‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 51 sur 120 · Voy. Bopp, Gr. romp · texte numérisé non relu

Voy. Bopp, Gr. romp

2. Ce mot, que nous avons aussi en latin dans le comparatif nc-ior, ne s’emploie, selon la remarque de M Bopp, que comme adverbe, dans le sanscrit classique; mais on le trouve comme adjectif dans la langue dus Védas (voy. le Glossaire du Sdma-V éda de M. Benfey, p. 22). C'est de la même racine aç que vient le substantif aç-va , « cheval » , littéralement « le coureur, le rapide. »

3. t>e la même racine que lé verbe ( ga]thuirs-an , « se sécher ».

l'indéclinable fil-u (ml-6), « beaucoup ». L’allemand moderne n’a pas gardé de trace, au moins de trace bien marquée, de ce suffixe ; on dit aujourd’hui vie/, dur r/e ).

Le suffixe u forme aussi, en sanscrit, quelques substantifs de signification diverse, mais qui peuvent, en général, se ramener à un sens verbal, soit actif, soit passif, et sont originairement de même nature que les adjectifs et les noms d’agents que nous avons cités plus haut. Exemples : paç-u (masc. et neutre dans les Védas), « animal domestique, bêle de trait », delà racijne paç, « lier » ; man-u , dans le double sens de « Manu », nom propre, désignant le représentant de l’humanité, et « d’homme», de la racine iyan, « penser», proprement « le pensant ». Comparez les mots grecs àop-u (sanscrit ddr-u), « bois », ir?,y-u(î), «coudée» (sanscrit bùh-u , « bras »), etc. En latin, nous trouvons dans Plaute la forme indéclinable pec-u, que je n’ai pas besoin de rapprocher du sanscrit paç-u (au pluriel pee-u-a, jyec-u-mn, dans Caton et Lucrèce); curr-u'.tj-, qui a la même racine que le verbe curr-o; en gothique gréd-u « faim » ^cf. rac. sanscr. g/ïd, «désirer»); lith-u , «membre», de la même racine que le verbe leith-afi, «se mouvoir, aller’».

Enfin le suffixe u s’adjoint très-fréquemment, en

Voyez ce que nous avons dit plus haut, p. 126, note, du verbe greCTepG-oitat. En gothique même, le verbe dérivé thtmrs-j- an signifie «avoir soif», etlilfilas l'emploie impersonnellement, pour traduire le grec ôuj/r,v (S. Jean, vj-, 33) : thaarseith mik (îtt|/£5), dans l’allemand moderne, midi durstet , tournure analogue à la locution latine pic,pudct.

\ . Ce verbe n’est employé dans CHilas qu’avec des préfixes : • bi-leith-an, gO-lvith-att , etc. (prétér. sg. fait h, \\\..iith-ùn ).

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sanscrit, aux formes désidératives, sans leur ôter leur valeur verbale. Elles peuvent, quoique changées en adjectifs, gouverner' encore l’accusatif. Exemples: ci-kir-sh-u , « désireux d’agir, de faire », du désidératif de krï, « faire »; di-'drîk-sh-u , «désireux de voir», du désidératif de drïç, « voir » . Un grand nombre de formations de ce genre se trouvent dans les Yédas.

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