‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 29 sur 120 · III. Aaf/.-ap, épouse, est le seul substantif gui ait le · texte numérisé non relu

III. Aaf/.-ap, épouse, est le seul substantif gui ait le

génitif en ap-ro;. On le dérive ordinairement de &apia(w), dompter. ,

IV. Se terminent encore en ap quelques substantifs indéclinables, comme a>x-ap, secours, d’à7x, racine d’stA-aXx-eîv, secourir ; m-ap, graisse , qui nous offre la même racine que iri'-wv, gras, etc.

V. Ap se change en wp dans û^-wp, {$-axoç , eau; ffxwp, axarôç, excrément (voy. p. 91, note). Dans tïxpap, Téxp>p, borne, nous trouvons les deux désinences ap et top. Voy. § 187.

Ôpr,;, âptç, voy. V)Ç, eç, § 79.

aptSiov, gén . apiSt’ou, voy. i$otptov, § 87.

otptov, gén. aptou (voy. § 93).

I. Ce suffixe se combine, pour former des diminutifs, avec des radicaux de substantifs, et surtout de substantifs qui désignent des êtres vivants. Exemples : àv^p-aptov, petit homme , d’àvvfp (gén. àv^p-oç), homme ; •yiivaix-apio v, petite femme, de yuv») (gén. yuvatx-ôç), femme.

Remarques. 1° Dans xop-âatov, petite fille, de xo'p(n), jeune fille, le p du suffixe s’est, changé en s1, à cause du p qui est dans le radical (comparez la formation d’Ait-topvf, pour i\T.-bikn, § 109, II). Rapprochez de

1 . Ou plutôt le suffixe a conservé sa forme primitive, qui était probablement euov : comparez le sanscrit -sya. Dans -ciptov, le a s’est changé en p entre deux voyelles, comme dans le latin -arium, le goth -arja.

ce substantif Xoi£-x<nov, vase au,i libations, de Xoi^ïi), libation.

2° Dans cratO-âtAiov , petite spatule , de airà0(-»), spatule, le p s’est changé en X.

11. 'Apiov remplace la désinence latine arium dans les mots grécisés ibiv-atpiov, denariunt, denier; puXi- -*piov, milliarium , borne milliaire , etc.

«î pour «Sç 1 ; âç pour dévrç (gén. «8-oî, «v t-oî).

I. 'Ai pour a&;. 1° Ce suffixe sert à former, surtout chez les poètes , le féminin d’un certain nombre d’adjectifs. Exemples : ccypi-aç, d’aypi(oç), sauvage ; Xeux-aç, de Xeux(ô;), blanc.

2° Le même suffixe s’ajoute soit à des racines, soit à des thèmes verbaux ou nominaux, pour former des adjectifs qui ont les deux genres, le masculin et le féminin, mais qui s’accordent de préférence avec des noms féminins. Exemples : <pop-a;, portant, de yif (ta), porter ; £pofi-aç, courant, du radical de £s- -&po|A-a, courir ; <poiT-aç, errant , de <poiT(àco), aller et venir ; atu-a;, sanglant, de at(u.(a), sang; âX-i-â;, marin, de aX(;) , mer. Dans ce dernier adjectif, le suffixe est joint au radical par la voyelle de liaison t.

La plupart de ces adjectifs ont le sens passif. Exemples: Xoy-a$, choisi, de Xéy(w), choisir ; «itop-aç, disperse', de onwp, racine de <ri:etp(w), semer.

Un certain nombre de ces adjectifs s’ertiploient

t. Dans le suffixe féminin» â(ç), eiSoç, M. Bopp considère le S comme une addition inorganique. Voy. Gr. camp,, S 913.

aussi comme substantifs. Exemples : àptapx -ds,, faute, de àfAapr(eïv), faillir; xW-aç , maillet , marteau , de xvtt(xm), frapper ; ^a^ir-âç, lampe , de Ad|Aic(<i>), briller.

Remarque. Quand la voyelle de la racine ou du radical est s, on la change en o, pour former ces adjectifs.

3° Au moyen du suffixe a(ç), gén. d£-oc, on forme encore des noms abstraits de quantité. Exemples : &u-a; , nombre de deux , de âiifw), deux; âtx-aç, dizaine , de $éx(ic) , dix. Les mots sê£op.-dç, nombre de sept , ôyiïo-a?, nombre de huit , eix-aç, vingtaine, xpwüt-dç, trentaine , se forment, les deux premiers^ des noms de nombre ordinaux ?£$o;a.(o;), ôy£o(o;), et les deux derniers, de eïxom et de xpidxovxa ,. en remplaçant par a; les lettres finales oct et ovxa. Dans xexp-dî, nombre de quatre , on supprime l’un des deux x, et l’a qui précède le p dé xéxxape;, quatre.

Remarque. Tous les substantifs terminés par ce suffixe sont du genre féminin.

II. Aç pour avx(î). Tous les mots déclinables qui ont le nominatif en a; (avec l’accent aigu sur a) font le génitif en a$-o;, à l’exception d’àvSp-i-dç, gén. àvàp-t- -avxoî , statue cT homme, et de ija-o?1, ou plutôt i-p ia; , gén. i-picévxo;, courroie. De ces deux substantifs le second est d’origine obscure, le premier a pour éléments àv&p, radical d’àvn'p, gén. àv£p-ôç, homme, la voyelle de liaison i, et le suffixe a; (pour avx-ç). Voy. §55.

1 . Le verbe t-pa-ui , tirer avec une corde , a la même origine. Les deux* mots se rattachent à la racine sanscrite si, « lier » : l’esprit rude a remplacé la sifflante initiale.

aç, atva, av (voy. § 182).

Ce suffixe ne forme que les deux adjectifs raX-aç, xaX-aiva, v «X-av, qui souffre beaucoup , de taX, radical de TXŸjvai, poür raX^vai), souffrir , et |uX-aç, pu'X-aiva , (aA-æv, noir, mot d’origine obscure. Sur l’i introduit dans le radical au féminin, voy. p. 162, note 3.

aç, gén. avt-oç.

Ce suffixe forme les adjectifs à-àapaç, acier (proprement indomptable ); Xao-£ajA-aç, vainqueur des peuples , d’à privatif, Xao(;) , peuple , et ^aa(aw) , dompter ; à-xap-oç , infatigable , d’â privatif, et sca- |a(uv), se fatiguer ; (ntep-xv^-aç, très-glorieux , de ùirép, par-dessus , et xO^o;, gloire. Ce dernier mot est probablement pour {nrtpxu&rfei;. Voy. § 72, remarque 7.

On peut joindre à ces mots les substantifs d’origine obscure èXéça;, éléphant , ytya;, géant, etc. Voy. §53,11.

aç pour a-rç, gén. at-oç, oc-oç.

Ce suffixe, qui est peut-être une variété du suffixe o; , to<; (voy. § 1 29), forme une vingtaine de noms neutres, qui sont, pour la plupart, d’origine obscure. Nous choisirons nos exemples parmi ceux dont il est facile de trouver la racine : <re€-a;, vénération,

de <jéé(o|Aai), centrer ; oxsr-a;, abri , de axéiz' ta), couvrir; lÉTT-a;, roche nue , de }iit(w), peler; it(p- aç, //«, de 7T£p, racine de toi'p(w), percer , traverser ; St pua; , structure du corps, corps, de Xîja(w), bâtir.

Remarquez dans ôire-aç, alêne de cordonnier, formé d’6ic(yi), trou, l’insertion d’un e devant le«uffixe, el dans y^p(a;), vieillesse, formé de ytp(cov), vieillard, le changement d e en n (comparez yr,p-x<rxw, vieillir).

K -ré-pas , possession , de xrà(opt.aij, ionien xTg(op.ai), posséder, parait être formé au moyen d’un suffixe paç. Quant à y é paç, prix, honneur, il a probablement la même racine que ytp(wv), vieillard'.

Les substantifs àopu , lance , ydvu , genou , sont terminés par le suffixe (a;) ax-o?, aux cas obliques: àop-aTOî, yov-axo$ , etc. Voy. § 51, I et V.

«î, gén. soc, voy. o«, gèn. go?, § 129.

a;, gén. ou (Saç, va;)-

I. Ce suffixe termine des adjectifs et des noms composés, dont le second terme est souvent un nom d’agent, dérivé d’un thème verbal. Exemples : ypwp- -Y,yo'p-a; , qui prononce des oracles ; Xaêp-aydp-a; , qui parle impétueusement, de yoxepfé), oracle, Xaêpofç), impétueux, et àyopa(opiai), parler ; eùpu-ét-a;, puissant au loin, d’eùpu({), large, et (ïia, force; (.wixp-aXot-aç , meurtrier de sa mère, de [i^nrip, mère, dXota(ci>), attique, pour âXod(«), frapper.

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