‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 57 sur 120 · Voy. J. Grimm, D. Gr., t. II, p. 54 et · texte numérisé non relu

Voy. J. Grimm, D. Gr., t. II, p. 54 et

2. Comparez Vulc-anus. Les grammairiens indiens dérivent ce nom d’une racine ni, « brûler « ; mais c’est là sans doute une de ces racines étymologiques qu’ils ont inventées tout exprès pour la dérivation. Voy. Westergaard, Rad. sanscrit. , p. 334. Nous ferons plutôt venir ce substantif, avec M. Benfey (Gr. sanscr., p. 160), de la racine jval , « brûler » ; va se change souvent en u (cac, « dire » , participe uk-ta), et il y a de. nombreux exemples de la chute de la consonne initiale.

voyelle; mais les mots ainsi fbrnjés peuvent être considérés comme des exceptions; la consonne a presque toujours devant elle un a, un i ou un «, brefs ou longs, que les grammairiens indiens considèrent, en général , comme faisant partie du suffixe (vov. dans la liste alphabétique des suffixes des mots déclinables, au § 107, les diverses formes que donnent au suffixe grec xo; les voyelles qui le précèdent, et jbignez-y les suffixes de déclinaison imparisyllabique où la gutturale est finale : ax, nomin. ai; ; lyy, nomin, iy£, etc.).

Exemples où le suffixe ka est précédé d’une voyelle1 : raj-aka , « teinturier », de ranj , raj , « teindre, colorer* » ; nür-aka , « conducteur», d ent's,

\ . Comme les règles de dérivation sont à peu près les mêmes qu’en grec pour ces formatives dû dominent les gutturales, et comme leur influence sur la signification des mots qu’elles' servent à caractériser, comme suffixes, soit primaires, soit secondaires, est presque identique dans les deux idiomes, nous pourrons nous contenter de donner un petit nombre d’exemples. Notre seul but, dans ces notions comparatives, étant de montrer la ressemblance frappante et des ressources et des habitudes des quatre langues que nous comparons entre elles, nous pouvons, à mesure que nous avançons , devenir de plus en plus sobre : la preuve est faite, si je ne me trompe, au moins quant à la dérivation , et il ne nous reste qu’à la confirmer de plus en plus.

2. Aka se remplace au fém. par ikâ, excepté dans quelques cas spéciaux, et, en particulier, lorsqu'il s’agit de désigner la femme de celui qui est signifié par le nom en aka; car alors le féminin, par une de ces délicatesses de nuances si fréquentes en sanscrit, est aki et non ikâ. Ex. : raj-aka , « teinturier »; raj-ikâ, « teinturière « ; raj-akt, « femme d'iln teinturier».

3. Les voyelles finales prennent le vrlddhl devant le suffixe aka; le vrlddhi dV bref et long est, comme nous l’avons dit, la diphthongue di, dont IV devant une voyelle sé change en y.

« conduire » ; jnlp-aka et ja/p-dka, «bavard», de jalp, « bavarder »; kray-ika , « marchand » et « acheteur », de krt , « acheter » (avec le préfixe vi, « vendre » ; rm'tsh-ika , « souris » , littéral. « voleur » , de rn/i.rb, mush , « voler » (cf. p. 106, note 1); an-ika, «armée» et «bataille», probablement ô’an, «vivre, respirer, avoir de l’ardeur »; sthdy-ûka, «stable», de sthd, « être debout, s tare » ; ydyaj-ûka , « qui offre de fréquents sacrifices», de yaj, «sacrifier»; jdgar-ûka , « vigilant », de jagrî, «veiller» (cf. èy priyoptîv), racine redoublée, qui vient d’un primitif grïj et fait à la 3e pers. sing. du présent jag-ar-ti *.

En latin nous trouvons les mêmes voyelles qu’en sanscrit devant la gutturale, et, comme elle est, tantôt finale, tantôt suivie d’une voyelle, elle forme des thèmes qui appartiennent à la déclinaison, soit imparisyllabique, soit parisyllabique (des thèmes d’adjectifs aussi bien que de noms). Exemples : fer-ax , fer-ac-is , « fertile », de fer-o , « porter, produire» ; loqu-ax , -ac-is, «bavard», de loqu-i, «parler»; btb-ax, -ac-is, « qui aime à boire », de bib-o, « boire » (ces deux derniers, et plusieurs autres adjectifs de la même forme ont le sens fréquentatif; le suffixe <*£, ax-oç est moins commun en grec, mais il donne à quelques adjectifs une signification analogue : compare/ XâX-a5 , -a-xo? , de XaX-éu>, à loqu-ax). Les

1 . On voil , par ces deux derniers exemples , que le suffixe

û-ha forme des adjectifs fréquentatifs, avec un redoublement, que ,

la racine a déjà dans la conjugaison ou que la dérivation lui

donne. Nous avons vu plus haut ( p. 286) que le suffixe u

formait des adjectifs désidératifs, que leur sens rend très-propres ;

à figurer comme thèmes devant le suffixe ka dans ces dérivés . « ‘V

fréquentatifs. •

adjectifs en ac-u-s sont plus rares : de mer-us , « pur», se tire mer-ac-u-s , qui a (sans doute avec plus de force) le même sens op-ac-u-s, qui parait avoir la même racine que le verbe op-er-io, « couvrir1».

Auprès des adjectifs en ax, àc-is et en âc- us, nous trouvons une forme voisine, en ox, ôc-is (l’o long, dans l'alphabet latin , est un des substituts de \'d long sanscrit). Exemples : fer-ox, gén. fer-oc-is, de fer-us ; vel-ox , gén.- vel-oc-is (probablement pour vol-ox, même racine que vol-are').

Rapprochez des adjectifs sanscrits en ika, des mots comme med-ic-u-s, vom-ic-u-s , pert-ic-a (de part-io ); vert-ex , gén. vert-ic-is , et les formations secondaires, telles que bell-ic-u-s, host-ic-u-s, etc.;. de ceux en ika, am-lc-u-s, pud-ic-u-s, ant-ic-u-s, « antérieur », de ante (ant-iqu-u-s n’est qu’une orthographe différente); post-ïc-u-s , « postérieur », de post; lor-ïc-a, «cuirasse» (proprement «garnie de courroies»), de forum, « courroie’ », et, dans la déclinaison imparisyllabique, rad-ix, gén. rad-ic-is.

Aux adjectifs sanscrits en ûka répondent des formations comme cad-üc-u-s, de cad-o , rnand-üc-u-s , « mangeur*», de rnando, «mâcher», etc.

La formative gutturale aime à se combiner en latin avec les liquides et les dentales, dans la dérivation. Exemples : fe-l-ix , gén. fe-l-ic-is , «heureux, fé-

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