‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 49 sur 120 · Voy. Bopp, Gr. cnir\p · texte numérisé non relu

Voy. Bopp, Gr. cnir\p

vent un redoublement.. Exemples : Ja-ghn-i , sorte d’arme meurtrière, de hart, « tuer » ; ca-lr-i, « celui qui- fait », de krï, «faire»);

Quelques adjectifs, comme bodh-i, « qui sait, instruit », de budh, « savoir». — La racine à laquelle ce suffixe s’adjoint le plus habituellement', est dhd, «poser, tenir» : il se met à la place de Vd long radical. Exemple : sa/t-dh-î, «union, paix», de sam , « avec », et dhd,' « poser ».

Le suffixe i forme également en latin des substantifs et des adjectifs. Exemples : sit-i-s > soif; ap-i-s , abeille; can-i-s, chien; com-i-s, affable, jug-i-s, perpétuel.

Les thèmes latins cæd-i, lab-i , nub-i (nomin. cædes , labes , nubes ), etc., paraissent aussi être formés au moyen du suffixe/; cependant il est probable que, dans l’origine, ils appartenaient plutôt à la même classe que les noms sanscrits en as (voy. oc, «oç, § j 29, et, plus bas, p. 312 et suiv.), et que c’est par uné confusion assez fréquente dans les langues à flexion qu’ils ont adopté la déclinaison des noms en is.

Le gothique nous offre aussi quelques mots formés au moyen du suffixe i .* nav-i (nomin. sing. nous), « mort », que M Bopp ramène à la racine sanscrite naç , en supposant que nav-i est pour nahv-i , avec un v euphonique ; s/ah-i, «coup» \ dail-i , «part» ; qven-i, «femme». L’allemand d’aujourd’hui n’a pas gardé de trace de ce suffixe : slah-i est devenu Schlag; dail-r, Theil, de même qu’en anglais qvcn-i est à préseut queen. Au reste, dans le gothique même, le suffixe disparaît au nominatif, qui est slah-s, nau-s, etc.

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