Voy. le Gloss, du Sdma-Véda de M. Benfey, p
prement «le soufflant », d’an , « souffler ». Les voyelles qui précèdent la liquide paraissent être, tantôt, comme dans ce dernier nom, des voyelles de liaison, tantôt des lettres formatives appartenant à un thème nominal ou verbal, par exemple, dans les dérivés secondaires açma-ra, «pierreux », d'açrnan, « pierre madhu-ra, «doux», de madhu, «miel» (cf. pteOù) .
Le latin nous offre des formations semblables, où les liquides se montrent placées et accompagnées à peu près de la même façon , et qui appartiennent aussi à diverses catégories de mots et à diverses déclinaisons ; par exemple , des adjectifs , comme ca- •ru(s), «cher* »; pu-rus, « pur » (en sanscrit pû signifie «purifier »); pig-e-r, integ-e-r, avec la chute de la fin du suffixe, au nominatif, et une voyelle de liaison ; des substantifs, comme sel-la* , « siégé » , avec une assimilation du d radical à la consonne du suffixe (comparez t&-pa) ; cand-e-la , « flambeau », qui a conservé Ye du thème verbal de cand-e-o , « briller » ; flag-rum , «fouet » (comparez irXay, irXïiy, radicaux de itXriaata, frapper)-, scalp- rum, «tranchet, serpe, etc. », de scalp-o, « gratter» ; plusieurs autres, d’origine obscure ou douteuse, comme sti/la , « goutte », pre- - lum , « pressoir, » qui paraît avoir la même racine que prem-o , etc., etc. Ajoutez à cela les nombreux adjectifs, de formation secondaire, où figure l’une ou l’autre de nos deux semi-voyelles , et qui se terminent en a lis, ilis, u/us, ans, arius, etc., etc.
t . M. Bopp (O. comp., § 938) rapproche la racine de ca*nts du sanscrit kam, « aimer ».
%, Scaurus {de Orthogr., p. 2252) cite la forme archaïque sed-da, où l’assimilation se serait faite en sens inverse.-
Les idiomes germaniques sont aussi très-riches en dérivés où dominent les liquides / ou r. Dans l’allemand moderne , rien de plus fréquent que les mots terminés en er et en et. Ce son très-effacé et à deminmet représente les finales beaucoup plus variées des âges antérieurs de la langue, al, il, ul, ar , ir , ur\ etc. Les substantifs Vug-el , «oiseau», Kess-et, «chaudron», Apf-el, « pomme», sont, dans l’ancien haut-allemand, vok-al et fogal , chezz-il , aph-ul et apf-ol. Dans lllfilas, c’est fug-l-s qui répond au premier de ces deux noms, kat-il-s , au second; les formatives «/sont presque étrangères au gothique. Pour la liquide /•, rapprochez des nonis allemands, tous terminés aujourd’hui en er , tels que Ack-er , «champ», Fing-er, «doigt», les formes anciennes ach-ar et ank-ar , vink-ar et fing-ar, que nous trouvons dans l’ancien haut-allemand, et auxquelles correspondent, dans Ulfilas , ak-r-s et figg-r-s !.
Parmi les suffixes composés allemands, il en est un, terminé par la liquide /, qui figure dans un certain,nombre de mots, sous les formes sal, sel : par exemple, dans Schick-sal , « sort, destin », dans Ueberbleib-sel , «reste», etc. M. Grimm considère