Voy. Bopp. Gr. comp
3. M. Düntzçr {Lut. IVortb. , p. 1 AO) regarde encore comme des
formes à la fois causales et dénominatives les verbes latins qui
prennent la formative; g(a), comme cusii-pa-re, fumi-ga-rr ,
d). VERBES DIÎSOMINATIPS OU NOMINAUX.
Les verbes nominaux, sans idée de désir, abondent dans les idiomes européens : ils y sont plus nombreux, plus usités qu’en sanscrit1. Il y en a qui se forment, comme en sanscrit, sans autre suffixe que la voyelle qui s’insère devant la désinence dans les verbes de la 1” et de la 6' classe. Tels sont, par exemple, les verbes grecs en t-w, û-u, ei-w, dérivés de thèmes nominaux qui se terminent en .i, u, eu (vov. § 200, et de plus ce que nous avons dit, p. 112, du passage des noms à l’état de verbes, en anglais, sans autre addition que les désinences de conjugaison).
Les dénominatifs grecs en au, éw, ou, a£u, répondent à la forme en rtr(a) ; ils perdent en général devant les formatives la voyelle finale du thème nominal, et quelquefois leur suffixe entier. En latin, la 1", la 2e et la 4' conjugaisons, qui, comme nous l’avons dit, répondent à la 10' classe sanscrite, nous offrent des dérivés de même nature : le primitif déclinable perd 'habituellement, comme en grec, sa dernière voyelle.
La même suppression , et parfois une plus considérable, a lieu, en gotliique, dans les verbes nominaux en j-nn pour aj-an , o/t, i/ion.
rcnii-ga-re, etc. , et il les compare, pour le sens, aux verbes allemands en < rn, comme ràuc/iern, « faire des fumigations » , ritdern, « ramer », rrinigrn, « purifier », peinigcn, « tourmenter », en faisant remarquer toutefois que la formative ig n’appartenait pas originairement à ces derniers.