‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 74 sur 120 · V-W, V-0[X«l (îvw, îvb), OtVOJ, Etvw, vvw · texte numérisé non relu

V-W, V-0[X«l (îvw, îvb), OtVOJ, Etvw, vvw

I. Un certain nombre de verbes allongent leur radical par l’insertion, entre la racine et la désinence, d’un v, soit seul , soit précédé d’un i, d’un *, ou des diphthongues ai, si. Exemples : <

1® v-u : T£fA-v-u, aor. 2 xejx-sîv, couper ; tî-v-u, payer de tUi >, estimer ; Ju-v-u, synonyme de $u-u, entrer ; 2" iv-u : op-îv-u, synonyme d’op(vupi), faire lever ; 3® av-u : âpuxpt-av-u, aor. 2 àjAap-r-sïv, errer ; (JXaor- -av-u, aor. 2 pXo<iT-«ïv, germer; dXç -av-u, aor. 2 àX<p- -eîv, produire, trouver ; ■ • ■

4® aiv-u : ^a£vu , de £é-u, gratter ; fJaiv-u, fut. (W- -oouai, marcher ; .

5® siv-u-: aXs-eiv-u, d’àXe-oaat, éviter; tsivu (parf. xe-xa-xa), tendre , étendre. >

. Remarques. La plupart des verbes ainsi formés ne gardent le suffixe qu’au présent et à l’imparfait, et tirent leurs autres temps, soit directement de la racine, dont quelques-uns allongent la voyelle, soit du thème de l’infinitif aoriste 2 : Xapië-av-u , l-Xaê-ov ,

V/)<}io|jt.at ; ctaapT-avto, âuapTuv (àpapTï-«v), aptapTr'-aw, etc. Cependant ôptvw fait au futur optvw; £atvw, £av w; vetvw, t£vû, etc.

Dans un certain nombre de verbes de deux syllabes, les diphthorigues et, ai, remplacent la voyelle finale de la racine ; £e-w , £ai-v-u, etc.

Beaucoup de verbes en av-w insèrent une nasale dans leur racine, aux temps où ils ont le suffixe1. Exemples : Xaë-eîv, Àapië-av-w, prendre ; Xa^-eîv, layy- -av-oi, obtenir par le sort; âS- sîv, âv£- av-w, plaire , etc. — La nasale , comme on le voit par ces exemples , est toujours de même nature que la consonne dont elle est suivie (pt devant une labiale, y devant une gutturale, v devant une dentale).

Remarquez le changement d’a en au, dans i\i cu-v-w, rut. sXa-ow, chasser. ,

II. Un grand nombre de verbes en atv-w, uv-w, ont pour primitifs des mots déclinables.

La plupart des verbes en atv-w viennent d’adjectifs en oc, rç, wv, et de substantifs en pta (puxxoç).— La plupart des verbes en uv-w viennent d’adjectifs en ôç, et d’adjectifs en oc qui font le comparatif en twv. Exemples:

1° atvw : etypt-atv-w, rendre sauvage, d’aypwsc, sauvage ; àaeXy-atv-w , être licencieux , d’àaeVjf-ifc, licencieux ; Trî7r-atv-w, mûrir, de ireVwv, mûr ; £etpt-*tv-w, craindre, de &eîptâ, crainte , etc. {

2° uvw : àptëX-uv-w , émousser , dàptéVvc, émoussé; atay-ûv-w, enlaidir, d’avr/poc (cOtnp. aiay-twv), laid; nakl-'jv-w, embellir , de xaXôc (comp. xaXX-twv), beau , etc.

i . Chez les Ioniens , \xpié-âv-oi garde sa nasale à quelquesuns des temps qui n’ont pas le suffixe : X«fjts67jv«t.

Quelquefois c'est l’euphonie seule quiparalt décider si le v doit être précédé de la diphthongue at ou de la voyelle u. Ainsi plusieurs verbes se terminent en a(vw, parce qu’ils ont un u dans leur racine ; d’autres se terminent en uvw, parce qu’ils ont pour voyelle radicale un a.. Exemples : y Xux-aiv-w, édulcorée de yXux-uç, doux; âêp-’jv-td , donner un air efféminé, de àëp-oç , efféminé; àpwcô-uv-w , pulvériser, d’ajiaQ-oç, poussière, etc.

oûta, voy. û(o, § 22t.

o-o), o-oua t.

1° La plupart des verbes en <U> ont pour primitifs des mots déclinables, surtout des adjectifs, de la seconde déclinaison. Exemples : dXXorpi-ô-a) , rendrè étranger, aliéner, d’àXXoTfi-oç , étranger; o-re^av-d-u», couronner , de cTe'^av-o;, couronne ; ypu<7-ô-«, dorer, de ypua-oî, or, etc. • •

2° Beaucoup plus rares sont ceux qui viennent de substantifs ou d’adjectifs de la première ou de la troisième déclinaison. Exemples : àv^p-o-w, rendre homme , d’dvép, gén. acvàp-oç, homme ;X, ripu-o-o», causer du dommage, de ^r,u.t-a, dommage , etc.

Quand le primitif est un nom de la preqnère déclinaison, ow remplace la voyelle finale *, n. Quand c:est un nom de la troisième , <>w prend ordinairement la place de la désinence du génitif (<x). Cependant quelquefois aussi la formative verbale remplace, soit Un suffixe, soit une pàrtie d’un suffixe. Exemples : «oDev-o-w, affaiblir, d’dsOiv-yic, faible : *Xïï(m1-w remplir, de icX-ép-xî, plein, etc. . '

. Remarque. La plupart des verbes eu o-to sont transitifs et expriment l’action de produire la chose signifiée par le radical : (mpu-o-u, causer du dommage ; ou de changer un objet en celte chose : àv&p-o-w, rendre homme; ou de munir un objet de cette chose : <rr*çav- -ô-w, couronner. . .

p -u), p-opicit (aîpco, t(pw).

La liquide p parait ne jouer le rôle de lettre formative que dans un très-petit nombre de verbes. Elle est ordinairement précédée des diphthongues ei, ai (voy. p. 364). Exemples : «Jm-p-w, effleurer, de i|»3 t-o> , racler ; s jçQ-aip-w , haïr , d’fyQ-oç , haine ; oixr-tip-w , avoir compassion , d’olx-r-oç, compassion, etc.

Il est très-probable que le p de quelques-uns de ces verbes appartient au thème nominal d’où ils sont tirés, et qu’il faut dériver oixTtîpw et è^Ôatpû» i non d’otxToç et ds/Jlo; , mais d’oixTpoî et d’eyOpa.

atî-w.

Un certain nombre de verbes insèrent la diphthongue ei entre le a et l’w dont se compose la désinence du futur, et forment ainsi des verbes désidératifs , c’est-à-dire des verbes qui expriment le désir ou l’envie de faire l’action marquée par le verbe primitif. Ces verbes gardent la figurative du futur, parce que le désir implique l’idée d’avenir (voy. les Notions comparatives, p. 371 et 379).

’A.7;-a)Ja?eîio (ir.xlla.'f-ai-oi') , clés irer (T être délivre', d’oc7caXAaTT», fut. à-aXXac;co, délivrer /

2u(i-6a-(iet-(o (pour <w[A-ê-/i-<T£i'-w), avoir envie de faire un accord , de dufiêai'vw, fut. <rj[j.-ër'-<jopxi, je réunir ;

rtXa-<7et-tü, «tW/- em>ie c/e r/>e, de ytXaw , fut. yeXa-

rire ;

rpaij/titd (ypair-oîî-w), avoir, envie décrire, de ypa<p<ü, fut. ypâ<{«o, écrire ;

Apa-oei-û), désirer d agir, de $pa-<t>, fut. &pa-d<o, agir ;

napa-^w-eîi-w j eYre porté à livrer, de irapa-$f5(op.t, fut. rapa5üj-(jtü, livrer ; ’

’EXa-det'-w , aitner à aller à cheval, d’èXauvw, fut. éXa-dco, (pousser en avant ) aller à cheval;

’Epya-det-to, désirer faire, d’èpyaÇopiai, fut. èpya-coptai, faire ; -. * .

KXaiwret'-to, atw ew/e cfe pleurer, de xXai'w, fut. xXau-coputi, pleurer ;

Kv/i-eei-u, «eo/V envie de se gratter , de xva'u, fut. xv7|'-<tü> , gratter ;

NauLià/ïi-oet-ü), avoir envie de combattre sur mèr , de vauLtayéiu, fut. vaupLapi-dw, combattre sur mer ;

’0|îtw (oTC-ne î-td), amr envie de voir, d’odaojzai, fut. o^opiai, voir; ‘ • ’

IloXtpLvi-ott-ü), a^oi> e/iwe rfe /a/re /a guerre , de tcoXspuw, fut. TCo^epLif-dw, faire la guerre ;

Kara-exeua-oei-w, aeof/1 envie d apprêter , de xaxadxeiaÇw, fut. xa-radxeua-dw, apprêter ;

Tupavvn-dgi'-tü, aspirer à la tyrannie , de Tupaw&o, fut. TupavvKi-ffco, être tyran;

’ftvYi-dei-w, avoir envie d acheter, d’ùvéoutai, fut. ùvr'- . -dopai, acheter.

Voy. § 206, les désidératifs en ictw, et § 207,, le désidératif xei'u. — Comparez aussi les verbes qui

ont un seul <r devant la désinence, § 28, I, èt les désidératifs latins en -urîo ( esttrio , etc.), qui gardent les lettres formatives du participe du futur aètif (en -urus). ' *

ax-ot, 3x-oy.it (îdxu), ttoxm, r'<rxtn, taaxw, \5oxw, taxio).

Presque tous les verbes qui ont devant la désinence les lettres formatives ex sont dérivés de verbes en w pur. Plusieurs allongent la voyelle finale du thème d’où ils sont formés; d’autres la remplacent par i ; un certain nombre prennent un redoublement.

La plupart de ces verbes ne sont usités , ou du moins ne conservent les lettres formatives ax, qu’au présent et à l’imparfait. Quelques-uns se rapprqi chent, pour la signification, des verbes inchoatifs latins, en (c)jco’; d’autres ont un sens causatif.

Exemples : irôoLax-w, entrer dans fdge de puberté, de flêot-w, être dans P dge de puberté ; [«Oé-ax-tu, enivrer , de pôu-w, être ivre ; yu-yavf-axiü, rappeler , de (xva-o|Aai , se souvenir ; yt-yvw-ax-w , connaître , de la . racine yvo; <mp-icx-<«> , synonyme de «-repé-u, priver, etc.

Remarques. 1° Les deux verbes àp-ap-ttrx-w, adap-

.1. « Sunt derivativorum diversæ spt ciea, ut inehoMina, quæ initium actus vel passionis significat , ut cale» , calescv ; horreo , horresco\ tabeo , tabesen : que pleruraque a neutris, absolutam ve! intrinserus natam signilicantibus passioneni..., derivantur, ut rttbcn, rubefeo; arden , ardcs.cn, etc.... Ideo autem diximus [île— rutoque, quia invemuntur fetlaiu ex allis verbis, ut cupin, cupiiro. «Priseian., Inst . grarrtm,, VIH, 14 fed. Krehl).

ter (f. ip-û), ip-taxMû (f. âp-é-<xw), plaire , viennent de la racine dp, l’une des plus fécondes qu’il y ait en grec, et insèrent, l’un un t, l’autre un t, entre cette racine et les lettres formatives. — Ky-fffx-w (de x'J-w), et ypYi-tux-ouat (allongement Ion. de ypd-opwti), prennent aussi un t, bien qu’ils viennent de radicaux terminés par des voyelles.

2° Dans £si&£ffxofx.at (de Seix-vutu), accueillir , montrer ; TiT’j'Tx.oaat (de teTux-sïv, aor. 2 épique de ter/-o>), apprêter ; ainsi que dans Adoxw (aor. 2 Xax-sîv), retentir, le » appartient à la racine, et le g seul est intercalé (comparez le substantif XéGyïi, entretien , de >iyw, dire ; £igxqç, disque , de Sw.-ii'i, jeter).

3° Au&x-gx-io, enseigner , quoiqu’il soit formé de la racine £a, contenue d^ns les aor. 2 act. et pass. #é- -&x-e et 5a-ïïvai, conserve la gutturâle à tous ses temps (fut. SiSocÇitif etc.).

4° Remarquez les inétatlièses suivantes : Gpw-ox-w (aor. 2 Qop-etv, voy. § 199, II), sailter; GW-gx-u» (aor. 2 Gav-ttv), mourir'. Il y a dans pi-ëpdi-Gx-o» (pé- -êpw-xa, ^6-^pw-Gou.ai), manger , un déplacement semblable à celui de Ôpto-ox-o» (Ôop-eïv), car ce verbe nous offre, sous la forme êpo, la racine que nous trouvons, sous la forme Pop, dans Jîopd, nourriture (voyez

5° L’a de la racine se change en au, w, dans les

t. Le radical 0po, 6op (ôôp-vuui, sauter, 8o5p-aç, impétueux) a beaucoup d’affinité avec la racine sanscrite tvar, « se hâter *,pmperare, qui, dans des dérivés, prend les formes tur, tûr. — May, racine de 9vii<rw*>, Ôav-iîy, est identique au sanscrit dhan, qui est la forme ancienne de han, « tuer», et qui se trouve dans *tdhan-a, « mort», ainsi que dans dhan-ta, • arc», proprement «meurtrier». • . • * ■,

formes <pau-<jx-u> , , luire , citées par les gram-

mairiens’, et dans irt-ipao-dx-tu, indiquer.

6° Dans tti-ey-ta , aor. 2 i-tt aô-ov, être affecte , le 0 est tombé devant la sifflante, et l’aspiration a été reportée sur le x du suffixe crx.

ca-ü) (attique rr-o»), as-ouai (rc-opatt).

I. Dans la plupart des verbes en «no (attique ttm), les deux er ne sont pas des lettres formatives, mais plutôt une altération d’une gutturale* qui termine le thème verbal , altération qui n’a lieu qu’au présent et à l’imparfait. Exemple : paXacrcco , imparf. epaXacorov, fut. u.a>.a;<o ([xaXax-aco) , amollir.

A beaucoup de ces verbes en «ko correspondent des mots déclinables en x-oç , y-o? , ; (y-; , x-ç , y-ç) ; mais parfois il est difficile de décider si ô’est le verbe qui vient du nom, ou le nom du verbe; cependant il est probable que le plus souvent les verbes ainsi

1 . Les composés Sia-çw-cx- (o, 8ta-»aû-<rx-ti>, se lisent dans de bons manuscrits d’Hérodote (III, 86, ix, 45), et le radical de Ÿ«û-ox-< o se trouve dans cpaïï-at? , éclat. — En sanscrit , bhd veut dire « briller", ainsi que les deux racines bhâs et b fias. Cette dernière, qui est védique et a divers autres sens, est de la 3* classe et prend un redoublement : ba-bhas-ti (cf. in-:paôa-x-u>).

2. Cette gutturale, selon toute apparence, était primitivement suivie d’un i (représentant la formative y a du sanscrit). Cet i s'est changé en c, et il s’est fait de plus une assimilation rétrograde : la gutturale s’est également changée en a. C'est une permutation semblable à celle que nous avons remarquée dans les verbes en Çio (voy. § 204 et p. 163, note 1). Les deux a remplacent de mérite une gutturale, suivie d’on t, dans les comparatifs sXolca-t»>v , d’s’Xayüç, petit ; pâacwv, de pax-p »ç, long, etc.

formés sont des verbes nominaux (voy. les Notions comparatives, § 224 bis).

II. 1° Sont certainement dérivés de mots déclinables les verbes : aîj /.â-cc-w, ensanglanter , de aipwc, gén. aïptax-oç , sang; xopu-cs-w, armer (dan casque ), de xdpu; , gén. xdpuô-o;, casque; àyvM-wr-w , ignorer , d’âyvwç, àyvwT-o;, ignore; maé-ci-i o? avoir la fièvre, de rucs-r-d; , fièvre ; être affame', de ).iu.d-ç ,

faim ; Xoip.w-TT-w, avoir la peste, de Aoijxô-ç, peste ; dveibw-tt-co, rêver, d’dvttpo-ç, rêve ; ûyptS-ffff-w, être humide, de ûypé-ç, humide ; àçpa-cir-u, manier, de â<pr', action de toucher. — ’Aypi o-cc-w, prendre, vient probablement d’âypa, chasse, et [pu-nc-io, fouetter, detpiaç, gén. ijxavtoç, fouet. — «wmV /« eue faible , a sans

doute pour primitif qui a la vue faible. Les

deux h y remplacent le r. Le thème verbal oit subit la même altération au présent o<7<j-opwit (fut. 5ir-<7opi.ai).

2° Un moins grand nombre de verbes en ccw paraissent dérivés d’autres verbes, et l’on peut même, pour quelques-uns de ceux qui semblent ainsi formés, supposer quelque mot déclinable intermédiaire, dont l’usage se serait perdu : «y pn'-cc-w, pour ëypniyope'-w1, veiller ; ûirvw-do-td, pour (orvo-w, sommeiller ; pour

aXd-to, être hors de soi ; xivu-cc-opiai, chanceler, de xive-co, ou plutôt de xtvu-aai , ( se ) mouvoir; vi-aa-opti, pourvë-opwti, fut. vei'aopiai, aller; effrayer ,

de àe'-ài-a, craindre. — <t>pt|A-a<jir-o{Mu, frémir de joie , hennir, etc., se rattache peut-être à PpêpL-u (compar. le latin fremo ), et (pcu-affa-opiai, qui a presque le même sens, à (dpu-w, Ppyot^w*. . *

t. ’Eypni-yop-iu) a, de plus qu’ëypr'-affo), une sorte de redoublement intérieur (voy. p. 373 et 374).'

2. Plusieurs des verbes en aso> qui paraissent tirés d'autres

DE LA FORMATION DBS MOTS

Remarques. Dans quelques-uns des verbes en ttw, dérivés de mots déclinables, les deux t ont pris la place de la dentale qui terminait le thème nominal (aipta-TT-w, aîjxaT-Oî ; îxyvw-tt-w, ecyvwT-oî). — AïiÔét-t-w (synonyme d’àfitu'-w), ri être pas accoutumé, a conservé le i final de l’adjectif àin'Ôviç (gén. obi'Oe-oç, pour ««i9«t- -oç, inaccoutumé; voy. 79 et 129). — Dans d’autres verbes nominaux, aussi bien que dans ceux qui ont pour primitifs des verbes, les deux t sont de véritables lettres formatives, insérées entre le thème du primitif et la désinence verbale (Xipui-7T-w, Xi|/.-o; ; xivu-tt-w, xtvu- -p-ai). — Plusieurs de ces verbes ne sont usités qu’au présent et à l’imparfait. Ceux qui ont d’autres temps y remplacent, pour la plupart, les deux t ou les deux t par une gutturale (aipwti;w, £ti$tt;o|Aai, etc.).

Les verbes où les deux a sont précédés d’un o le changent en w (Xijj-w-tt-w); èypvi-GT-w allonge de même l’e final du thème d’îypviYops-w.

III. I^es deux a paraissent jouer aussi le rôle de lettres formatives dans six ou sept verbes primitifs, tels que irX*-oc-w, fut. irXà-Tw, façonner, etc.

Bpà-TT-w, agiter, soulever , et |ipâ-£w, bouillir, font tous deux au futur (Jpâ-cw ; le premier parait être la forme causale du second

t-w (?w, (J/co), voy. § 28, I (p. 125, note 1).

verbes sont probablement des formes intensives pu des formes causales Att-§l-es-o[i»t , effrayer ( vouloir faire peur), pourrait ctre un désidératif de la forme causale (voy. les Notions comparatives. § 224 bis). I.a tangue a évidemment consacré à des usages très-divers les formatives (<j)<r(w)et Ç(w), dentelle ne connaissait plus bien l’origine ni la véritable nature.

T-ÙJ , T-OjJiat.

La dentale t1 sert à allonger au présent et à l’imparfait ; ’ .

1® Un grand nombre de verbes qui ont pour dernière consonne radicale une des labiales (i, r, , <p ; exemples : xpûir.-T<.<u, aor. 2 è->tpùë-i)v, cacher ; xôw-t-w, aor. 2 î-xôw-r,v, couper ; piit-T-o , aor. 2 sp-^i<p-nv, jeter (dans tcitttü), pour tu-né t-o>, tomber , le t appartient à la racine et n’est pas une lettre formative) j

2° Le verbe tixt-w* , aor. 2 ê-tex-ov, enfanter ;

3° Chez les Attiques, les deux verbes àvû-T-w, pour àvu-w, achever ; «pu-T-a», pour àpü-w, puiser.

voy. dd-w, § 219.

ti-oi, û-ofisct (ail (o, oiloi).

La .voyelle u* ne joue le rôle de lettre formative que dans un très-petit nombre de verbes. Exemples : àv-u-ü), synonyme d,’<xvw, achever ; àX-v-w, errer , com-

1 . La dentale ne joue pas en sanscrit le rôle de formative * verbale; en grec, elle aime à suivre la labiale ir. Comparez mi- ‘ Atç , ttoXi; ; irto).£(iO{ , noXspo;.

2. Il est probable que tixtw est pour ti-tsx-w, comme luirra» est pour jti-itÉt-». Dans ce cas, le t appartiendrait à la racine et aurait été placé , par métathèse, après le x, parce que titxu> eût été trop dur.

3. Voy. dans les Notions comparatives, p. 366, ce qui concerne la 8* classe des verbes sanscrits.

3S2 DE LA FORMATION DES MOTS

parez £\-n , erreur ; ïvt-u-w , préparer , comparez £vt-« a, armes , instruments; àp-r-u-t», arranger, de l’adjeclif verbal inusité âpi(dc), cpii se tirerait régulièrement du radical àp (àp-ap-tcxw, ajuster ), etc.

Remarques. 1° Nous ne parlerons pas ici des altérations que subissent les verbes àxou-&> (àx-vîxo-a), entendre ; >ou-<i) (Xo-t) , laver; ypau-w (ï-ypa-av) , effleurer; , toucher , de vj/a-w, gratter , etc. Dans ces verbes l’u n’est pas un suffixe; il sert à transformer le son et ne peut pas être considéré comme une voyelle formative, non plus que l’u du futur de yé-w (yeü-dw), ou de xaiw (xauato )\ Voy. § 26.

2° Dans ôp-oû-w, s'élancer , qui a la même racine qu’ôp-v'jat, exciter , le suffixe parait être ou.

‘■•tâHxL'eê > ■ •

y-u>, y-ofùtt. .

L’aspirée y joue le rôle de lettre formative dans Tpv-yM», fut. Tpv-£oa, user en frottant ; «ipi-y-w, synonyme de ap-w , frotter; vnî-y-to , synonyme de vé-w, nager ; (j/z-y-w , synonyme de tj/a-w, racler ; <j/<â-y-«a, broyer , qui parait avoir la même racine; <mva-y-<i), synonyme de «r-rtvo-Cw, gémir. ' •'

w-to .

L’tu remplace la formative o dans le verbe homérique ûitv-u-u, pour ijm-o-b), dormir.

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