I . La racine sanscrite dlul signifie « agiter
8“ Le même suffixe est précédé d’e dans les deux substantifs iroA-epç, guerre , et avepç, vent1 f comparez rnli-m, tourner , deusA-w, weA-opi, être, versari, et â-iü, souffler ).
II. I .es adjectifs vS^u-pî, synonyme de ii ju(s), doux, et ira-pç, synonyme de ïtti(<), hardi , se terminent aussi par le suffixe pç.
Le même suffixe , précédé d’i, forme un certain nombre d’adjectifs, qui marquent ressemblance, aptitude (voyez ipç, § 90).
' (mav, uov; fAotv, gén. [aovoç.
I. Ce suffixe, ajouté à des thèmes verbaux, ou mis à la place des suffixes des noms verbaux en p, pç, forme des adjectifs qui marqueut, en général, la possession de ce qu’expriment ou le verbe ou ces noms verbaux. Exemples : atôri-pv, pudique, d’«$é(opt), avoir de la pudeur ; iïei i'-pv , compatissant, d’sAeé(co), compatir; -o-pv, oublieux, de Ar|6(opt), oublier ;ï£-pv , instruit, d’i^(eîv), avoir vu; aï-pv, sanglant, de alp, sang, etc.
Un grand nombre de ces adjectifs ne sont usités qu’en composition. Exemples : -[ïa-pv, qui marche, de (Ja(tvw), marcher ; -Trpay-pv , qui agit, de itpày-p, action, etc.
Quelques-uns n’ont, comme mots simples, que la désinence pv, et prennent, en composition, les deux désinences pv et pv. Exemple : yvw-pv, con-
1. Rapprochez d’av-tpoç le latin an-inia, « souffle ». En .sanscrit, an signifie respira; souffler, et forme an- Lia, « vent ».
naisseur ; à-yvw-p.wv (neutre p.ov), ignorant , de yvo, racine de ytyvwcrx «, connaître.
H. Ce suffixe forme aussi quelques substantifs, qui ont, pour la plupart, un sens actif. Exemples : xeuS-jxwv, retraite cachée, de xeû6(w), cacher ; ^yt-puiv, chef, de •ôyé(o;j.ai), conduire; 9r,-p.wv, tas, de Ti-Svi-p, /xiser; &aiTy-puov, qui prend partit un repas , convive, de ^aiTu(ç), repas, etc.
v“> VTJÇ («VJ], OVJ], J]VJ], IV J], (ivr,). , .
I. Le suffixe va, vn, combiné immédiatement avec une, racine ou avec un thème verbal, ne termine qu’un petit nombre de substantifs. Exemples : yev-va, race, de yev, radical de yiyvopiai, naître ; p.apay-va, fouet, de piapay, radical de p.apa<;<x(a>), résonner ; £w-vti, ceinture , de £to(wup.i) , ceindre ; çep-w), apport, dot , de <psp(td), porter ; èptic-v», fraction de rocher, d’èpur, radical d’èpeti^u), abattre.
Remarques. Dans c-rpto-p. vyi, couverture , de arptü^vvupu), étendre , et dans Tè)d-\j.ir, , trou ou entre P essieu, de(?)TïHv6to), être plein , le suffixe est précédé d’un pt. (comparez à ces substantifs pipt-pa, souci, qui parait venir de p.est(V), partager). — U est précédé d’une dentale dans ey t-Sva, vipère femelle, d’fyi(ç), mdle de la vipère.
II. 'A.vy ], ovYi se joignent à des thèmes verbaux, rarement à des thèmes nominaux, pour former des substantifs, qui expriment soit un instrument, soit le produit de l’action du verbe. Exemples : àper-av/; , faux, de £péir(w), faucher ; (mç-avr, enceinte ; de <m- <p(w), ceindre; àyx-ovv), lacet , d’ay-/(oi), étrangler; otx-dvr, pierre à aiguiser, d’àx(vf), pointe, etc.
Remarquez encore le féminin de ^yepuMv, chef \ rytjAovr, ; et StpaTv-vz , pour Ôtpà^aiva , servante , féminin de Ôepa-cov, serviteur (voy. § 43).
III. Le suffixe w, est beaucoup plus rarement précédé d’un z, d’un u ou d’un i. Exemples : ffîX-/)V7i, lune, de aeXa(;), clarté ; (iacTtovy), facilite' , de âfct(oî), superlatif de pa'ho;, facile ; rptaiwi, héroïne, de ^pw(î), héros.
Remarquez les finales civr, , rivr, , des substantifs à^ivT) (ax-Givr , ày-oiv»)) , hache , d’ây(vjtu), briser ; et £<o-t(v7), t/o/i, de £o, radical de donner.
Xyjcotwi, bras, est dérivé d’àyzwv, coude ; p uXe&wvT), .rot/t, de jAî^tàwv , qui a le même sens. Par conséquent, dans ces deux mots, le suffixe n’est pas v«, mais 7i.
vii;, vt<.
Ce suffixe est une variété du suffixe voî. Il forme un petit nombre d’adjectifs. Exemples : caç-r-vrç, clair , de aa^frîç), clair ; irpr.-vriç, dorien ïrpa-v/î, penché en avant, qui parait se rattachera ia préposition 7rpo , en avant; ai-a-vrç , éternel, d’aet , toujours -, à moins qu’on ne considère cet adjectif comme formé d’aiwv, temps, éternité : dans ce cas, le v n’appartiendrait pas au suffixe. — ’Aittivtiî , insensible , est un mot de formation obscure.
vov, gén. vov ; «vov, gén. oivou.