‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 58 sur 120 · Voy. Düntzer, ibid., p · texte numérisé non relu

Voy. Düntzer, ibid., p

4. On appelait manducus un mannequin pourvu de grandes mâchoires et armé de dents énormes, qu’on promenait dans certains jeux publics. — Le neutre manducum se trouve dans Varron avec un sens passif, comme synonyme d’obsonium.

cond », même racine que fe-cundus, où nous avons aussi la combinaison de plusieurs formatives; faîne - - l-ic-us , « affamé, famélique » , de fumes, « faim » ; rus-t-ic-us, fan-a-t-ic-us, etc.

La gutturale douce latine g-, qui dérive à elle seule un petit nombre de mots, comme stra-g-es (cf. ster- - n-o , stra-vi) , se combine volontiers avec le suffixe in, pour former des substantifs, comme or-ig-o , gén. or-ig-in-is ; prur-ig-o, gén. prur-ig-in-is ; cori-ag~o, gén. cori-agrin-is, « maladie de la peau » , de corium, a cuir, peau»; alb-ug-o , gén. aUt-ug-in-is ' , « taie blanche » , de alb-us, « blanc », etc.

Les gutturales nous offrent aussi, dans la langue gothique , quelques formations intéressantes ; par exemple : stain-ah(s ) , « pierreux » , aujourd’hui stein-ig, de stain(s), u pierre » ; mod-ag(s ), « irrité », aujourd’hui muth-ig, de mod{s), aujourd’hui Muth, « colère » ; maht-eig(s ) , « puissant » , aujourd’hui màchtig, de mahtfs), «puissance», qui vient luimême du verbe mag-an , « pouvoir » ; gab-ig{s ) , gab-eigisf, « riche » , de ga/fei) , « richesse » , qui vient de gib-an (prétér. gaf ), « donner », etc.

Dans l’ancien haut-allemand, nous trouvons encore la gutturale précédée de voyelles diverses : pluot-ac, << sanglant », aujourd’hui blul-ig; durst-ac et dursl-eg, « altéré », aujourd’hui durst-ig; muoz-ic, u oisif », aujourd’hui müssig, etc. On voit, par la manière dont nous avons traduit en allemand actuel ces adjectifs à chutes diverses , que la langue a ramené ces suffixes, que variait le changement des voyelles, à la finale unique ig. En moyen haul-alle-

L Voy. Düntzer, lut. fVortb., p. 125 et suiv.

mand, On ne trouve déjà plus nulle part la terminaison ac, ag , mais l’usage flotte encore entre les formes ec et ici

3° Nasales m, n, et dentale t. Nous réunissons ces trois formatives, parce qu’elles sont toutes trois placées comme sur les limites de la conjugaison et de la déclinaison, qu’elles figurent dans les participes, et que, dans les adjectifs et les noms qu’elles servent à former, elles conservent très-souvent quelque chose de leur signification verbale. Voici d’abord le rôle que jouent ces formatives dans les participes et dans d’autres annexes de la conjugaison.

Le t , et les dentales en général, forment, dans les diverses langues dont nous nous occupons, des participes passifs ou au moins des adjectifs qui s’en rapprochent beaucoup par leur sens: sanscrit, ta(s)i grec, to(ç); latin, tu(s) ; gothique (2* conjug.), i-th(s) et id(a), allemand moderne {e)l

Le n , soit seul, soit combiné avec une dentale ou avec le rn, entre, d’une part, dans la formation des participes présents actifs : sanscrit , aux cas forts (voy. plus haut, p. 68, note 1), ant; grec et latin, à tous les cas, qvt, ant; gothique, and{s), allemand moderne, end; d’autre part, dans la formation d’un certain nombre de participes passés passifs, qui ont, en sanscrit, na au lieu de ta, et de participes présents moyens, qui, dans une partie de la conjugaison sanscrite, ont pour suffixe mdn{a), dans les autres classes dn(a); en grec, u-evo;; en gothique, dans la conjugaison forte, le participe passé finit en ah{s), an(a ), et dans l’allemand d’aujourd’hùi , également dans les verbes forts, en en. En latin, la conjugaison passive et déponente a perdu cette forme de participe; ee-

pendant on en retrouve quelques traces , d’abord dans les 2“ pers. du pluriel en mini (ama-min-i , pour ama-min-i estis , « vous êtes aimés » ) , puis dans d’anciens participes employés substantivement : al-umnus, pour aiu-men-Us, du verbe al-ere, «nourrir»; vert-umnus , pour vertu-men-us , de vert-ere , «tourner». Un autre participe latin, qui marque obligation, et qu’on a nommé improprement participe futur passif, se forme aussi au moyen d’une combinaison de n avec d, ama-nd-us, mon-e-nd-as , etc.

La nasale n forme à elle seule l’infinitif germanique : ( à)n , quelquefois (o)n en gothique, en dans l’allemand d’aujourd’hui. Puis, le t seul, à son tour, devient, en latin, la caractéristique d’un nom abstrait, qui n’est autre chose qu'un infinitif décliné , et que lès grammairiens nomment le supin : il n’est usité que dans deux de ses formes, l’accusatif lum, et l’ablatif, qui joue en même temps le rôle de datif et d’instrumental', tu. Le sanscrit nous offre une forme toute semblable au supin latin, un infinitif tu-m, et son instrumental tvd (où nous retrouvons le thème tu avec la désinence de cas </*, devant laquelle l’u se change eti y).

Outre eela, il y a en sanscrit un participe futur

1. Le sanscrit a, comme l’on sait, outre les cas latins, un instrumental et un locatif. Leur nom indique leur emploi : le premier marque l’instrument et répond, par conséquent, à divers emplois de l’ablatif latin et du datif grec; l’autre marque le lieu et prend souvent aussi le sens de cas absolu.

2. Dans les Vedas, nous trouvons plusieurs autres formes de cet infinitif : d’abord, tu, sans la désinence m ; puis le datif toast. tav-é , le datif l'ém. tav-âi , le génitif et l’ablatif (deux formes identiques} tAs . Parmi les autres désinences archaïques de l’infinitif sanscrit , il y en a deux qui nous servent à expliquer certaines

actif terminé (quant au thème) en syat, syant, composé de sya qui caractérise le futur, et de at, ant, désinence du partie, prés. (cf. o-wv, o-ovr-oç); un participe futur moyen en syamdna (cf. a-o'pîvoç) ; un participe présent passif en yat, yant ( ya est la caractéristique du passif), un autre en yamdna; un partie, parf. de la voix active en iw, un delà voix moy. en

formes latines : l’une, qui est en and, est identique à la terminaison du nom verbal des locutions ven-um ire, « être vendu », ven-um dare, « vendre ■ (comparez ven-ui habere, ven-o positus) ; l’autre, en se, nous montre l’origine de l’infinitif ordinaire des Latins es-se, i-re, ama-re (changement de v en rentre deux voyelles). Voyez la Gr. sanstrile de M. Benfey, §919. — La forme sé(é=a-\- i) se rapproche encore plus peut-être de l’inf. aor. t actif des Grecs : oa.i. — Quant à l’infinitif grec, moyen et passif, en (îjaôai, nous en trouvons aussi le type originel dans un autre suffixe d’infinitif védique -adhyâi ( dh — 6, et les dentales en grec attirent souvent devant elles un a). — Je n’ai pas parlé de l’infin. grec actif eiv : cette désinence est, comme l’on sait, pour (e'jixtv, (î)uevai, où nous retrouvons le participe, avec la désinence du datif ai. — Voici , dans une des règles de Pânini, l’énumération d’un certain nombre de ces anciennes désinences de l’infinitif'. tumarthé (dans le sens de tum, « on emploie ») : se, sén , asé, asén, ksé, base/?, adhyâi, adhydin , kadhydi, kadhyâin, çadhydi, çadhyâin ,' tavâi , tavén, tavénah (III, A, 9). Cette énumération se réduit , quant au nombre et à la forme des suffixes , à sé, asé , ahydi, tavâi et tavé. Les n, n, qui terminent plusieurs mots, les Aet les ç qui en commencent plusieurs, sont des lettres, appelées muettes ou serviles , qui distinguent les emplois divers des suffixes et la manière dont ils s’attachent aux thèmes verbaux. Cet exemple confirme ce que nous avons déjà dit plus haut (§19 bis) de l’ingénieuse et laconique méthode des grammairiens indiens ; quand on a une fois la clef des lettres serviles, elles indiquent, avec une merveilleuse brièveté, les règles de la dérivation.

* Sur l’emploi de cette forme am, aux époques relativement les plus modernes de la langue, voy. Bopp, Krit. Gramm., § 570. «

dna , toutes deux avec redoublement ( tu-tud-vas , tu- -tud-dna, de tud, « frapper, tourmenter»; comparez à la forme vas, le grec <6;, o'toç : dans vas, le .r fail partie du suffixe, dansor-o;, le t est pour c). Cette énumération, bien qu’elle ne soit pas complète (nous n’avons pas parlé des formes composées taval, ruivat, ni des suffixes du partie, fut. passif tavyu, aniya, ya, qui sont des équivalents du partie, latin en du. r), peut donner une idée de la richesse infinie des dérivations sanscrites, et c’est parce que ces annexes de la conjugaison sont une des parties de la langue où la variété de ses ressources se montre le mieux, que nous avons insisté, comme nous venons de le faire, pour bien mettre en lumière, dans ces études comparatives, la fécondité créatrice de l’idiome. Les autres langues indo-européennes que nous lui comparons ici , lui sont bien inférieures à cet égard.

Les consonnes qui servent à la formation des participes, nous les retrouvons dans un grand nombre dë suffixes, soit simples, soit composés, qui le plus souvent s’adaptent à des thèmes verbaux et leur donnent une valeur, ou de noms, ou d’adjectifs, un sens tantôt actif, tantôt passif, sens d’action ou d’agent, d’objet souffrant l’action ou de qualité agissante. Je n’ai pas besoin de citer ici des exemples : la plupart des suffixes dont je parle sont parmi les plus communs et les plus usités.

Voyez en grec , outre to'; et Te'oç, les formes tkiî, gén. tou ; tiç, gén. tscoç, tioç; tu;, gén. tuo;, etc.;1 les suffixes jao;, pv, gén. pu; (t)pç, (t)[/.ov, gén. (t)pu; P, gén. |at)î; va, vvi, gén. wiç; vo;, vov, gén. vou (souvent précédés des voyelles a, t, et, n, &>); a;, gén. avto; ; a;, gén. «vo;; 7iv, gén. evo;, r,vo;; y);, gén. t,to; ; wv,

gén. cm;, ovo;, etc. ; puis les suffixes composés fut, gén. (xa-T-oç; (ATiv, gén. jati-vo-ç ; |awv, gén. jao-vo-; ; (ao-vyi, gén. fAo-vÿjç; les noms en pc ou p'v, gén. pvo;, etc., etc.

Le sanscrit nous offre, à côté du suffixe ta (masc. et neutre), tà (fém.), qui, lorsqu’il s’adjoint à un thème de verbe neutre, ne lui donne pas le sens passif, mais le sens actif (sup-las, '< dormant », çak- - ta-s , « pouvant ») ; les formatives ti (nom abstrait : çak-ti, «pouvoir»; nom d’agent : jnd-ti , «parent, allié », proprement « qui connaît »);<«, ( a)tu , ( u)lhu (yrl-tu , « voyageur » , de ytl , « aller ») ; an (aux cas forts dn : sneh-an , « ami », de snih , «aimer»); in; ann (ç< ijr-ana, «lit », de ci, « être couché, dormir » ; vad-aria, « bouche » , de vad, « parler ») ; ma ( bhd-mu , « lumière », de b fui, «briller») ; man(jan- -man, « naissance », de jan, «engendrer »), etc.

En latin., cette famille est aussi très-riche. Comparez aux formes grecques et sanscrites, que nous venons d’indiquer, les mots en tus (comme mœs- - tus , cau-tus ; et avec un tout autre sens , les noms cul-tus, ges-tus : devant t, le r s’est changé en j); en Us ( for-tis , vec-tis, pes-tis) ; en ( a)tus ; as, gén. at-is; tas, gén. tat-is (voy. § 155); itas, ittil is; en etu-m ; en is, gén. it-is ; us, ot-is ; ut~us {cor nu tus, cinctutus, cersutus)-, les suffixes composés en tivus (comparez le sanscrit tavja), et en tic -us ; en n-a , n-us , n-urn ( pug-na , pug-nus , som-nus , pour so/>-nus ; pœ-na, cf. sauscr. pii, «purifier», reg-num, pa-nis, même racine que pasco, pa-vi) ; en an-us; en en, gen. in-is; o (pour on), gén. on-is, etc.; en ma (f'a-ma, flam-ma, qui parait, venir par assimilation, de la même racine que flag-r-are ) ; en rn-us, gén. mi ( an-i-mus , de la racine an, souffler; al-mus,

d ’al-ere); les suffixes composés en men, gén. min-is , (î)men, (û men, ( â)men , ( i)men (reg-î-meh, teg-ü- -/ nen , sol-à-men, mol l-rnen ); en rno , gén. rnon-is ; en ment -uni ; en mon-i-a, mon-i-urn ( queri-munia , testi-monium ), etc., etc.

En gothique,' les formatives verbales dont nous panions ici, surtout la lettre n, jouent aussi un trèsgrand rôle dans la dérivation des mots déclinables'. Iæ n figure dans le suffixe de tous les noms de la déclinaison faible ; ils perdent la nasale au nominatif singulier. Exemples ; spill-an, masc. , nom in. spi/l-a , «prédicateur, publicateur » , de spilL , qui traduit dans Ulfilas le grec (xOûoî (ancien haut-allemand, spel ; comparez l’anglaisgwyte/, pour goodspel, « l’évangiie , la bonne anuonce » ) ; nam-o , neutre , nomin. rumi-an, «nom» (au plur. , par syncope, nam-na)\ gab-ein , fém., nomin. gab-ei , «richesse», d e giUgin), prêter, gaf, «donner»; af-gud-ein, fém., nomin. -gud-ei, «impiété», de guth, «Dieu»; mal-an , fém. , nomin. ma/-o, « teigne », littér. « ver qui moud», de m<il(an) , «moudre»; aig-in , neutre, «propriété», d'aig{an\ «avoir, posséder» (cf. fy-o», et l'allemand moderne eig-en , « propre » ); gair-un(i ), neutre, « passion », de gairÇan), « désirer » (aujourd’hui be gehr-en, cf. Gier ); lib-ain(s ), fém., « vie », de lib{an)y « vivre », etc. On voit que la nasale prend devant elle des voyelles très-

t. Voyez la Grammaire de la langue gothique de MM. de Gabelentz et Loebe (§ t45, p. 414). « iY ist ein zur Bildung der Wôrter , • disent les deux savants auteurs , « namentlich auch derSubstantiva, ganz besonders haufig verwendetes Elément. Es scheint hier ziendich diesetbe Bedeutnng zu haben , t fie in der Bildung des Infin. und des Partie, prxt. der starhen Verba. »

diverses; quelquefois aussi elle s’attache immédiatement au radical : ainsi liug-n, « mensonge », même racine que / iug(nn ), «mentir» ; sob-n(s), « recherche », Îvrïiciî , même racine que sakiati), «contester1 2 3 4».

Le /? forme aussi des adjectifs : comme gatr-nÇs), «désireux» (mot qui ne se trouve, chez Ulfilas, que dans des composés qui traduisent les mots grecs ayant pour premier terme 91X0-); et particulièrement des qualificatifs en cm, qui marquent la matière dont une chose est faite : gulth-ein(s ), «d’or», -/puoeo;, de gu/th, «or»; stain-ein(s ), «de pierre», Xi'Ôtvoç, de s laines), «pierre», etc.

Le ni ne figure seul que dans le substantif bar-m(s\ « sein », de bair(an), «porter » et « enfanter » (de la même racine vient avec/?, au lieu de m, bar-n , «progéniture*»); mais la réunion des deux nasales//?, /?, forme un certain nombre de suffixes composés, qui terminent, par exemple, les substantifs mal-man, masc., nomin. //?///-//?«, «sable», de //??//(«/?),« moudre n'fitld-omon , neutre, nomin . uld-omo , « vieillesse », de alth(an)*, «vieillir»; lauh-muni , lauh-nioni , fém., «éclair», «cxpaTrii et <pXô$, de la racine /???/?', «briller» (cf. /ucere, allem. mod. leuchten ), etc.

L’ancien haut-allemand a conservé des thèmes de

1. C’est de cette racine que vient le verbe sok-jan, aujourd’hui such-en , « chercher », et l’allemand moderne Sache, « chose », proprement, comme notre root français, « cause, procès ».

2. L’allitération hanta hait an traduit vexvo yoveïv [S. Paul à Timothée, I, 5, 1.4).

3. Dans le composé us-alth-an, qui a le même sens avec plus de force.

4. Cette racine se trouve dans liuh-aht, >> lumière", aujourd’hui

Licht. • .

noms et d’adjectifs en ain , uni, an, on, in (goth. ein) , etc. L’allemand 'moderne, selon sa constante habitude pour les finales, a changé presque partout en e mi-muet la voyelle qui accompagne la nasale1, ou l’a supprimée entièrement, ou, dans les suffixes composés, a retranché l’une des nasales. Ainsi l’on dit aujourd'hui Blu-me, « fleur », et le thème gothique était blô-man (masc.), le thème ancien haut-allemand b/o-mon ; on dit Alh-etn , «souffle», pour l’ancien haut-allemand dt-um; De-gen, «épée, brave», pour dek-an, deg-an, « homme de cœur »; Stirnme, « voix », pour sti-mna , stim/na ; Ebene, «plaine», pour epani, etc. Puis, la dérivation ayant été ainsi méconnue, le suffixe, dans un certain nombre de mots, a été pris pour une flexion, pour une désinence de cas ou de nombre : ainsi, dans le nom, der Bot-e, «le messager », qui n’est ainsi terminé en e qu’au nominatif et qui y ajoute un n à tous les autres cas du singulier et du pluriel, ce n qui appartenait au thème dans l’ancien haut-allemand, bot-on (uomin. bot-o%), a été considéré comme la terminaison uniforme des cas, tandis qu’en réalité le nom est devenu indécli-

1. Il y a quelques exceptions curieuses, qui ne s’expliquent guère que par la bizarrerie «le l’usage. Ainsi I ’n s’est conservé daps Bros-am , «miette» (ancien haut-allemand pros-amn ; dans Otfrid, bros-mo), peut-être par une confusion avec le suffixe sam (voy. p. 109). Comparez les finales anglaises en uni : besoin, « balai », blaom et blossom , « fleur », etc. (anglo-saxon blâsma et b/àstma). Voy. J. Grimm, 1). Granim , t. II, p. I i7,

2. M. Bopp dérive ingénieusement ce substantif, qui signifie proprement • celui qui annonce, qui fait savoir », du causatif de la racine bnrlh, « savoir ». Ce causatif existe en sanscrit : bMh-aya-ti , « il fait savoir ».

nable. Le petit nombre de pluriels que l’anglais a conservés, comme ox-en, «bœufs», children , «enfants », ne sont de même, si l’on remonte à l’origine, que des thèmes sans désinences , terminés par des suffixes, et non par des flexions1.

Il nous resterait à parler des dentales dans les dialectes germaniques. Nous avons déjà vu quel était leur rôle dans les annexes de la conjugaison-, nous ajouterons une seule remarque, qui aidera à retrouver lestférivés dont les formatives appartiennent à cette classe. Le z qui termine un grand nombre de mots dans le haut-allemand, équivaut, dans les autres idiomes ou dialectes, à une dentale pure , généralement à un t : Sal-z, «sel», répond au gothique sal-t; schwar-z ,

« noir», à svar-t{s)] /7o/-s,«bois », à l'anglo-saxon /«?/-£,

« forêt » ; Mil- z, « rate », à l’ancien Scandinave mil-ti ; kur-z, «court», au latin cur-tus , «écourté » ; Her-z, «cœur », au gothique hair-to r (comparez le grec xaple latin cor, cord-i-s, l’anglo-saxon heor-te, l’ancien Scandinave hiar-ta; l’ancien et le moyen hautallemand nous offrent également le s : her-za , her-ze).

4° Combinaisons de la dentale t avec la liquide r. Ces combinaisons sont fréquentes et diverses, et forment un grand nombre de suffixes (voyez, dans la liste alphabétique, Tr,p, rwp, vpa, vpov, etc.). Nous ne les énumérerons pas ici. Nous voulons seulement montrer qu’elles se rattachent aussi d’une certaine manière à la conjugaison, et qu’il y a beaucoup d’analogie entre leur sens verbal et leur sens nominal.

* Il y a en sanscrit deux formes de futur, dont l’une, la moins usitée des deux, se compose d’une sorte de

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