‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 52 sur 120 · II. FORMATIONS AU MOYEN DE CONSONNES · texte numérisé non relu

II. FORMATIONS AU MOYEN DE CONSONNES

Nous ne nous étendrons pas ici sur les mois formés à l’aide de consonnes non accompagnées de voyelles. Voyez ce que nous avons dit plus haut (.§ 49 bis, p. 4 03 et 106) de l’addilion d’un t à la fin des racines sanscrites terminées par une voyelle brève, et des racines latines i et sia. Joignez à ces formes latines les mots de ns, den-t~is, mens, inen-t-is ^ tirés de deux racines que nous trouvons dans d’autres langues , l’une avec la signification de «mordre», et l’autre avec celle de « penser1 2 » ; des formations comme ars, ar-t-is, sors, sor-t is*, etc. — Pour ce qui concerne les dérivations grecques, voy. § 194, 44, et § 192, I.

, Dans l’allemand moderne, il y ji un assez grand nombre de mots qui se terminent par la dentale t non suivie d’une voyelle. Exemples : Saf-t, «suc»; Hafrt,

1 . En sanscrit, man signifie « penser » ; et dan ç, dans, « inordre « ; dans dat-vat, qui, d’après le scholiaste, signifie « dentatus » {Rigréda, I, 24, 1 0), nous axons une racine sans nasale et sans s ,

2. Rapprochez ar{s) de la racine, si riche en dérivés dans la langue grecque, <xp («papûixw, ada/iter , ajuster), et sor(s) du sanscrit sn, xar, « aller », d’où vient, en sanscrit même, sn ti , « chemin, voie », sar-a, « mouvement », etc. Voy. P.ott, Ktym. Forsch., t. I, p. ;

« garde », custodia ; -kuri-f-t, « venue», dans An-kunf-t, Zu-kunf-.t , Ab-kunf-t; Dwr.s-t , « soif » ; (t'er-'jfiiî-l , « perte Gun-s-t, « fa veur » ; ( Ver-)dach-t , « soupçon»; Ach-t , « soin, attention »; fVach-t, «garde», etc. , etc. De ces mots, la plupart se ramènent aisément à leur racine, sans qu’on ait besoin de recourir à d’autres idiomes que l’allemand : ainsi -kun-f-t, de kommen , « venir » ; Gun-s-t , de gônnen, « accorder, voir avec plaisir que quelque chose arrive à quelqu’un » ; tfaf-t, de habeny «avoir». D’autres se tirent de racines que l'allemand d’aujourd’hui a perdues. La consonne qui précède le t est ordinairement radicale; cependant, comme cette dentale aime, en allemand , à se combiner avec f, s, h (ch), assez souvent aussi ces consonnes précédentes ont été attiréès par elle et forment des dérivations inorganiques1. Parmi les mots ainsi formés, il en est qui répondent, dans les phases antérieures de la langue, à des thèmes terminés par des voyelles. Ainsi Ach~t a remplacé l’ancien haut-allemand ah-ta , le moyen haut-allemand ah-te *, etc.

Pour les consonnes formatives qui changent des thèmes et surtout des racines en mots, sans le secours des voyelles, nous nous bornerons à ces for-

1 . Un fait remarquable, c’est que, dans ces alliances finales de consonnes (/V, st, ht, che), la dentale ne s’est pas conformée à la loi ordinaire de permutation, qui veut qu’en passant du gothique dans le haut-allemand, elle sd change en z. C’est d’après cette règle générale que le gothique oanr-t-s, « racine par exemple, devient en ancien haut-allemând ivur-za [IVurzrf) ; que svar-t-s, • noir », se change en siiar-z ( Schwarz ), etc.

2. Voyez, stir foute la dérivation germanique, le t. II de la Grammaire allemande de M. J. Gritnm.

mations oii figure la dentale t. Nous ne pouvons, dans ces notions comparatives, que mettre sur la voie, en choisissant pour exemples les faits les plus intéressants.

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