Voy. Bopp, Gr. cnir\p
vent un redoublement.. Exemples : Ja-ghn-i , sorte d’arme meurtrière, de hart, « tuer » ; ca-lr-i, « celui qui- fait », de krï, «faire»);
Quelques adjectifs, comme bodh-i, « qui sait, instruit », de budh, « savoir». — La racine à laquelle ce suffixe s’adjoint le plus habituellement', est dhd, «poser, tenir» : il se met à la place de Vd long radical. Exemple : sa/t-dh-î, «union, paix», de sam , « avec », et dhd,' « poser ».
Le suffixe i forme également en latin des substantifs et des adjectifs. Exemples : sit-i-s > soif; ap-i-s , abeille; can-i-s, chien; com-i-s, affable, jug-i-s, perpétuel.
Les thèmes latins cæd-i, lab-i , nub-i (nomin. cædes , labes , nubes ), etc., paraissent aussi être formés au moyen du suffixe/; cependant il est probable que, dans l’origine, ils appartenaient plutôt à la même classe que les noms sanscrits en as (voy. oc, «oç, § j 29, et, plus bas, p. 312 et suiv.), et que c’est par uné confusion assez fréquente dans les langues à flexion qu’ils ont adopté la déclinaison des noms en is.
Le gothique nous offre aussi quelques mots formés au moyen du suffixe i .* nav-i (nomin. sing. nous), « mort », que M Bopp ramène à la racine sanscrite naç , en supposant que nav-i est pour nahv-i , avec un v euphonique ; s/ah-i, «coup» \ dail-i , «part» ; qven-i, «femme». L’allemand d’aujourd’hui n’a pas gardé de trace de ce suffixe : slah-i est devenu Schlag; dail-r, Theil, de même qu’en anglais qvcn-i est à préseut queen. Au reste, dans le gothique même, le suffixe disparaît au nominatif, qui est slah-s, nau-s, etc.