‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 62 sur 120 · S IM · texte numérisé non relu

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Il y a des suffixes qui ne servent à former que le présent et l’imparfait (voy. ce que nous avons dit plus haut, § 28 bis , p. 129 et suiv., des temps spéciaux et des temps généraux). D’autres , et surtout les voyelles qui forment des verbes nominaux, se conservent à tous les temps'; mais ordinairement ces voyelles s’allongent devant les désinences verbales qui commencent par une consonne : çiXé-w, (ptA-rrcto (voy. § 24).

Quelques verbes ont, aux temps dont la désinence commence par une consonne, un autre suffixe qu’au présent et à l’imparfait : àA-i'<rx- op.«t, ak-â-nou-cti , etc.

Il y a aussi des verbes qui tirent un ou plusieurs de feurs temps directement de la racine , tandis que les autres temps sont dérivés de mots déclinables : yap- -e-(o, de ya;/.-o;; aor. 1 e-yvijjua, de la racine y a a- (vov. S 28, IV).

La plupart des verbes où la désinence est précédée d’un suffixe, et surtout les verbes nominaux, conservent intact et sans altération le thème ou la racine qui précède le suffixe.

1 . Comparez ce que nous avons dit au 8 28 bis, p. 136, de la 10* classe des verbes sanscrits, qui garde ar à tous les temps.

1 0 On peut considérer comme des exceptions les altérations que quelques verbes font subir à la voyelle, par exemple , le changement d’o en w dans vwa-a- -(<>, etc. ; le changement d’e en i dans itiT-vé-w, etc. ; d’a en 7i, dans ^y-e-optat, etc.

Nous ne parlons pas des modifications que subit la voyelle de la racine dans quelques verbes en nc-<o, par exemple dans , aor. 2 tp-pây-viv, etc. Dans la plupart des verbes ainsi formés, les consonnes es ne sont pas uniquement des lettres formatives, mais, en outre, une altération de la gutturale qui termine la racine.

2° Un certain nombre de verbes, et surtout de verbes en vu, insèrent une nasale devant la dernière consonne de leur racine. Exemples : Xapië-âv-w, aor. 2 e-laë-ov ; tyà-à'X'Xo-p.a!. (comparez tà-av). Voy, §§ 214, 1, et 209.

Quelques autres insèrent un a : Exemples : pu-G-yu, pour puy-vu-pLi ; ’Xa-a-xu, aor. 2 'Xax-etv, etc,

3° Il y a aussi un petit nombre de verbes qui, à quelques-uns de leurs temps, surtout au présent et à l’imparfait, prennent un redoublement (voy. § 38, 4°, et p.1 33). Ce redoublement secompose le plus souvent de la première consonne de la racine et d’unt. Exemples : jïi-êa-^w, yt-yvco-sx-w, <h-àpa-<jx-u , ra-r-r-u (pour irt-rrer-u), etc. — At-&x<nc-<i> conserve son redoublement à tous les temps. — Quelques verbes remplacent l’i du redoublement par « ou par et : Pe-ëpw-ô-w, xe-xpa(f- -v-to), , ^ei-Si-ac-ojjtat , ïïe-$i-ijx-o(iou , iïu-Sî-

-<jx-o(Met. — Remarquez encore les redoublements de quelques verbes qui commencent par des voyelles : «p-ap-tcx-w ,etx i-roîl-'X-<s) (voy , les Notions comparatives) .

Il y a peu de suffixes qui donnent aux verbes qu’ils servent à former une signification particulière, bien déterminée et bien constante, comme cei, par exemple, qui marque toujours désir; ici, désir, disposition à.

La plupart des autres suffixes donnent simplement aux racines ou aux thèmes qu’ils allongent une valeur verbale. Les verbes qu’ils forment sont tantôt transitifs, tantôt intransitifs; expriment tantôt un état, tantôt une action, etc. Le suffixe e, par exemple, combiné avec des thèmes nominaux, forme des verbes transitifs et d’action , qui ont leur complément hors d’eux, comme àpcQa-é-w, compter quelque chose; des verbes intransitifs et d’état qui ont leur complément en eux-mêmes , comme àA^-é-w , éprouver de la douleur, etc.

Cependant remarquez les modifications diverses que le changement de suffixe peut apporter à la signification verbale d’un thème ou d’une racine. Exemples : ctv&p-iÇ-w, àv&p-ô-w, rendre homme; àv£p-«û- -otuuxi, devenir homme; àvà p-et-o-w, rendre nulle, viril ; iroAepué-w, -rroAtpu^-w, être en guerre, faire la guerre; 7ïgAs[a-ô-u», rendre ennemi , exciter h la guerre ; roAiprnm-w, avoir envie île faire la guerre.

1, VERBES EN fit.

Il n’y a qu’un #ès-petit nombre de verbes en pu dans lesquels les voyelles a, s, o, u, surtout les trois

premières, jouent le rôle de sufTfîxes ou lettres formatives, c’est-à-dire, où elles n’appartiennent pas à la racine; et ces verbes sont, pour la plupart, défec-

tueux.

(»)pi, apat.)

ây-a-pat , admirer ;

£-r,-pi, souffler ; y»lp-5-vai, vieillir;

8s-a-T0 [de l’inusité ds-a-pai), il parut;

?p-a-poti, aimer; lu'p-a-pai, mêler ; xpep-a-pat, être suspendu; dviv-rj-pu, aider, etc.

(y)|Xt, tpai.)

lv-oî-»)-pt, poursuivre; iî-e-pat, (être poursuivi), fuir.

(«api, opati.) âX-w-vat, être pris ;

{Ji-w-vai, vivre;

5v-o-pat, blâmer;

(upi, vpai.)

av-u-pai , être accompli ; àyp-u-pÉvy) *, prise {de P inusité ayc-u-pi pour àyp-îü-o), prendre) ;

XâÇ-u-pott , prendre.

Remarques. 1° Il est possible, mais peu probable, que, dans deux ou trois de ces verbes, la voyelle qui précède la désinence appartienne à la racine. Elle est évidemment lettre formative dans ay-a-pài , verbe nominal, formé du substantif ay-r,, admiration , où l’r, est un suffixe; dans a-yj-pi (comparez l’imparfait a-ov) ; dans yvip-a-vai (comparez yîjp-a<; et yép-wv, yêp-ovTo;) ; dans sp-a-pai. (comparez ep-oç , amour ) ; dans £(-e-pai (comparez &i'-opai); dans av-u-pai (comparez âv-to), etc.

2° Aucun de ces verbes n’a de redoublement, à

l’exception d’ov-tv-nfU, qui insère, entre la racine et

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