même racine que le verbe ÔTp(tîv<o), exciter.
oîÀlpiOÇ, 4V.
Ce suffixe composé forme un petit nombre d’adjectifs. Exemples : £&-àXiu.o; , sudorifique, d’îâ(oç), sueur ; xuÿ-aXtpioç, illustre, de *ùâ(o;), gloire ; si^-aAiji.oç, de belle apparence, d’el^(oî), apparence. Ce der-
Digiti
nier adjectif pourrait aussi se rattacher au verbe ti- &xX(Xo|Aai), ressembler ; alors le suffixe serait
On peut rapprocher de ces adjectifs le substantif o<p-ôala'j'ç, œil, qui est évidemment dérivé d’ôir, racine d 'iamrxou, voir. Comparez {ho-ôaXtjuo;, § 48.
«Xiov, gén. aXiou, voy. «piov,§ 52.
otXj/toç, (a), ov (ToiXfAWî, OxXtxioç).
Ce suffixe d’adjectifs est une variété du suffixe aXijAo;. Exemples : <pu--raXpi.io;, fécondant , de çu(«), proiluire (<pu-r-ôv, plante ; <pu-raX-£Ç&) , planter ); (ïio- -6aX(iioç, qui vit longtemps , de (iio(ç), vie ( syn. (ho-nn',
(ilOTOÇ ).
«5, gén. ax-o? (voy. § 107).
Ce suffixe n’a pas une valeur bien déterminée. Il forme des substantifs d’origine et de signification très-diverses. Exemples : motte de terre , de
püX(oî), qui a le même sens; &£<pp-«Ç, synonyme de Si'ipp(oç), char; 6aXâ[i-a!;, rameur du dernier rang, de 0aXa(/.(o;), dernier banc des rameurs ; Xotêp-a£, loup de mer, de Xaêp(oç), impétueux ; XàX-a?;, babillard, de Xa- X(ew), babiller ; X(6-a£, pierreux , de XiO(oç), pierre ; P'j-a;, courant d'eau, de pu, radical de plusieurs temps de jiê(w), couler, etc.
Rapprochez de Xaêpa£, XaXa£ et Xi8a£, les verbes XaëpaÇw, XaXà^o), XiôaÇw, et voyez le suffixe d’adverbes <©,§261.
«<*, (>î), dv.
Ce suffixe ne se trouve que dans rav-ao;, étendu , de Tav, une des formes que prend la racine de Tetv(w), tendre
AyXa-dç , brillant , paraît être pour âyaX-d;, et venir d’àyâX(Xto), parer.
Dans TaXa-dç, malheureux , l’a n’appartient pas au suffixe, mais au radical verbal TaXa, t ).a, que nous trouvons dans TXîj-vai, supporter .
•If-*
ap, gén, octoç, aoo;, apxoç.
îiw.
.,smp
I. Le suifixe ap, gén. atoç, forme un petit nombre de substantifs. Exemples : aXei<p-ap, enduit , d’<xXeî<p(<o), oindre ; aXst-ap, farine, d’àXs(w), moudre ; eiX-as, (Life ns e , d’etX(éw), envelopper; xTe-ap, possession , de xra(o[Aai), ionien xTe(ouai), posséder. Remarque/ dans el£-ap, mets; d’ë£(w), manger , le changement d’s en et.
II. Le suffixe ap, gén. apo;, forme le substantif 0év-ap, paume de la main , qui parait venir de 0sv(«v), aor. 2
de 6et/v(w) frapper , et veVr-ap, mot d’origine obscure*.
'vSt
t. Encore pourrait-on considérer le v comme faisant partie du sufQxe. Ce serait comme une métathèse de la formative avoc,
§ 126 (xn'vto, xe-xa-xa).
2. On l’a expliqué par les racines vex ( vex-pdç, mort) et trt,
lr dune cane d ’ . nolttnitoa* «laliv. k*aki Dr.tf L’ # . - ...
far, dans le sens d’ «échapper, délivrer ». Vov. Pott, Etym. F., I, p. 228.
* Vv