Voy. J. Grimm., D. Gramm., t. II, p. 98-1 ii
2. Comparez à fug-l-s, Vngcl, qui s’est conservé en anglais dans fuwl, le latin vnlare ; à katils, Kessel, le grec xotuXy], le latin catillus ; à airs, achar, Afker, «ypo; et ager. La forme ancien haut-allemand vinÂar se rapproche beaucoup du verbe wink-en, « faire signe ». Nous choisissons parfois à dessein pour exemples des termes d’origine obscure ou difficiles à analyser. La difficulté meme de l’analyse devient une preuve de l’antiquité du suffixe. Les plus communs et les plus anciens se trouvent souvent dans des mots dont la formation remonte très-haut et dont les racines sont perdues ou difficiles à reconnaître. '
ces finales comme la réunion des deux suffixes is et al, et l’ancien haut-allemand nous offre encore, en effet, dans la déclinaison forte, pour le masculin et pour le neutre -is-al, et pour le féminin -is-ala. Plus tard, par une de ces confusions qui sont si fréquentes dans les langues, on s’est habitué à traiter ces finales sal et sel, dans la dérivation, comme un élément unique, comme un mot tiré de la racine silan, sal, qui signifie tenir, posséder , jouir1.
Pour le grec, voyez, dans la liste alphabétique, les §§ 1 09, 115,116, 1 33, 135,1 36, et tous les suffixes, simples et composés, où figurent les liquides * et p.
Le rôle dés liquides l et r dans la dérivation pourrait donner lieu à beaucoup d’autres remarques fort intéressantes. Nous parlerons plus loin (p. 309 et 310) de leur emploi dans les diminutifs.
2° Gutturales . La gutturale forte k sert à former en sanscrit un très-grand nombre de dérivés. Il est rare qu’elle s’attache immédiatement à la racine; elle est ordinairement précédée d’une voyelle de liaison ou d’une voyelle qui appartient au thème du mot avec lequel elle se combine. Exemples : çush-ka, « sec » (en latin siccus ) ; ul-kd , «(incendie, feu1». Dans ces deux mots, le k n’est point précédé d’une