‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 55 sur 120 · Voy. le Gloss, du Sdma-Véda de M. Benfey, p · texte numérisé non relu

Voy. le Gloss, du Sdma-Véda de M. Benfey, p

prement «le soufflant », d’an , « souffler ». Les voyelles qui précèdent la liquide paraissent être, tantôt, comme dans ce dernier nom, des voyelles de liaison, tantôt des lettres formatives appartenant à un thème nominal ou verbal, par exemple, dans les dérivés secondaires açma-ra, «pierreux », d'açrnan, « pierre madhu-ra, «doux», de madhu, «miel» (cf. pteOù) .

Le latin nous offre des formations semblables, où les liquides se montrent placées et accompagnées à peu près de la même façon , et qui appartiennent aussi à diverses catégories de mots et à diverses déclinaisons ; par exemple , des adjectifs , comme ca- •ru(s), «cher* »; pu-rus, « pur » (en sanscrit pû signifie «purifier »); pig-e-r, integ-e-r, avec la chute de la fin du suffixe, au nominatif, et une voyelle de liaison ; des substantifs, comme sel-la* , « siégé » , avec une assimilation du d radical à la consonne du suffixe (comparez t&-pa) ; cand-e-la , « flambeau », qui a conservé Ye du thème verbal de cand-e-o , « briller » ; flag-rum , «fouet » (comparez irXay, irXïiy, radicaux de itXriaata, frapper)-, scalp- rum, «tranchet, serpe, etc. », de scalp-o, « gratter» ; plusieurs autres, d’origine obscure ou douteuse, comme sti/la , « goutte », pre- - lum , « pressoir, » qui paraît avoir la même racine que prem-o , etc., etc. Ajoutez à cela les nombreux adjectifs, de formation secondaire, où figure l’une ou l’autre de nos deux semi-voyelles , et qui se terminent en a lis, ilis, u/us, ans, arius, etc., etc.

t . M. Bopp (O. comp., § 938) rapproche la racine de ca*nts du sanscrit kam, « aimer ».

%, Scaurus {de Orthogr., p. 2252) cite la forme archaïque sed-da, où l’assimilation se serait faite en sens inverse.-

Les idiomes germaniques sont aussi très-riches en dérivés où dominent les liquides / ou r. Dans l’allemand moderne , rien de plus fréquent que les mots terminés en er et en et. Ce son très-effacé et à deminmet représente les finales beaucoup plus variées des âges antérieurs de la langue, al, il, ul, ar , ir , ur\ etc. Les substantifs Vug-el , «oiseau», Kess-et, «chaudron», Apf-el, « pomme», sont, dans l’ancien haut-allemand, vok-al et fogal , chezz-il , aph-ul et apf-ol. Dans lllfilas, c’est fug-l-s qui répond au premier de ces deux noms, kat-il-s , au second; les formatives «/sont presque étrangères au gothique. Pour la liquide /•, rapprochez des nonis allemands, tous terminés aujourd’hui en er , tels que Ack-er , «champ», Fing-er, «doigt», les formes anciennes ach-ar et ank-ar , vink-ar et fing-ar, que nous trouvons dans l’ancien haut-allemand, et auxquelles correspondent, dans Ulfilas , ak-r-s et figg-r-s !.

Parmi les suffixes composés allemands, il en est un, terminé par la liquide /, qui figure dans un certain,nombre de mots, sous les formes sal, sel : par exemple, dans Schick-sal , « sort, destin », dans Ueberbleib-sel , «reste», etc. M. Grimm considère

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