Voy. Bopp, Gr. romp
2. Ce mot, que nous avons aussi en latin dans le comparatif nc-ior, ne s’emploie, selon la remarque de M Bopp, que comme adverbe, dans le sanscrit classique; mais on le trouve comme adjectif dans la langue dus Védas (voy. le Glossaire du Sdma-V éda de M. Benfey, p. 22). C'est de la même racine aç que vient le substantif aç-va , « cheval » , littéralement « le coureur, le rapide. »
3. t>e la même racine que lé verbe ( ga]thuirs-an , « se sécher ».
l'indéclinable fil-u (ml-6), « beaucoup ». L’allemand moderne n’a pas gardé de trace, au moins de trace bien marquée, de ce suffixe ; on dit aujourd’hui vie/, dur r/e ).
Le suffixe u forme aussi, en sanscrit, quelques substantifs de signification diverse, mais qui peuvent, en général, se ramener à un sens verbal, soit actif, soit passif, et sont originairement de même nature que les adjectifs et les noms d’agents que nous avons cités plus haut. Exemples : paç-u (masc. et neutre dans les Védas), « animal domestique, bêle de trait », delà racijne paç, « lier » ; man-u , dans le double sens de « Manu », nom propre, désignant le représentant de l’humanité, et « d’homme», de la racine iyan, « penser», proprement « le pensant ». Comparez les mots grecs àop-u (sanscrit ddr-u), « bois », ir?,y-u(î), «coudée» (sanscrit bùh-u , « bras »), etc. En latin, nous trouvons dans Plaute la forme indéclinable pec-u, que je n’ai pas besoin de rapprocher du sanscrit paç-u (au pluriel pee-u-a, jyec-u-mn, dans Caton et Lucrèce); curr-u'.tj-, qui a la même racine que le verbe curr-o; en gothique gréd-u « faim » ^cf. rac. sanscr. g/ïd, «désirer»); lith-u , «membre», de la même racine que le verbe leith-afi, «se mouvoir, aller’».
Enfin le suffixe u s’adjoint très-fréquemment, en
Voyez ce que nous avons dit plus haut, p. 126, note, du verbe greCTepG-oitat. En gothique même, le verbe dérivé thtmrs-j- an signifie «avoir soif», etlilfilas l'emploie impersonnellement, pour traduire le grec ôuj/r,v (S. Jean, vj-, 33) : thaarseith mik (îtt|/£5), dans l’allemand moderne, midi durstet , tournure analogue à la locution latine pic,pudct.
\ . Ce verbe n’est employé dans CHilas qu’avec des préfixes : • bi-leith-an, gO-lvith-att , etc. (prétér. sg. fait h, \\\..iith-ùn ).
28ft . DE LA FORMATION DES MOTS
sanscrit, aux formes désidératives, sans leur ôter leur valeur verbale. Elles peuvent, quoique changées en adjectifs, gouverner' encore l’accusatif. Exemples: ci-kir-sh-u , « désireux d’agir, de faire », du désidératif de krï, « faire »; di-'drîk-sh-u , «désireux de voir», du désidératif de drïç, « voir » . Un grand nombre de formations de ce genre se trouvent dans les Yédas.