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Il y a des suffixes qui ne servent à former que le présent et l’imparfait (voy. ce que nous avons dit plus haut, § 28 bis , p. 129 et suiv., des temps spéciaux et des temps généraux). D’autres , et surtout les voyelles qui forment des verbes nominaux, se conservent à tous les temps'; mais ordinairement ces voyelles s’allongent devant les désinences verbales qui commencent par une consonne : çiXé-w, (ptA-rrcto (voy. § 24).
Quelques verbes ont, aux temps dont la désinence commence par une consonne, un autre suffixe qu’au présent et à l’imparfait : àA-i'<rx- op.«t, ak-â-nou-cti , etc.
Il y a aussi des verbes qui tirent un ou plusieurs de feurs temps directement de la racine , tandis que les autres temps sont dérivés de mots déclinables : yap- -e-(o, de ya;/.-o;; aor. 1 e-yvijjua, de la racine y a a- (vov. S 28, IV).
La plupart des verbes où la désinence est précédée d’un suffixe, et surtout les verbes nominaux, conservent intact et sans altération le thème ou la racine qui précède le suffixe.
1 . Comparez ce que nous avons dit au 8 28 bis, p. 136, de la 10* classe des verbes sanscrits, qui garde ar à tous les temps.
1 0 On peut considérer comme des exceptions les altérations que quelques verbes font subir à la voyelle, par exemple , le changement d’o en w dans vwa-a- -(<>, etc. ; le changement d’e en i dans itiT-vé-w, etc. ; d’a en 7i, dans ^y-e-optat, etc.
Nous ne parlons pas des modifications que subit la voyelle de la racine dans quelques verbes en nc-<o, par exemple dans , aor. 2 tp-pây-viv, etc. Dans la plupart des verbes ainsi formés, les consonnes es ne sont pas uniquement des lettres formatives, mais, en outre, une altération de la gutturale qui termine la racine.
2° Un certain nombre de verbes, et surtout de verbes en vu, insèrent une nasale devant la dernière consonne de leur racine. Exemples : Xapië-âv-w, aor. 2 e-laë-ov ; tyà-à'X'Xo-p.a!. (comparez tà-av). Voy, §§ 214, 1, et 209.
Quelques autres insèrent un a : Exemples : pu-G-yu, pour puy-vu-pLi ; ’Xa-a-xu, aor. 2 'Xax-etv, etc,
3° Il y a aussi un petit nombre de verbes qui, à quelques-uns de leurs temps, surtout au présent et à l’imparfait, prennent un redoublement (voy. § 38, 4°, et p.1 33). Ce redoublement secompose le plus souvent de la première consonne de la racine et d’unt. Exemples : jïi-êa-^w, yt-yvco-sx-w, <h-àpa-<jx-u , ra-r-r-u (pour irt-rrer-u), etc. — At-&x<nc-<i> conserve son redoublement à tous les temps. — Quelques verbes remplacent l’i du redoublement par « ou par et : Pe-ëpw-ô-w, xe-xpa(f- -v-to), , ^ei-Si-ac-ojjtat , ïïe-$i-ijx-o(iou , iïu-Sî-
-<jx-o(Met. — Remarquez encore les redoublements de quelques verbes qui commencent par des voyelles : «p-ap-tcx-w ,etx i-roîl-'X-<s) (voy , les Notions comparatives) .
Il y a peu de suffixes qui donnent aux verbes qu’ils servent à former une signification particulière, bien déterminée et bien constante, comme cei, par exemple, qui marque toujours désir; ici, désir, disposition à.
La plupart des autres suffixes donnent simplement aux racines ou aux thèmes qu’ils allongent une valeur verbale. Les verbes qu’ils forment sont tantôt transitifs, tantôt intransitifs; expriment tantôt un état, tantôt une action, etc. Le suffixe e, par exemple, combiné avec des thèmes nominaux, forme des verbes transitifs et d’action , qui ont leur complément hors d’eux, comme àpcQa-é-w, compter quelque chose; des verbes intransitifs et d’état qui ont leur complément en eux-mêmes , comme àA^-é-w , éprouver de la douleur, etc.
Cependant remarquez les modifications diverses que le changement de suffixe peut apporter à la signification verbale d’un thème ou d’une racine. Exemples : ctv&p-iÇ-w, àv&p-ô-w, rendre homme; àv£p-«û- -otuuxi, devenir homme; àvà p-et-o-w, rendre nulle, viril ; iroAepué-w, -rroAtpu^-w, être en guerre, faire la guerre; 7ïgAs[a-ô-u», rendre ennemi , exciter h la guerre ; roAiprnm-w, avoir envie île faire la guerre.
1, VERBES EN fit.
Il n’y a qu’un #ès-petit nombre de verbes en pu dans lesquels les voyelles a, s, o, u, surtout les trois
premières, jouent le rôle de sufTfîxes ou lettres formatives, c’est-à-dire, où elles n’appartiennent pas à la racine; et ces verbes sont, pour la plupart, défec-
tueux.
(»)pi, apat.)
ây-a-pat , admirer ;
£-r,-pi, souffler ; y»lp-5-vai, vieillir;
8s-a-T0 [de l’inusité ds-a-pai), il parut;
?p-a-poti, aimer; lu'p-a-pai, mêler ; xpep-a-pat, être suspendu; dviv-rj-pu, aider, etc.
(y)|Xt, tpai.)
lv-oî-»)-pt, poursuivre; iî-e-pat, (être poursuivi), fuir.
(«api, opati.) âX-w-vat, être pris ;
{Ji-w-vai, vivre;
5v-o-pat, blâmer;
(upi, vpai.)
av-u-pai , être accompli ; àyp-u-pÉvy) *, prise {de P inusité ayc-u-pi pour àyp-îü-o), prendre) ;
XâÇ-u-pott , prendre.
Remarques. 1° Il est possible, mais peu probable, que, dans deux ou trois de ces verbes, la voyelle qui précède la désinence appartienne à la racine. Elle est évidemment lettre formative dans ay-a-pài , verbe nominal, formé du substantif ay-r,, admiration , où l’r, est un suffixe; dans a-yj-pi (comparez l’imparfait a-ov) ; dans yvip-a-vai (comparez yîjp-a<; et yép-wv, yêp-ovTo;) ; dans sp-a-pai. (comparez ep-oç , amour ) ; dans £(-e-pai (comparez &i'-opai); dans av-u-pai (comparez âv-to), etc.
2° Aucun de ces verbes n’a de redoublement, à
l’exception d’ov-tv-nfU, qui insère, entre la racine et