S IÔ
idXT), gén, (<rxr,ç.
Ce suffixe, qui est le féminin du suffixe texoç (§ 1 02), forme un très-petit nombre de diminutifs. Exemple: 7ra^-tdxï], petite fille, de ncaS, radical de itaïç, enfant.
I )ans xoXwxyi, petite coupe, dexuXi£ (xuXtx-ç), coupe, l’i et le x du radical se sont confondus avec le suffixe. Comparez Msutxo, dont le radical est May .
§ loi.
(axioy, gén. taxlou. •
Ce suffixe, qui se compose des suffixes texoj ou icxr,
(§§ 100 et 102) et iov (§ 93), forme quelques diminutifs. Exemple : àcKiS-imiov , petit bouclier , d’àtrtti; (gén. itmiS- o;), bouclier.
ttixoç , gén . taxou .
Ce suffixe se combine avec des théines nominaux pour former des diminutifs. Exemples : cwîpiavT-éïxoç, petite statue , d’âv&piaç (gén. àv&ptàvT-oç), statue ; (3oX<?- -ûraaç, petit ognon , de (ïo ognon ; v£av-(<r/.oç, adolescent, de veâv ou veav(iaç), jeune homme , etc.
Ces diminutifs en («rxoç se forment à peu près de la même manière que les diminutifs en t^tov. Voy.
Mot» gén. Mot*.
Ce suffixe, qui est le féminin du sufTixe r/voç (§ 105), forme les diminutifs itoVi-^vn, petite ville , de icôXi(ç), ville, et y.'Ai/yr, , petite coupe , de (xuXix-ç), coupe. Dans ce dernier substantif, la gutturale du suffixe se confond avec la gutturale du radical. Voy. §§ 100 et 105, xiAtsxr et mkiyyoç.
1. Il est possible que, dans urxoi;, (<rxr,, (exiov, le a soit, comme le supposerait volontiers M. Bopp (Gr. compar., § 933), une insertion euphonique, et que ces suffixes soient au fond identiques à ixo’;, (voy. plus bas, § 107) : la sifflante s’intercale de même en sanscrit, en latin et dans divers autres idiomes de la famille. Mais les langues profitent souvent de ces modifications accidentelles ou inorganiques pour créer de nouvelles classes de mots. C’est ce qui est arrivé pour le suffixe t'exo;, dont ori s’est servi en grec pour former des diminutifs.
8 ioc
({;/vtov, géu. (i>/vwu.
Ce suffixe forme un petit nombre de diminutifs.
11 se compose des suffixes i/vo; ou îym , §§ 103, 1 05, et iov, § 93. Exemple : wikv/y.m, petite ville, de ro- >a(ç), ville.
Xl)5tv°î> Sén • (‘>/.vou-
Ainsi se termine le diminutif xtftt-yvo;, petite coupe, de xûXi£, coupe. Voÿ. §§ 103, 104 et 100.
Tü)V, tOV. ; WV, QV-.
Voyez pour la formation des comparatifs en iwv,
<*)v , la Grammaire grecque de M. Burnouf, § 40 et 196. Voyez aussi plus haut, p. 162, note 3.
xoç, r,, o’v {ixdî, ttxdç, axdç, uxoç, taxd;, iaxd;).
1. Ce suffixe, combiné avec des thèmes nominaux, forme un grand nombre d’adjectifs, qui, comme les adjectifs en ioç, marquent en général rapport à..., origine de.... Exemples : wp-txd;, de saison, de wp(*),t saison ; ôtcXvt-uoî, relatif aux hoplites , de ôwXtT^;), hoplite ; aSeX<p-ixo{, fraternel, d’ààeX^(ôî) , frère; ytpovT-ucô;, de vieillard, de yepov (gén. yepovT-o;), vieillard, etc. , '•
Remarques. 1° Les substantifs de la première et de la seconde déclinaison remplacent , en général , par un i, devant ce suffixe, les lettres finales a, r,, 7i(ç), a(;), o(ç) , o(v). — Ceux de la troisième déclinaison gardent ordinairement leur radical entier, mais c’est aussi par un i qu’ils joignent le suffixe à ce radical.
2° Les substantifs de la troisième déclinaison dont le thème se termine par un e, perdent cet e devant l’i qui précède le suffixe. Exemples : tpuG-ixoç , naturel, de (pucic (gén. çüiïe-w;), nature; |ïaffiX-oco« , royal, de (iaaiXw? (gén. [iaaiXÉ-co;), roi; àvO-ixô;, (pu concerne les fleurs , d’avôoç (gén. avQt-o;), fleur. — Cependant on dit ôoeixaç et ôpixô;, de mulet , d’ôpeJ; (gén. ope-w;), mulet; xepap-eixo; et xepapuxoç, de potier , de /tepapwuî (gén. xepapi.e-wî), /jotier.
KouptJ; (gén. xoupé-«{), barbier , fait xoup-ixoç et xoupe- -axô;, de barbier (voy. plus bas, 3°).
L’e n’appartient pas au radical dans (îo-tixoV, de bœuf, , de poù;, bœuf; û-eixd;, de porc, de u(î), porc. On dit aussi (ïoïxoç, ûïxoç.
\<;nj (gén. kot£-oî , ville , et âX(^), .re/, forment à la fois àcT-ixôç et (*gtu-xÔ:, </e la ville , àX-txoç et àX-i>xo'ç. j'fl/e.
3° Les mots en io«, iov, gardent l’i du radical et font précéder le suffixe d’un a et non d’un i. Exemples : jîiêXt -axôç, relatif aux livres, de (2iéXt(ov), livre ; irXouoi-axoî , £/£« convient à un homme riche, de irXovffi(oç), riche.
4° Aixavixôç , judiciaire, vient de £ixav(ôç) , avocat; i^av-ixoç, intellectuel, idéal , d’î^av(oç), iCetre vu,
1. Cependant {Soiixôî, qui signifie particulièrement de peau de boeuf, pourrait bien se rattacher à (gén. floé-to«), courroie depeau de boeuf.
lit)
beau ; veav-txôç , de jeune homme , de veav (d’où vexvi'a;, §85), jeune homme.- Far conséquent, il n’est pas
nécessaire d’admettre un suffixe av ixo;.
11. Le même suffixe se combine avec des adjectifs verbaux en vdç, pour former des adjectifs qui marquent relation à l'idée contenue dans le verbe, et surtout penchant à faire l’action que le verbe exprime. Exemples : oèy amiT-ixô;, affectueux , d’ctyair/it(ôç) , aimé (àyarâ-w , aimer)', eraive-r-ixo; , enclin à louer, d’tiîaiveT(oç), loué (êra iveto , f. èraivé-<îw, louer)’, Xnirv-ixo;, porté à prendre, de Xyitct(oç), pris (Xa ja- £àvu , f. Xrî'j/oaai, prendre) , etc.
Remarques. 1° On trouve quelques adjectifs en tixo'î formés de verbes dont l’adjectif verbal en toj n’est pas usité. Exemples : (iaffxav-Tixoç et powxavYi- -tixoç, propre aux sortilèges, de (ÜaGxaivw , ensorceler.
2° Ayavaxxew, s'indigner, forme à la fois âyavaxnriT- -ixôî et àyavotXT-txôî , irascible.
111. Le féminin et le neutre des adjectifs en ixo'î s’emploient quelquefois substantivement. Avec le féminin on sous-entend ~c/yr, , art. Exemples : yup-
vacTixr; , la gy mnastique , r, pucixvf , la musique. — Le neutre a tantôt un sens collectif , tantôt un sens abstrait. Exemples : vô rce^ixov , [infanterie ; tô aiaÔTiTixov, la perception.
xoaioi, ai, a.
Ce suffixe, qui est une altération de éxa-:ov, cent, forme les adjectifs numéraux qui marquent les cen-
laines. Il est toujours précédé d’un a. Exemples : &ut-xôsioi, deux cents'] ôxtomcocioi, huit cents , etc.
Xa ou Xtj, gén. Xy)ç. (dXr], tXr), r)X^, wX^, aXXa, tXXat, iXXa, 6Xr], tX»|).
fi.
I. Le suffixe Xa ou Xyi forme les substantifs roxù-Xa, cessation , de iraû(o(<.«i), cesser; ^eùy-Xr, , joug, de Çe’jy- (vujii), atteler; tmi-Xn j colonne , de arrivai), dire debout, etc.
II. Ce suffixe est quelquefois précédé d’une des voyelles a, t, r,, a>. Exemples : aîô-aXïi, suie, d’aïô(io), brûler ; ày-éXn, troupeau , d’ay(<ü), conduire ; Ôu-r.Xv] , victime, de ôu(w), sacrifier; àp-ap r-toXm', faute , de àaaû-r(eîv) , pécher. — Dans tc«u-<t-wXy{ , cessation , de irau(o(Aai) , cesser, un a s’insère entre le radical et le suffixe.
Les mots qui ont déjà un X dans leur racine prennent top-/, au lieu d’wXyî. Exemple : eX^-topn' , espoir , dlXicfopwti), espérer (voy. g 52).
Remarquez encore wT-tiXvf , cicatrice , d’oÙT(otw) , blesser (voj . § 201 , 1 , 7°).
III. Q uelquefois le X se redouble. Exemples : stp.- - aXXa , gerbe , d ’ à^tfûui), moissonner; ôii^XXa , ouragan , de 6u(w), se ruer ; âjA-iXXa, émulation, de ap.(a) , ensemble.
IV. Dans i/é- rX», poignée, d'tyfui), tenir, le X est précédé d’une dentale. Dans quteOXm, fouet de cuir,
remplace probablement les lettres vx de i|zavx, radical d’ij*a(ç), courroie (voy. § 53).
1 . La forme dorique estàia-xâxiot (voy. Ahrens, de Dial, dorira, § 34), où l’on reconnaît le radical sanscrit cala , « cent » , dont le théine primitif est ça/ua (comparez le latin ceni-um).