Anthol. P., VU
la lettre formative y, une espèce de redoublement attique.
3° La racine des verbes en ai qui ont une voyelle formative devant leur désinence, ne subit aucune altération.
repavai, qui sert d’aoriste 2 à yv,pxn.o>, vieillir , a, de même que ce verbe et que le substantif -pipa?, vieillesse , un r, au lieu d’un e.
4° Les Éoliens et les Doriens terminent encore en (ai des verbes, qui , dans la langue commune, finissent en éb> et en a«. Exemples : <piXÉw, çfXïipu, aimer ; vixaw, vixr,jAt, vaincre.
5° Pour la formation des verbes oà'/.ujai, «wujai, y«vu[Aat, xaiVjjAat, xivujAai, voy. § 199.
va (vT||Ai, vapai).
Ce suffixe forme une dizaine de verbes en ,ui :
SâjA-vv)-|Ai, dompter;-
xîo-va-jAat, ) , ,,
! etre disperse; oxio-va-pai , )
xtp-vr,-|At, mêler ;
mX-va-pai, s’approcher ; irtT-vT|-|Ai, étendre;
7ttp -W|-[A[, vendre; xpriu.-vr,-u.t, suspendre.
Ces verbes n’ont le suffixe vct qu’au présent et à l’imparfait. Les deux suivants le gardent à tous leurs temps :
(Aï'p-va-jAat, combattre ; | Su-va-aon, pouvoir.
Remarques. 1” Ces deux derniers verbes sont d’origine obscure1. Les autres sont des formes rares, em-
1. M<xp-va-|A*t est probablement pour pafp^-va-uat. Comparez la racine sanscrite rnrul {marri), <■ broyer, briser", qui, avec
3ii
ployées quelquefois, en poésie, à la place des verbes
àaixaio, oxeâavvjjxai , xepavvutxi , ireTavvujU , lîi—
itpâcxw, jtpejAawup.1.
2® Tous ces verbes, à l’exception de Sû-va-pat, sont formés de racines terminées par des consonnes.
3° Ceux qui ont pour voyelle radicale un e le changent en i, peut-être pour compenser l’absence de redoublement. Exceptions : itep-vn-pu , xpyfpL-vr-jju.
vu (vujxi, vujxat).
Ce suffixe forme environ quarante verbes en pu, qui viennent, pour la plupart, de racines terminées par une gutturale , ou par une liquide , ou par une voyelle :
oty-vu-fM, briser; ÇeuY-w-pu, joindre; [Aif-vu-fU , mêler ; oly-vu-fit, ouvrir; ir/iy-vu-pu, ficher ; irX>iY-vu-fM , frapper ; J ^/■'y-vu-u.1, rompre ;
ÿpa'Y-vu- pi , clore ; tfpY-vu-jxi, enfermer ;
UOpY-VU-lXl, )
, , 1 essuyer ;
&[xopY-vu-|xt, ) Seix-vu-fxi, montrer; Æy-vu-jx ai, s’affliger.
le préfixe ab/ii, signifie «attaquer, ravager», et, avec sam, prend le sens de « combattre » , dans sam mard-a , « bataille» (voy. Benfey, Gr. fVunell., I, p, 510). Mrid appartient précisément à la 9* classe, et insère, comme notre verbe grec, la syllabe na entre la racine et la désinence : mrïd-nd-ti (part. ma-marda ). Quant à « Su-va-uat » , pouvoir, sa racine Su se trouve dans cû-w, Sù-v-to, entrer, pénétrer [malgré les obstacles): irûXaî xai ttîye a élttti (subj.). Hprnère, 11., XXII, 99.
ap-vu-pai , prendre ; 6ôp-vu-pu, sauter;
<5p-vu-pu, exciter ; a-rdp-vu— put , étendre à terre;
5XXu-pu, pour iïX-vu-pu, détruire ;
«fi-vu-pu, jurer.
ni.
xai'-vu-pwn(x»-xâ-<j6-u), vaincre ; xt-vu-u.au (xi'h>), se mouvoir; oat-vu-pu (Salùi) , donner un repas ;
tî-vu-piai^tu)), se venger, punir;
Yot-vo-piai (yalta), se réjouir; Ta-vu-piai(Té-T«-xa).être tendu; at-vu-uat fpour ap-vu-uai), prendre ;
eï-vu- pu (ion . pourlwuui), vêtir.
Les verbes dont la racine se termine par un e non modifie ou par un o changé en w, et ceux qui insèrent entre la racine et le suffixe la voyelle formative a ou s, redoublent le v du suffixe :
f-wu-pu, vêtir;
Çé-wu-pu, bouillir; o6s-wu-pu, éteindre; Çû-wv-pu, ceindre ; pai-wu-ui, fortifier ; «pw-wu-pu, ctendre à terre ; y pto-Vvu-pli, colorer ;
/oi-vvu-pu , faire une levée de terre;
xep-â-vvu-pu, mêler; xpju-ot-vvu-ut, suspendre ; TtET-â-vvu-pu, etendre; ox«o-a-vvu-pu, dis)>erser; xsp-é-vvu-ptt rassasier; sTop-é— vvu-pu, étendre à terre; xtî-wu pu, tuer1.
Remarques. 1° Quelques-unes des racines d’où ces verbes sont tirés forment en même temps d’autres
I . Ce dernier verbe est le seul qui redouble le v après un i. Quelques grammairiens prétendent qu’il faut écrire ti-wu-uat , au lieu de -rî-vu-pai, chez les poètes épiques.
verbes plus usités. Exemples : nli{a<jù>, (ppaaiw, tïpyai, aïpw, XTstvco, etc.
2° Le suffixe vu ne caractérise que le présent et l’imparfait. Les désinences des autrfes temps se joignent immédiatement, soit à la racine, soit au radical (jui précède ce suffixe. Exemples : r'X-^w (tcX-fly-sw) , xptptx-trw, xopé-aw, etc. — r*vup.ai garde le suffixe et fait au futur yavuijopwct ; ôpivopu fait ogocw (d’un radical ô(xo) .
3P L’a de la racine tantôt se conserve et tantôt se change en r ou en at : çpay-vy-p», i7Xv;y-vu-pit, xat-vu-gai (comparez xe-xa-<jÔai) ; l’o final s’allonge : Çw-vvu-pu ; l’e se change en et dans la forme ionique eï-vu-p»; l’u en eu, dans (euy-vu-pu; l’t en et, dans àety.-vu-’pti.
4° Entre tous les verbes où vu (et non pas wu) est précédé d’une voyelle, ya-vo-gat et -ra-vu-ptat sont les seuls qui aient une voyelle brève. L’t de vt-vu-ptai est long chez les poètes épiques et bref chez les Attiques.
5° À l’exception de deîx-vuptt, ây-vuptat, ôl-’kou.i, ôptvupu, TOT-âvvuptt , cxtà-awupu, tous les verbes en vuptt, vuptat, même ceux qui insèrent une voyelle formative entre leur racine et le suffixe, sont formés de racines terminées par la gutturale y, ou par la liquide p, ou par une voyelle.
6° Nous avons rapproché de xatvuptat, etc. (voy. plus haut, III), une forme verbale où la racine se joint immédiatement à une désinence de conjugaison , afin de constater que dans ce verbe , comme dans les autres, le v appartient bien réellement au suffixe, et non pas à la raçine.