II. VERBES EN
Verbes en w qui ne prennent pas de suffi xe verbal.
Un certain nombre de verbes dérivés ne prennent pas de suflixe, et se forment en ajoutant simplement la désinence verbale âu radical du mot d’où ils sont tirés. Exemples : &np£-opÆi, combattre, de com-
bat; p",v£-(o , être irrite', de ptTivi-;, colère; icyjj-w , être . fort, d’iffyu-ç, force ; &axpù-e>, pleurer , de&xxpo, larme', paai'Xtu-Wj être roi , de (îacr iXeu-ç , roi; p.apxùp-op.ai, témoigner, de {vaptup, témoin. .
Quelques-uns des verbes ainsi formés altèrent la voyelle du radical d’où ils sont tirés. Exemples xexp.aip-op.ai, poser comme borne ou limite , de xsxp.ap, limite, borne , etc.
On peut joindre à ces verbes ceux des verbes en ôu qui sont formés de substantifs de la première déclinaison, comme àej/a'-to , avoir soif, de soif; ceux des verbes en qui viennent de primitifs dont le radical se termine en e, comme o&yé-to, éprouver de hi douleur, d’aXyoç, gén- a).ye-o; 1 , douleur; ceux des verbes en ô« qui ont pour primitifs des mots de la deuxième déclinaison , comme y poao-w , dorer , de yp'jo-ôç, or. .
Dans quelques verbes en £<■> et en a <rw, les cousou-r
•1. Dans aXyoç, le c, comme nous l’avons dit au § 129 (voyea aussi p. 312 et suiv ), appartient au suflixe, et le thème des cas obliques devrait être oXyse-; mais la sifflante est tombée, et, dans l’état où nous trouvons la langue, le radical décliné est bien dXye-, c’est-à-dire, terminé par un e.
nés ers , ne sont pas non plus, à proprement parler et uniquement, des lettres formatives, mais en partie une altération de la dentale ou de la gutturale du primitif d’où le verbe est tiré (voy. §§ 195, 1°, et 204,219).
S SO- LISTE ALPHABÉTIQUE DES SUFFIXES QUI SERVENT A FORMER LES VERBES EN 0).
<&••> voy. Çw, S 201.
: .. aOto, voy. 6m, § 205.
atveo, voy. vu, § 214.
otipM, voy. pwi, § 21 (5. „ ,
o, , .. . alu), voy, îm, § 207.
■ et» M, voy. 1m. § 200.
avaio, vpy. vom, §211.
ctv<i>, voy. vo», §214.
eterxM, voy. axt», § 218.
• r • • lïÀ - • ' sA
â-fi», â-ouou (voy. i*m, § 206, et vocm, avâ<.(, § 211 J.
I. 1° La plupart des verbes en au se forment de substantifs de la première déclinaison, dont le radical se conserve entier et sans altération devant les désinences verbales. Seulement le's noms en r, changent leur ■* en a. Exemples : , avoir soif ',
de ££<]«, soif; aèrta-ofAai, accuser , d’atTia, cause , accusation; Tijjta-M, honorer , de ti(ay(, honneur.
Les verbes ainsi formés ne prennent pas, comme l’on voit, de suffixe yerbal, mais gardent simplement le suffixe nominal. .
BAflS M WfiUK GRECQUE. 3*7 ■*
2° Il y a aussi un certain nombre de verbes en «w tirés de substantifs de la deuxième déclinaison, L’o final 4e ces substantifs est remplacé par la formative verbale x. Exemples : otorp-a-o), aiguillonner , d’oîcrp(oî)( aiguillon ; r,Xi a-w, briller comme le soleil, de yjA^oç), soleil; àpuTT-a-w, dîner , d’ipwT(oy), dîner •
3° Moins nombreux sont ceux qui ont pour primitifs des noms de la troisième déclinaison. Exemples : jpyv-c t-oj, faire le cynique , de jwwv , géu. xuv-q'î , chiett; ^pt-a-ou-ai , se disputer , rie ^wp.t(ç) , querelle ; yav-a-w, briller , de yâvoç, gén. yâve-oç, éclat, etc.
Pour tirer un verbe en «w d’un nom de la troisième déclinaison, on ajoute ordinairement la formative n '
au thème nominal ; plus rarement on la met à la place de la dernière voyelle de ce thème.
4° Les adjectifs forment aussi des verbes de pe genre. Exemples : xw<p-a-w, rendre sourd, de xco<p(jSr;), sourd ; W/ ar-a-w, étrç le dernier, d’IV/aT(p-s), le ffer-s nier ; xaT-wi-a-y», çalmer, d’r,iri(o-<;), doux, etc. y
5° Cinq ou six verbes en âw sont dérivés d’advprbes. Exemples : ài/a-io , partager en deux, de Kljx , en den.r; avra-to, rençontrer, d’av-rac, contre, en présence, efp.
6® Il y a aqssi quelques yerbes en oéw qpi paraissent, au premier aspect, avoir pour primitifs d’autres verbes. Exemples : «pup-a-w, synonyme de yûy -b>, pétrir.
Quand leyerbe d’où i|s sont formés a pour yoyeljp radipalp un «, cet e se change en <»• Exemples : vpw-/- -a-w, synonyme de Tpéy-oj, courir; Tptuir-swo, synonyme de -rpéir-w, tourner, etc.
Mais il est plus naturel de dériver Tpwy-flw, rptoir- -xp, etc., de Tpo W, xporé, etc., et de rattacher <pyp-aw, .
et les autres verbes du même genre, à des noqjs
aujourd’hui inusités et qui peut-être même n’ont jamais été employés , mais qui cependant existent virtuellement et sont implicitement contenus dans ces verbes nominaux. -
7° Enfin un certain nombre de verbes en aw sont d’origine obscure. Exemples: (uija-u1, sourire; oùr- -x-o)', blesser, etc.
8° 11 ne faut pas considérer -rra(w) comme un suffixe dans /.«[ATET-a-co, briller ; eùye -r-a-optat, prier ; vauT- -a-w , habiter. Ces verbes sont dérivés de ,
brillant , tùytxÇr^), suppliant , vatér(viç), habitant. — Il est possible que la dentale qui précède l’a de Tïî>e9aw (pour Ô7i"XïTaco ?), être florissant, appartienne aussi au thème de quelque ancien adjectif verbal inusité, qui se tirerait régulièrement de 6aVXw, Tt-ôviX-a, fleurir (9aXérr,î).
Remarquez encore la formation d’èpuToua , qui a évidemment la même racine qu’ép-oftai , interroger.
II. Voici quelques autres dérivations exceptionnelles : de "ktiyui, lécher ; etXu<poto>, rouler en
tourbillon ; eftuciraojjwxi, se mouvoir en contractant son corps*, d’ïiXûw, tourner, rouler. Ces verbes sont probablement dérivés de substantif^ inusités.