‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 83 sur 120 · Voy. p. 368, note · texte numérisé non relu

Voy. p. 368, note

2. Ainsi des thèmes qui ne sont pas enx-mêmes des désidératifs, mais des dérivés de désidératifs, peuvent, à leur tour, former de nouveaux désidératifs. M. Benfey, dans sa Grammaire sanscrite ( § 183), cite un exemple curieux d’une formation de ce genre, qui montre que l’échelle de la dérivation peut avoir bien des degrés. De la racine bhû, « être » (fi -o>, /«-«), se tire le

sidératif exprime, comme le dit son nom, qu’un sujet veut faire l’action exprimée par le radical, ou, pour certaines actions, qu’il est à craindre qu’il ne la fasse.

2° Formes verbales dtf nominatives , c’est-à-dire verbes dérivés de thèmes nominaux.

a. Le thème nominal peut passer, sans suffixe ni lettres formatives, à l’état de thème verbal, et s’adjoindre, au lieu des désinences de la déclinaison , celles de la conjugaison. Ainsi du nom propre krïshna on tirera le verbe krïshndmi , «je fais comme Krichna », krïshnati , « il fait comme krichna ».

b. Le radical déclinable peut se changer en radical de verbe, par l’addition d'aya (f-j-l’a de la 1 r* classe, voy. p. 368 note 3), ou de ya, sya, asjn, kdmya. Exemples : krïshna, « noir», krïshndydte , « il rend noir, il noircit»; çatru, «ennemi», çatrd-ya-ti , « il est ennemi 1 ».

Les dénominatifs formés par les suffixes sya, asya et kdmya , expriment le désir, et sont des Verbes nominaux désidératifs ; c’est aussi un des sens du subfixe ya. La formative kdmya est déjà elle-même un dénominatif formé de kd/na , «désir» : on peut donc

thème de l’intensif bâ-bhû-y{a)\ de cet intensif peut se former le désidératif bô-bhû-y-i-sh ; de ce désidératif intensif on dériverait le causatif bà-bhû -y-i-sh-ay ; et de ce causalif un désidératif nouveau, bô-bhû-y-i-sh-ay-i-sh . Il y aurait, comme l’on voit, cinq degrés de dérivation successive , cinq significations entées, en quelque sorte, les unes sur les autres.

1 . Les thèmes nominaux monosyllabiques terminés en a ou en â insèrent la labiale forte /; devant le suffixe ay\a), comme les formes causativ.es dont nous avons parlé plus haut, p. 371.

considérer les thèmes de verbes nominaux où elle figure comme tirés de noms composés. Exemple : rana-kàm-ya-ti , « il désire de combattre », de raria krirm, «désir de combat».

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