‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 5 sur 120 · RADICAL, DÉSINENCES · texte numérisé non relu

RADICAL, DÉSINENCES

Les mots variables, c’est-à-dire les mots qui se déclinent ou se conjuguent, se composent de deux parties, dont l’une, en général, ne change pas, et dont l’autre subit des modifications.

Par exemple, dans les cas du singulier du substantif <pXo'£ (pour <p Xoy-ç), flamme, gén. çXoy-o'ç, de (la) flamme , dat. tpXoy-t, à (la) flamme, acc. <pXoy-a, flamme , on trouve : 1° la syllabe invariable <pXoy, qui exprime d’une manière absolue et abstraite l’idée de flamme ; 2° une terminaison qui marque le

rôle que cetle idée joue dans la proposition. Cette terminaison varie selon les rapports divers que l’on veut exprimer : ç, oç, t, a.

De même , les divers personnes du présent de l’indicatif de À’j-cd, (ye) dette, Xû-ei;, (fti) délies , 'Xû-ec , (il) délie, etc., nous offrent : 1° la syllabe invariable lu, qui exprime d’une manière absolue et abstraite l’idée de délier; 2° une terminaison qui varie selon les rapports divers qui modifient cette idée : <», «ç, et, etc.

La partie invariable d’un substantif ou d’un verbe se nomme radical ou thème : la partie finale et variable se nomme désinence.

On appelle inflexion, et plus ordinairement flexion, la manière de décliner ou de conjuguer un mot, c’està-dire de varier ses désinences selon les rapports divers que l’on veut exprimer. Les mots flexion , inflexion, désignent aussi les différentes formes cjue prend un nom quand on le décline , un verbe quand on le conjugue. Ainsi <pXoy-oî, «pXo-p, <pXoy-a, etc., sont des flexions ou des inflexions de çXoy(«) Xu-etç, Xu-ei, W-opv, etc., sont des flexions de Xu(o>).

Nous ne donnerons pas dans ce traité les règles de la flexion des uoms et des verbes; mais, comme on le verra par ce qui va suivre , il était nécessaire d’entrer dans ces détails, pour bien distinguer les procédés de la flexion de ceux de la dérivation.

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