‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 66 sur 120 · I. Beaucoup de verbes en éu se forment de sub · texte numérisé non relu

I. Beaucoup de verbes en éu se forment de sub

stantif de la deuxième déclinaison '. Exemples : «iv- -e-w , louer, d’*Iv(o{) , éloge; âp(.6(i-t-co , compter , d’«pi9ji(o«) , nombre. • ,

Moins nombreux sont ceux qui ont pour primitifs des substantifs de la première ou de la troisième déclinaison. Exemples : abmVé-w, menacer, d’àîreiXfvf), menace ; {McpTyp-é-w, être témoin , de puxprup, gén. p.ap- Tup-oç , témoin ; i\ y-é-w, éprouver de la douleur , d’iXyec, gén. âX-ys-oç, douleur.

Oïl voit par ces exemples que, daus les verbes tirés dp substantifs de la première et de la seconde déclir naison , fa forniative VertjaJe s prend la place des lettres finales o(t), s(v), «, ti ; que, dans ceux qui ont poqr primitifs des noms delà troisième déclinaison,

: tantôt s'ajoute au thème nominal, tantôt se met à la place de }’* qui termine ce thème.

II. La classe la plus nombreuse de verbes en fo. est celle des verbes qui ont pour primitifs des a dr jectifs composés, en o« , -nç, wv, surtout en o«. Exemples : âvaur^uvT-é-w , être impudent, d’àvaiie^uvvfpç), impudent; à^tx-j-w, être injuste, d’a^ndoe), injuste ; otxpaT-t-*), çtre sans force, d’àxpcxvïk, gén. ixp«Té-{oî), qui est fans force ; ppLoyywjAov-e-^, être du même avis , de à|i.oyvwp«yv , gén. ôpuryvw[Aov(oî) , qui est du rnérne av(s.

1 . Il y a une grande affinité, en grec, entre o et t : ce sont les deux substituts ordinaires du sanscrit a. Voyez je Tableau de concordance, § 39.

Ceux qui viennent de noms composés en -r.ç de la première déclinaison sont beaucoup plus rares. Exemple : tùepye-r -é-w, être bienfaiteur , d’£ÙepyéT7];, gén. eùepyé-rou, bienfaiteur.

Un certain nombre de verbes en é« ont pour primitifs des adjectifs composés qu’on ne trouve pas dans la langue, mais qui existent virtuellement et dont la formation serait très-régulière. Exemples : à.71ovpioVjy-é-w , parler de choses étrangères (au sujet), de l’inusité àX>.oTpto>.ôy(oi;) , qui parle de choses é trangcrcs ; y\> yoàtx-e-M, éviter de comparaître en justice , de l’inusité çuyô-&ix(oç), qui évite de comparaître en justice , etc.

III. Un très-petit nombre de verbes en éco paraissent venir d’autres verbes , non contractes. Exemples : pw-6-M, initier aux mystères, de pw-w, se fermer, se taire ; r,y-e-ou.ai, servir de guide , d’ay-to, conduire, ou d’ayo;, guide (remarquez le changement d’a en yi).

Mais il 11e faut pas considérer comme dérivés d’autres verbes des mots tels que piirT-e-w, jeter, çvp-é-opuxi, raser, etc. Ce sont des verbes nominaux, qui viennent de ftirtoç, jeté, \ uptfv, rasoir, et non de pôrrw, £tjpopt.ai, etc.

Quelques verbes n’ont la formative e, ou l’r qui la remplace , qu’à un certain nombre de leurs temps (voy. § 28, IV). Exemples : Sox-é-u) , sembler, fut.

yap.-s-to , se marier, de yaao; , mariage , aor. s-yvi-jza ; (ïo’jX-oaat, vouloir, fut. jÜoy'X-r'-cou.ai (de fJouX-yJ, volonté?)', p.avf)-avw , apprendre, aor. 2 u.aO-£iv, futur |za9-7HJo;i.ai , etc. — Souvent, dans ces sortes de verbes, on peut considérer, comme servant de primitif aux temps qui ont la formative e (vj), l’infinitif aoriste 2 (|Aa&eîv pour LtaOe-eiv, aptapruv pour âp.apTe-£iv, etc.).

IV. Les-. Ioniens terminent en éw plusieurs verbes qui, dans la langue commune, finissent en aw.

V. , Enfin un petit nombre de verbes en éta sont d’origine obscure. Exemples : nroi-s'-w, faire; xop-ê-w, soigner; Çm-r-E-w, chercher', etc. — Encore trouve-t-on employés eu composition les primitifs de quelquesuns de ces verbes : -77010?, -xop;, etc.

VII. Remarquez aussi les verbes (Jw-oxpe'-w , appeler à grands cris , de poâ(w), crier; xaX-KJTpe'-w, synonyme épique de xaX(eto), appeler, èla-ox pé-w, synonyme d èXa yv(o) , pousser. Ce sont probablement des verbes nominaux. Le dernier, du moins, se rattache à èlac.Tp(ov) , instrument pour pousser.

VIII. ’Altvâs'to, x.’j'Xivàsoj (xa>.iv^6w), rouler , paraissent avoir pour primitifs à>.£v£w, x\A£v&o./yoy. §‘221 ).

Ç-ui, Ç-0(iat (âÇw, l'Coi). Voy. , au § 224 bis , les Notions comparatives.

Le plus grand nombre des verbes en 'C-is sont dérivés de substantifs. Le Ç est tantôt une altération d’une dentale ou d’une gutturale qui appartient au thème nominal, tantôt une lettre formative intercalée (voy. p. 163, note 1). Quelquefois même on insère entre la désinence verbale et le radical du mot d’où le verbe est tiré, non pas simplement Ç, mais «£,

I. Les verbes en aÇ-w viennent, pour la plupart , soit de substantifs de la première déclinaison , soit de noms neutres de la troisième, eu pia, soit

1 . On a rapproché foxco) de la racine sanscrite y de, « chercher >■ : 7Toi5(>>, de p4, « être puissant » (voy. le Gloss, du Sdma- Véda, p. 223); xojxfw, soigner , soutenir-, de ksham, « supporter ».

de mots déclinables dont la dernière voyelle est précédée d’un t , soit enfin d’adjectifs verbaux en -ri;. Exemples : ayop-âÇ-w, acheter , d’âyopa, marché ; àyupxa- -C-w, quêter , d’âyüpxii; (gén. ayvpxou), quêteur ; ÜtjilX- -U, admirer, de Ôaupia (gén. 0avpaT-oç), admiration ; àXXoxpi-«-£io, être malintentionné , d’àXXoxpt-o; , étranger, malintentionné ; , être en bonne santé ,

de ûyt-ïi'?, sain ; ôvo x-a£-ti>, blâmer, d’ôvox-ôç, blâmé, etc.

On peut regarder comme des exceptions les verbes eh aÇta qui ont des primitifs d’une autre espèce que ceux dont nous venons de parler. Exemple : ùr-aÇ-w, égaliser, d’îc-oç, égal, etc.

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