‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 39 sur 120 · II. Le suffixe «ç (gén. mç), qui paraît être la forme · texte numérisé non relu

II. Le suffixe «ç (gén. mç), qui paraît être la forme

primitive du -suffixe oç, ne se trouve que dans les trois substantifs suivants-: statue de bois;

xw-aj, toison ; ou £-««, sol. Ils sont tous trois d’origine obscure. . ‘

Kri-aa< , gén. xvép-toî , possession, de xt^ojasu), ionien xTs(opiai), posséder, parait être formé au moyen d’un suffixe paç. * '

Remarque. Ces quatre substantifs en aç, les noms

neutres en <k et le mot in tu, sont les seuls substantifs grecs qui forment leur génitif en t

oç, gén. ou. — o;, (yj), ov.

Les suffixes o(?), a ou 71, o(»), servent à former, soit seuls et par eux-mêmes , soit en se combinant avec d’autres lettres ou d’autres suffixes, tous les mots dérivés qui appartiennent à la déclinaison parisyllabique.

Le suffixe 05, gén. ou (dans lequel le ç est la désinence du nominatif, tandis que dans % , t%, la sifflante fait partie, comme nous l’avons dit, du suffixe même), se joint, soit à des racines, soit à des mois déjà formés, pour en dériver : •«.

I. Des noms d’agents. Exemples : -ày-o;, co/ulurteur, d’ây(ça), conduire; àpy-ciç , chef , d àpy (w), commander; Tpo<p-oî, nourricier , de Tps<p(w) , nourrir; wca£-ôç , compagnon , d’ÔTOxC(w) , donner pour compagnon.

II. Des substantifs masculins qui expriment l’effet d’une action. Exemples : <pô€-oç, crainte, de <péê(oputi', craindre; Xoy-oç, discours, de Xéy(<i>), dire; ^o'y-o;,blâme , de^y(w), blâmer; eXeyy-o?, preuve, d sX&y^(o»;, convaincre ; ooa^-os , bruit d’une foule , de ôu.a; (gén. ôuào-oç), (un) ensemble.

III. Des substantifs féminins qui expriment, pour la plupart, une des idées suivantes : pays, terre, île, arbre, pierre, chemin. Exemples: rpîê-o? , chemin, de Tpië(oi) , fouler; «pry-oç, hêtre, chêne à glands comestibles, de <pay(éïv), manger, etc.

IV. Des adjectifs d’état on d’action. Exemples : 0TiXê-<>î, brillant, de «mXê(w), briller ; àpioy-o; , aiu i-

Heure , d'àpn'yfw), secourir ; xeex-d; , cornu , de xip*(î\ corne. , . ^ ,

V. Un grand nombre d’adjectifs qui ne sont usités que comme derniers termes de mots composés. Exemples: yaivî-oy-oç , qui tient ou qui embrasse ta terre, de yaïa , terre, et èy, racine du verbe ?y-«tv, avoir; opesai-çoiT-o? , qui va sur les montagnes , d’ôpo;, montagne; et çoit, racine de ^oir-a-w, aller souvent ; opeT-iCùi-o; , qui habite ta montagne, d’ôpoç, montagne, et x«(pwtt), <#re couché; àv-t<m-o;, sans foyer, d’otv, privatif, et éffTi(x), foyer; ac-ÛQpuê-oî , trouble, de GôpuÇiOî , trouble; iv-ôare-oç , o.r, d onTÉ-ov , . o.ï ;

a-xi-o; , exempt de vermoulure, de xt-ç, ver; tv-Sx$-o;, oit brillent des torches, d’èv, dans, et Set;, torche ; *$- -yXay-oç, <y/// « r/e Zwt /«//, d’eü, bien, et yXay-o; (géu. yVy-soç), lait; ownr eppt-oç, qui n’a pas de semence , de ciréppux (gén . cxéppiaTo;), semence. ,

Remarques. 1 0 L’s de la racine ou du radical se change en o dans les mots qui n’ont que deux syllabes. Exemples : Xoy-o;, discours;, rpoo-dç, nourricier. — 2-rcy, radical de <my(ti), toit, conserve son t: ptovd-cr-rsy-oî, qui n’a: qu'un toit (y oy. § 41, II, Rem.).

Les mots qui ont plus de deux syllabes peuvent garder l’e. Ainsi tkt yy-oç, preuve , conserve 1’* d’i- >.«yy(w) , convaincre , tandis qu’àp.o).y-d; , action de traire , change en o l’e d ata&y(«), traire.

La diphthongue ei se change en oi ou en u. Exemples : ijj. otë-d;, mutuel, d ày-tié 'w), changer ; ôpts-xû-oi;, qui habite la montagne , ci’oooç, montagne , et xeî(|*at), être couché.

Remarquez encore l’o de <to-oç, qui a le même sens que cra-o;, oôç, oû>-o;, sain; de <pW-to-o«, synonyme de (pK«i-^w-oi; , qui donne ou entretient la vie, composé

de faire naître, et Çco-n' , vie ; de àopoff-od-oç, qui agite la lance , de ^opu, lance , et <r«-o|iset, <roù-u.ai-, contr. de ao-ouai, agiter.

2° L’n se change quelquefois en «o. Exemple : âpwy-oç, auxiliaire , d’àpyfÿ-w, secourir (voy. § 41, II,

Rem. 2°).

Parmi les mots formas de verl>es qui ont à certains temps un r , à d’autres un a, les uns ont IN), les autres l’a. Exemples : irây-o;, glace, imy-d;, solide , de iroy-vupi, condenser j consolider. <

L’a du radical xpay (de xpeé^-w, crier ) se change en au dans xpauy-oç, trieur.

3° ’Aytuy-o'î, qui conduit , d’ay-w, conduire ; iSo>$-6c, qui mange , d’é^-u (parf. 2 eîm^-a), manger , etc., ont le même redoublement qu’âywy-tf , conduite , è$b)$-i rf, aliment , etc. (voy. § 41, II, Rem. 3e).

4° Les adjectifs composés en ont pdur dernier terme, soit une racine qu’on ne trouve plus ailleurs dans la langue à un état aussi simple : ôpe<j<H-<potT-oç; soit un radical verbal : yauf-ojr-oç; soit un radical de , . substantif: iv-lart-oc.

Quand ce substantif appartient à la première ou à la seconde déclinaison , le suffixe d’adjectif oî prend la place des suffixes ou des lettres finales a , n,

.«î, OV.

Quand il appartient, ce qui est plus rare, à la troisième déclinaison, le suffixe oc se met ordinairement à la place de la désinence du génitif singulier, c’està-dire, s’ajoute au radical : â-xi-oî, tv-&xiï-oc. Si le substantif est en o; (gén. e-oç) ou en jia (gén. piaf-o?); le suffixe d’adjectif empiète sur le radical et 6e met à la place des lettres finales oc (ta-) et ar- : eû-y^ay-oî,

ot-<yTUfpjjuo<. - .

irXotatoç , a, ov (poétique itXoîôioç).

Ce suffixe composé, dont la première partie parait avoir la même origine que -ttàô-oç, -ttXoùç (Si-TfXoOî, double ) , forme des adjectifs de multiplication Exemples : ài-tuXasto;, double , de iïtç, deux fois ; rci- -rXwnoç, triple, de Tpi'ç, tmi /ow, etc.

Ce suffixe ionien <pa<noç, qui peut se rattacher au radical de (pr.-at, a la même valeur. Exemple : ô\-<pa- <»o;, double , etc.

(-HÀôoç, -oCç, 6t\ -Çj, ôov -otiv.

nXooç, et par contraction tcXoù;, joue le rôle de suffixe dans les adjectifs multiplicatifs â-irXooç, simple , 5 utïXôoç , double , Tft-7îXooî, triple, etc.

p«, gê/t. pa< (voy. §§ 133, 136)’.

Ce suffixe forme un petit nombre de substantifs

1 . Comparez à -ttXi-, -irXo-, le radical de icoXû, beaucoup, le sanscrit prt, « remplir, » (TUiA/7rXa(uai), itXe-oç, le latin ple(nus), ( rc ;ple{o), etc. En latin, nous trouvons concurremment sim -plu-s, dit-plu-s , du-plu-m , et avec une gutturale simplex, sim-ptic-is, duplex, du-p/ir-is. Iji même gutturale est dans les verbes plic-o, TtXtx-w, qui expriment l’idée de /'/ter, tresser, c’est-à-dire, de multiplier, combiner.

2. Les transpositions de voyelles sont très-ordinaires avec la liquide p. Aussi la voyons-nous tantôt commencer, tantôt terminer les suffixes, tantôt se placer au milieu, sans que leur valeur ni leur nature en soit essentiellement modifiée (voy. § 37, 3*).

de signification très-diverse. Exemples : ?$-pa, siège, de racine de i^oaai, s'asseoir ; yapa'à-pa, crevasse, où la gutturale de yapaaow (f. yapax-aco), creuser, s’est changée en dentale ; <|«o-pa, gale , de ^a(o>), gratter ; piT-pa, bandeau, de aér(oî), fil ; tyG-pa, haine, d’?y6(w), haïr ; T:p<ô-pa, />roue (partie antérieure du vaisseau |, de izo6, devant; aû-pa , souffle, d’ô(r,at), souffler, etc.

pr,ç, pe< (voy. § 1 36).

Ce suffixe parait être, quant au sens, une variété du suffixe poç. Il forme quelques adjectifs tirés soit de racines, soit de mots déjà formés. Exemples : wÀTÎ-pvK, plein, de irîie ou r/.a, racine de (wip)ir>.v)j|u.i, remplir ; 'jà-a-pvi'î , aqueux , de üà(cop), eau, etc. (voy.

piuoc, ov, voy. atfio;, ov, § 139.

pov, gén. pou (vov. §5 ^33, 136).

Ce suffixe ne forme qu’un petit nombre de substantifs de signification et d'origine très-diverses. Exemples : â/tu-pov, farine, d à^«(«), moudre; àwp-ov, don , de ào , radical de (àijiw-p , donner; Çs-pov, /•«soir, de £û(io), racler ; rve-pov, aile, île irTé(irÔai), voler, etc.

Remarques. 1° Dans >irc-upw, enveloppe, de lé-nful), Citer de l'enveloppe , et dans mr-upov, son, qui parait venir de mifaew), piler, le suffixe est précédé d un u.

— Il est procédé d’un a dans 6Xe< p-apov, paupière , de pleTr(w) , voir; oïv-apov, feuille de vigne, d’oîv(oî), vin.

Dans piya-pov , grande chambre , de |iiya(ç), grand, l’a appartient à la partie radicale du mot.

2“ D’-flTop, cœur, se dérive, par le changement d’op en pov, le substantif viT-pov, bas-ventre (voy. § 37, 5°).

3° *Ev-T6pov , intestin , qui est formé de la préposition tv, dans, se termine par le suffixe de comparatif

TïpOV. • "

po<, <*, Civ (tpbç, V1P&Î, apoç,-upo<).

1. Ce suffixe, ajouté à une racine ou à des thèmes nominaux, forme des adjectifs, qui expriment, pour la plupart, plénitude, abondance, on penchant lequel quechose. Exemples: plein de gloire, de xùèfa),

gloire ; cw—r,-^, silencient , de silence; &/.-

itavvpoî, dépensier, de £arâvu, dépense; wyu-pdç, fort , d’iayy(ç), force ; 7iyu-pdç, mélodieux, de 7iyu(î), sonore. .

Quelquefois on insère entre ce suffixe et la racine ou le thème les voyelles de liaison e, n, %, u. Exemples : çôov-e-po;, envieux, de <pfidv(o;), envie ; oîv-v;-pdç, relatif au vin, riche en vin, d’oIv(o;), vin; «tcr^uvT-vi-pdç, qui rend honteux , d’aicyuvT(dç), honteux ; pi-a-pd;, moussu, de jm(ov)., mousse; pj<j-e-p<K , pcucr-a-pd; , dégoûtant, de pjc(oç), chose dégoûtante ; àAp-u-pdî, salé, de alp.(r,) , salure ( et probablement aussi apy-u-po$ , argent, d apy-dî, blanc). — Dans ces mots, les voyelles de liaison remplacent les suffixes o(ç), o(v), r,, de çÔdvoî, olvoç, aiffyuvTOî, jmov, jxOdo;, â'Xpi, «pydç.

Quelques adjectifs formés au moyen du suffixe poç ont un sens actif. Exemples : **aaT-rrpdç , qui cause

de la peine , de xapiaT(o«), peine ; ôyX-7i-p<fç, qui cause de l'ennui , d’ôyX(o?), ennui.

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