‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 78 sur 120 · Voy. la 6>. comp. de M. Bopp, § 109 a · texte numérisé non relu

Voy. la 6>. comp. de M. Bopp, § 109 a

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-Tov, È-},E*y-É-TY]v 1 : partout la brève t , excepté devant les nasales v et p..

c) Ën latin , c’est la troisième conjugaison qui répond aux classes dont nous parlons; l’a sanscrit, et c’est iine permutation ordinaire dans le passage des formes grammaticales du sanscrit au latin, s’y affaiblit généralement en i : leg-/~s, leg-i-t, leg-i-mus , leg-i-tis. À la troisième personne du pluriel, la voyelle insérée se change en u devant la nasale, leg-u-nt : ce qui nous offre une analogie assez remarquable avec le grec (f-Aey-o-v).

d) Dans les langues germaniques, c’est dans les verbes forts que nous retrouvons le caractère des deux classes qui nous occupent en ce moment et que nous venons de reconnaître en grec et en latin. En gothique, nous rencontrons, à certaines personnes, l’a sanscrit pur; à d’autres, nous le voyons, comme en latin, s’affaiblir en Ainsi le verbe fort gothique nim-an , « prendre » , que nous avons déjà cité ailleurs ’, fait au présent de l’indicatif, au singulier, nim-a , nim-i-s , nim-i-th; au pluriel, nint-a-m , nirn- -i-thy nim-a-nd ; au duel, nim-d-s , «nous prenons h, nim-a-ts, «vous prenez ».

Il résulte de ce que nous venons de dire du latin

\ . J’ai choisi à dessein pour exemple l’imparfait, parce que la terminaison s’y sépare plus nettement partout de la voyelle insérée ; à la 3* personne ( s-Xty-s ) la terminaison manque , comme dans les verbes forts allemands.

2. C’est au chapitre des mots primitifs que nous avons cité ce même verbe nim-an, au prétérit nam, nam-t, nam, et à ce temps il a en effet, dans l’état où la langue nousl’ofTre, toute l’apparence d’un verbe primitif. La seule addition à la racine, au nombre singulier, est le t de la 2* personne.

et du gothique , que le caractère de la 1 n et de la 6* classes, cet a antique de la dérivation sanscrite, a laissé des traces, jusqu’à nos jours, dans la Conjugaison; car les e mi-muets ou muets qui forment ou commencent la désinence , soit dans l’allemand d’aujourd’hui, soit dans notre propre langue, ne sont autre chose que les restes, de plus en plus effacés, de cette voyelle insérée entre la racine et la terminaison verbale : ich nehm-e, «je prends», tvrr nehm-è-n, « nous prenons » ; faim-e , tu aim-e-s , il ainv-e.

-ë) Nous avons dit que les verbes de la 1" classe sanscrite prenaient en outre régulièrement le guna. Parmi les verbes grecs qui, par leur formation, correspondent à cette classe, il y en a qui subissent une

altération analogue :

R. <pi>Y (a°r. 2, t-cpuY-ov), présent (ptuy-w, imparf. ê-ffEijy-ov ;

R.. Xi7t (aor. 2 É-Xnr-ov), prés, liin-d), imparf, 1-XtiTt-ov.

M. Bopp1 reconnaît aussi le guna dans une partie des verbes gothiques, et, même à présent dans l’allemand moderne, il y en a un certain nombre qui, par XAblaut , ne modifiant pas seulement la qualité, mais encore la quantité du son, reproduisent ou imitent cette même modification. . •

2° Verbes qui prennent en sanscrit la formative ya (4e classe).

a) Cette formative, qui est en même temps , dans les temps spéciaux, la figurative du passif,, se trouve

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