III. Aaf/.-ap, épouse, est le seul substantif gui ait le
génitif en ap-ro;. On le dérive ordinairement de &apia(w), dompter. ,
IV. Se terminent encore en ap quelques substantifs indéclinables, comme a>x-ap, secours, d’à7x, racine d’stA-aXx-eîv, secourir ; m-ap, graisse , qui nous offre la même racine que iri'-wv, gras, etc.
V. Ap se change en wp dans û^-wp, {$-axoç , eau; ffxwp, axarôç, excrément (voy. p. 91, note). Dans tïxpap, Téxp>p, borne, nous trouvons les deux désinences ap et top. Voy. § 187.
Ôpr,;, âptç, voy. V)Ç, eç, § 79.
aptSiov, gén . apiSt’ou, voy. i$otptov, § 87.
otptov, gén. aptou (voy. § 93).
I. Ce suffixe se combine, pour former des diminutifs, avec des radicaux de substantifs, et surtout de substantifs qui désignent des êtres vivants. Exemples : àv^p-aptov, petit homme , d’àvvfp (gén. àv^p-oç), homme ; •yiivaix-apio v, petite femme, de yuv») (gén. yuvatx-ôç), femme.
Remarques. 1° Dans xop-âatov, petite fille, de xo'p(n), jeune fille, le p du suffixe s’est, changé en s1, à cause du p qui est dans le radical (comparez la formation d’Ait-topvf, pour i\T.-bikn, § 109, II). Rapprochez de
1 . Ou plutôt le suffixe a conservé sa forme primitive, qui était probablement euov : comparez le sanscrit -sya. Dans -ciptov, le a s’est changé en p entre deux voyelles, comme dans le latin -arium, le goth -arja.
ce substantif Xoi£-x<nov, vase au,i libations, de Xoi^ïi), libation.
2° Dans cratO-âtAiov , petite spatule , de airà0(-»), spatule, le p s’est changé en X.
11. 'Apiov remplace la désinence latine arium dans les mots grécisés ibiv-atpiov, denariunt, denier; puXi- -*piov, milliarium , borne milliaire , etc.
«î pour «Sç 1 ; âç pour dévrç (gén. «8-oî, «v t-oî).
I. 'Ai pour a&;. 1° Ce suffixe sert à former, surtout chez les poètes , le féminin d’un certain nombre d’adjectifs. Exemples : ccypi-aç, d’aypi(oç), sauvage ; Xeux-aç, de Xeux(ô;), blanc.
2° Le même suffixe s’ajoute soit à des racines, soit à des thèmes verbaux ou nominaux, pour former des adjectifs qui ont les deux genres, le masculin et le féminin, mais qui s’accordent de préférence avec des noms féminins. Exemples : <pop-a;, portant, de yif (ta), porter ; £pofi-aç, courant, du radical de £s- -&po|A-a, courir ; <poiT-aç, errant , de <poiT(àco), aller et venir ; atu-a;, sanglant, de at(u.(a), sang; âX-i-â;, marin, de aX(;) , mer. Dans ce dernier adjectif, le suffixe est joint au radical par la voyelle de liaison t.
La plupart de ces adjectifs ont le sens passif. Exemples: Xoy-a$, choisi, de Xéy(w), choisir ; «itop-aç, disperse', de onwp, racine de <ri:etp(w), semer.
Un certain nombre de ces adjectifs s’ertiploient
t. Dans le suffixe féminin» â(ç), eiSoç, M. Bopp considère le S comme une addition inorganique. Voy. Gr. camp,, S 913.
aussi comme substantifs. Exemples : àptapx -ds,, faute, de àfAapr(eïv), faillir; xW-aç , maillet , marteau , de xvtt(xm), frapper ; ^a^ir-âç, lampe , de Ad|Aic(<i>), briller.
Remarque. Quand la voyelle de la racine ou du radical est s, on la change en o, pour former ces adjectifs.
3° Au moyen du suffixe a(ç), gén. d£-oc, on forme encore des noms abstraits de quantité. Exemples : &u-a; , nombre de deux , de âiifw), deux; âtx-aç, dizaine , de $éx(ic) , dix. Les mots sê£op.-dç, nombre de sept , ôyiïo-a?, nombre de huit , eix-aç, vingtaine, xpwüt-dç, trentaine , se forment, les deux premiers^ des noms de nombre ordinaux ?£$o;a.(o;), ôy£o(o;), et les deux derniers, de eïxom et de xpidxovxa ,. en remplaçant par a; les lettres finales oct et ovxa. Dans xexp-dî, nombre de quatre , on supprime l’un des deux x, et l’a qui précède le p dé xéxxape;, quatre.
Remarque. Tous les substantifs terminés par ce suffixe sont du genre féminin.
II. Aç pour avx(î). Tous les mots déclinables qui ont le nominatif en a; (avec l’accent aigu sur a) font le génitif en a$-o;, à l’exception d’àvSp-i-dç, gén. àvàp-t- -avxoî , statue cT homme, et de ija-o?1, ou plutôt i-p ia; , gén. i-picévxo;, courroie. De ces deux substantifs le second est d’origine obscure, le premier a pour éléments àv&p, radical d’àvn'p, gén. àv£p-ôç, homme, la voyelle de liaison i, et le suffixe a; (pour avx-ç). Voy. §55.
1 . Le verbe t-pa-ui , tirer avec une corde , a la même origine. Les deux* mots se rattachent à la racine sanscrite si, « lier » : l’esprit rude a remplacé la sifflante initiale.
aç, atva, av (voy. § 182).
Ce suffixe ne forme que les deux adjectifs raX-aç, xaX-aiva, v «X-av, qui souffre beaucoup , de taX, radical de TXŸjvai, poür raX^vai), souffrir , et |uX-aç, pu'X-aiva , (aA-æv, noir, mot d’origine obscure. Sur l’i introduit dans le radical au féminin, voy. p. 162, note 3.
aç, gén. avt-oç.
Ce suffixe forme les adjectifs à-àapaç, acier (proprement indomptable ); Xao-£ajA-aç, vainqueur des peuples , d’à privatif, Xao(;) , peuple , et ^aa(aw) , dompter ; à-xap-oç , infatigable , d’â privatif, et sca- |a(uv), se fatiguer ; (ntep-xv^-aç, très-glorieux , de ùirép, par-dessus , et xO^o;, gloire. Ce dernier mot est probablement pour {nrtpxu&rfei;. Voy. § 72, remarque 7.
On peut joindre à ces mots les substantifs d’origine obscure èXéça;, éléphant , ytya;, géant, etc. Voy. §53,11.
aç pour a-rç, gén. at-oç, oc-oç.
Ce suffixe, qui est peut-être une variété du suffixe o; , to<; (voy. § 1 29), forme une vingtaine de noms neutres, qui sont, pour la plupart, d’origine obscure. Nous choisirons nos exemples parmi ceux dont il est facile de trouver la racine : <re€-a;, vénération,
de <jéé(o|Aai), centrer ; oxsr-a;, abri , de axéiz' ta), couvrir; lÉTT-a;, roche nue , de }iit(w), peler; it(p- aç, //«, de 7T£p, racine de toi'p(w), percer , traverser ; St pua; , structure du corps, corps, de Xîja(w), bâtir.
Remarquez dans ôire-aç, alêne de cordonnier, formé d’6ic(yi), trou, l’insertion d’un e devant le«uffixe, el dans y^p(a;), vieillesse, formé de ytp(cov), vieillard, le changement d e en n (comparez yr,p-x<rxw, vieillir).
K -ré-pas , possession , de xrà(opt.aij, ionien xTg(op.ai), posséder, parait être formé au moyen d’un suffixe paç. Quant à y é paç, prix, honneur, il a probablement la même racine que ytp(wv), vieillard'.
Les substantifs àopu , lance , ydvu , genou , sont terminés par le suffixe (a;) ax-o?, aux cas obliques: àop-aTOî, yov-axo$ , etc. Voy. § 51, I et V.
«î, gén. soc, voy. o«, gèn. go?, § 129.
a;, gén. ou (Saç, va;)-
I. Ce suffixe termine des adjectifs et des noms composés, dont le second terme est souvent un nom d’agent, dérivé d’un thème verbal. Exemples : ypwp- -Y,yo'p-a; , qui prononce des oracles ; Xaêp-aydp-a; , qui parle impétueusement, de yoxepfé), oracle, Xaêpofç), impétueux, et àyopa(opiai), parler ; eùpu-ét-a;, puissant au loin, d’eùpu({), large, et (ïia, force; (.wixp-aXot-aç , meurtrier de sa mère, de [i^nrip, mère, dXota(ci>), attique, pour âXod(«), frapper.