‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 79 sur 120 · Voy. Grnmm. cnmp., §§ 27, et 109 a · texte numérisé non relu

Voy. Grnmm. cnmp., §§ 27, et 109 a

dans cent trente verbes environ, qui, pour la plupart, sont neutres. Exemples : nah , «attacher, revêtir», nah-ya-ti (cf. lat. nec-t-ere) ; naç, «périr», naç-ya-ti (cf. lat. nec-a-re).

6)DansUlfilas, nous retrouvons des verbes de formation analogue. Ce sont ceux qui, suivant le 6e type de la conjugaison forte, appartiennent, par leur présent et les parties de la conjugaison qui sont de la même série que le présent, à |a conjugaison faible et insèrent ja'. Exemples: skatk-j-an (aujourd'hui schaden ), « nuire», prés, skath-ja, partie, actif skath- -jands, prétérit skoth, partie, passif skath-ah s ; hlah- • /-an , «rire» (aujourd’hui tache n, cf. yeXa-w), prés. hlah-ja , prétér. h/oh.

. Parmi les verbes de la conjugaison faible gothique, qui forme son passé en ajoutant au thème verbal le prétérit du verbe fort did-an , «faire, agir», dont la terminaison te de l’imparfait allemand actuel est un reste, le plus grand nombre se terminent à l’infinitif, au présent, au participe actif, de la même maniéré que ceux dont nous venons de parler, mais 17 intercalé subit, dans sa rencontre avec les désinences, des altérations diverses , et ne se conserve pas aussi intact que dans' leS^ verbes de conjugaison mêlée comme skath-jàn.

Nous avons d’abord parlé du gothique, parce que nulle part la figurative ne se rapproche davantage, pour cette classe de verbes, de la forme sanscrite.

c ) En latin, ce sont les verbes en io de la troisième

1. Voy. la Gramm. gothique de MM. de Gabelentzet Loebe, § 123, et la Gramm . compar . de M. Bopp, § 109, a), 2.

conjugaison, comme cap-i-o , cup-i-o', qui nous représentent la 4° classe.

d) Eu grec, c’est d’abord dans les verbes en Çw et en ggiù qu’il faut chercher ceux qui y correspondent. Nous avons déjà dit ailleurs qu’il était probable que le £ , qui est un des substituts de la semiconsonne sanscrite/2, n’avait pris la place, .soit d’une dentale, soit d’une gutturale, que dans le cas où ces lettres se trouvaient originairement suivies d’un 7, qui, d’après les lois de l’euphonie sanscrite, se serait changé en semi-consonne (/, y) devant une voyelle. Ainsi xppàÇw serait originairement pour cppaà-î-m, <ppa à-y'-to. D’autres fois, la dentale ou la gutturale finale du thème, au lieu de disparaître entièrement, s’est changée.en c, et, par une assimilation rétrograde, le y consonne, équivalant à la figurative/; est devenu également un g. Ainsi Atc-co-ptai serait pour ha-j-o-pai, ^iT-/-op/.ai ; «pptocw, pour cpptc-y-o», <ppw.-y.-w \ Enfin nous ayons vu l’i quitter la place qu’il doit occuper comme suffixe, pour se transporter dans le thème, par exemple, dans àaeîvwv pour àpuvîwv, peiÇwv pour pisytwv, etc. *

1. Il y a un rapport frappant entre le sanscrit Aup-yd-mi, «je suis irrité», et*le latin cupcrc , cnp-i-n, «désirer». Maigre la différence .de signification , c’est évidemment la même racine. Rien de plus ordinaire que ces sortes de changements de sens, dans les mots qui expriment des passions, des mouvements de l’Ame.

2. Voy ( p. 158) le tableau de concordance, et comparez Çeux-toi; au sanscrit yuA-tas, qui a le même sens, Çs * hydvas (nous avons déjà fait ce dernier rapprochement, p. 195, note 1).

Page 1