II. Le suffixe «ç (gén. mç), qui paraît être la forme
primitive du -suffixe oç, ne se trouve que dans les trois substantifs suivants-: statue de bois;
xw-aj, toison ; ou £-««, sol. Ils sont tous trois d’origine obscure. . ‘
Kri-aa< , gén. xvép-toî , possession, de xt^ojasu), ionien xTs(opiai), posséder, parait être formé au moyen d’un suffixe paç. * '
Remarque. Ces quatre substantifs en aç, les noms
neutres en <k et le mot in tu, sont les seuls substantifs grecs qui forment leur génitif en t
oç, gén. ou. — o;, (yj), ov.
Les suffixes o(?), a ou 71, o(»), servent à former, soit seuls et par eux-mêmes , soit en se combinant avec d’autres lettres ou d’autres suffixes, tous les mots dérivés qui appartiennent à la déclinaison parisyllabique.
Le suffixe 05, gén. ou (dans lequel le ç est la désinence du nominatif, tandis que dans % , t%, la sifflante fait partie, comme nous l’avons dit, du suffixe même), se joint, soit à des racines, soit à des mois déjà formés, pour en dériver : •«.
I. Des noms d’agents. Exemples : -ày-o;, co/ulurteur, d’ây(ça), conduire; àpy-ciç , chef , d àpy (w), commander; Tpo<p-oî, nourricier , de Tps<p(w) , nourrir; wca£-ôç , compagnon , d’ÔTOxC(w) , donner pour compagnon.
II. Des substantifs masculins qui expriment l’effet d’une action. Exemples : <pô€-oç, crainte, de <péê(oputi', craindre; Xoy-oç, discours, de Xéy(<i>), dire; ^o'y-o;,blâme , de^y(w), blâmer; eXeyy-o?, preuve, d sX&y^(o»;, convaincre ; ooa^-os , bruit d’une foule , de ôu.a; (gén. ôuào-oç), (un) ensemble.
III. Des substantifs féminins qui expriment, pour la plupart, une des idées suivantes : pays, terre, île, arbre, pierre, chemin. Exemples: rpîê-o? , chemin, de Tpië(oi) , fouler; «pry-oç, hêtre, chêne à glands comestibles, de <pay(éïv), manger, etc.
IV. Des adjectifs d’état on d’action. Exemples : 0TiXê-<>î, brillant, de «mXê(w), briller ; àpioy-o; , aiu i-
Heure , d'àpn'yfw), secourir ; xeex-d; , cornu , de xip*(î\ corne. , . ^ ,
V. Un grand nombre d’adjectifs qui ne sont usités que comme derniers termes de mots composés. Exemples: yaivî-oy-oç , qui tient ou qui embrasse ta terre, de yaïa , terre, et èy, racine du verbe ?y-«tv, avoir; opesai-çoiT-o? , qui va sur les montagnes , d’ôpo;, montagne; et çoit, racine de ^oir-a-w, aller souvent ; opeT-iCùi-o; , qui habite ta montagne, d’ôpoç, montagne, et x«(pwtt), <#re couché; àv-t<m-o;, sans foyer, d’otv, privatif, et éffTi(x), foyer; ac-ÛQpuê-oî , trouble, de GôpuÇiOî , trouble; iv-ôare-oç , o.r, d onTÉ-ov , . o.ï ;
a-xi-o; , exempt de vermoulure, de xt-ç, ver; tv-Sx$-o;, oit brillent des torches, d’èv, dans, et Set;, torche ; *$- -yXay-oç, <y/// « r/e Zwt /«//, d’eü, bien, et yXay-o; (géu. yVy-soç), lait; ownr eppt-oç, qui n’a pas de semence , de ciréppux (gén . cxéppiaTo;), semence. ,
Remarques. 1 0 L’s de la racine ou du radical se change en o dans les mots qui n’ont que deux syllabes. Exemples : Xoy-o;, discours;, rpoo-dç, nourricier. — 2-rcy, radical de <my(ti), toit, conserve son t: ptovd-cr-rsy-oî, qui n’a: qu'un toit (y oy. § 41, II, Rem.).
Les mots qui ont plus de deux syllabes peuvent garder l’e. Ainsi tkt yy-oç, preuve , conserve 1’* d’i- >.«yy(w) , convaincre , tandis qu’àp.o).y-d; , action de traire , change en o l’e d ata&y(«), traire.
La diphthongue ei se change en oi ou en u. Exemples : ijj. otë-d;, mutuel, d ày-tié 'w), changer ; ôpts-xû-oi;, qui habite la montagne , ci’oooç, montagne , et xeî(|*at), être couché.
Remarquez encore l’o de <to-oç, qui a le même sens que cra-o;, oôç, oû>-o;, sain; de <pW-to-o«, synonyme de (pK«i-^w-oi; , qui donne ou entretient la vie, composé
de faire naître, et Çco-n' , vie ; de àopoff-od-oç, qui agite la lance , de ^opu, lance , et <r«-o|iset, <roù-u.ai-, contr. de ao-ouai, agiter.
2° L’n se change quelquefois en «o. Exemple : âpwy-oç, auxiliaire , d’àpyfÿ-w, secourir (voy. § 41, II,
Rem. 2°).
Parmi les mots formas de verl>es qui ont à certains temps un r , à d’autres un a, les uns ont IN), les autres l’a. Exemples : irây-o;, glace, imy-d;, solide , de iroy-vupi, condenser j consolider. <
L’a du radical xpay (de xpeé^-w, crier ) se change en au dans xpauy-oç, trieur.
3° ’Aytuy-o'î, qui conduit , d’ay-w, conduire ; iSo>$-6c, qui mange , d’é^-u (parf. 2 eîm^-a), manger , etc., ont le même redoublement qu’âywy-tf , conduite , è$b)$-i rf, aliment , etc. (voy. § 41, II, Rem. 3e).
4° Les adjectifs composés en ont pdur dernier terme, soit une racine qu’on ne trouve plus ailleurs dans la langue à un état aussi simple : ôpe<j<H-<potT-oç; soit un radical verbal : yauf-ojr-oç; soit un radical de , . substantif: iv-lart-oc.
Quand ce substantif appartient à la première ou à la seconde déclinaison , le suffixe d’adjectif oî prend la place des suffixes ou des lettres finales a , n,
.«î, OV.
Quand il appartient, ce qui est plus rare, à la troisième déclinaison, le suffixe oc se met ordinairement à la place de la désinence du génitif singulier, c’està-dire, s’ajoute au radical : â-xi-oî, tv-&xiï-oc. Si le substantif est en o; (gén. e-oç) ou en jia (gén. piaf-o?); le suffixe d’adjectif empiète sur le radical et 6e met à la place des lettres finales oc (ta-) et ar- : eû-y^ay-oî,
ot-<yTUfpjjuo<. - .
irXotatoç , a, ov (poétique itXoîôioç).
Ce suffixe composé, dont la première partie parait avoir la même origine que -ttàô-oç, -ttXoùç (Si-TfXoOî, double ) , forme des adjectifs de multiplication Exemples : ài-tuXasto;, double , de iïtç, deux fois ; rci- -rXwnoç, triple, de Tpi'ç, tmi /ow, etc.
Ce suffixe ionien <pa<noç, qui peut se rattacher au radical de (pr.-at, a la même valeur. Exemple : ô\-<pa- <»o;, double , etc.
(-HÀôoç, -oCç, 6t\ -Çj, ôov -otiv.
nXooç, et par contraction tcXoù;, joue le rôle de suffixe dans les adjectifs multiplicatifs â-irXooç, simple , 5 utïXôoç , double , Tft-7îXooî, triple, etc.
p«, gê/t. pa< (voy. §§ 133, 136)’.
Ce suffixe forme un petit nombre de substantifs
1 . Comparez à -ttXi-, -irXo-, le radical de icoXû, beaucoup, le sanscrit prt, « remplir, » (TUiA/7rXa(uai), itXe-oç, le latin ple(nus), ( rc ;ple{o), etc. En latin, nous trouvons concurremment sim -plu-s, dit-plu-s , du-plu-m , et avec une gutturale simplex, sim-ptic-is, duplex, du-p/ir-is. Iji même gutturale est dans les verbes plic-o, TtXtx-w, qui expriment l’idée de /'/ter, tresser, c’est-à-dire, de multiplier, combiner.
2. Les transpositions de voyelles sont très-ordinaires avec la liquide p. Aussi la voyons-nous tantôt commencer, tantôt terminer les suffixes, tantôt se placer au milieu, sans que leur valeur ni leur nature en soit essentiellement modifiée (voy. § 37, 3*).
de signification très-diverse. Exemples : ?$-pa, siège, de racine de i^oaai, s'asseoir ; yapa'à-pa, crevasse, où la gutturale de yapaaow (f. yapax-aco), creuser, s’est changée en dentale ; <|«o-pa, gale , de ^a(o>), gratter ; piT-pa, bandeau, de aér(oî), fil ; tyG-pa, haine, d’?y6(w), haïr ; T:p<ô-pa, />roue (partie antérieure du vaisseau |, de izo6, devant; aû-pa , souffle, d’ô(r,at), souffler, etc.
pr,ç, pe< (voy. § 1 36).
Ce suffixe parait être, quant au sens, une variété du suffixe poç. Il forme quelques adjectifs tirés soit de racines, soit de mots déjà formés. Exemples : wÀTÎ-pvK, plein, de irîie ou r/.a, racine de (wip)ir>.v)j|u.i, remplir ; 'jà-a-pvi'î , aqueux , de üà(cop), eau, etc. (voy.
piuoc, ov, voy. atfio;, ov, § 139.
pov, gén. pou (vov. §5 ^33, 136).
Ce suffixe ne forme qu’un petit nombre de substantifs de signification et d'origine très-diverses. Exemples : â/tu-pov, farine, d à^«(«), moudre; àwp-ov, don , de ào , radical de (àijiw-p , donner; Çs-pov, /•«soir, de £û(io), racler ; rve-pov, aile, île irTé(irÔai), voler, etc.
Remarques. 1° Dans >irc-upw, enveloppe, de lé-nful), Citer de l'enveloppe , et dans mr-upov, son, qui parait venir de mifaew), piler, le suffixe est précédé d un u.
— Il est procédé d’un a dans 6Xe< p-apov, paupière , de pleTr(w) , voir; oïv-apov, feuille de vigne, d’oîv(oî), vin.
Dans piya-pov , grande chambre , de |iiya(ç), grand, l’a appartient à la partie radicale du mot.
2“ D’-flTop, cœur, se dérive, par le changement d’op en pov, le substantif viT-pov, bas-ventre (voy. § 37, 5°).
3° *Ev-T6pov , intestin , qui est formé de la préposition tv, dans, se termine par le suffixe de comparatif
TïpOV. • "
po<, <*, Civ (tpbç, V1P&Î, apoç,-upo<).
1. Ce suffixe, ajouté à une racine ou à des thèmes nominaux, forme des adjectifs, qui expriment, pour la plupart, plénitude, abondance, on penchant lequel quechose. Exemples: plein de gloire, de xùèfa),
gloire ; cw—r,-^, silencient , de silence; &/.-
itavvpoî, dépensier, de £arâvu, dépense; wyu-pdç, fort , d’iayy(ç), force ; 7iyu-pdç, mélodieux, de 7iyu(î), sonore. .
Quelquefois on insère entre ce suffixe et la racine ou le thème les voyelles de liaison e, n, %, u. Exemples : çôov-e-po;, envieux, de <pfidv(o;), envie ; oîv-v;-pdç, relatif au vin, riche en vin, d’oIv(o;), vin; «tcr^uvT-vi-pdç, qui rend honteux , d’aicyuvT(dç), honteux ; pi-a-pd;, moussu, de jm(ov)., mousse; pj<j-e-p<K , pcucr-a-pd; , dégoûtant, de pjc(oç), chose dégoûtante ; àAp-u-pdî, salé, de alp.(r,) , salure ( et probablement aussi apy-u-po$ , argent, d apy-dî, blanc). — Dans ces mots, les voyelles de liaison remplacent les suffixes o(ç), o(v), r,, de çÔdvoî, olvoç, aiffyuvTOî, jmov, jxOdo;, â'Xpi, «pydç.
Quelques adjectifs formés au moyen du suffixe poç ont un sens actif. Exemples : **aaT-rrpdç , qui cause
de la peine , de xapiaT(o«), peine ; ôyX-7i-p<fç, qui cause de l'ennui , d’ôyX(o?), ennui.