Mais, comme on ne peut pas s’expliquer de même la for
11. L’r, n’est probablement qu’un allongement poétique dans les conjonctions èireni, pour èirti, après que ; 'jTnfi, pour oti, parce que. Dans twi pour xi, interro- -, gatif, il donne plus de force à l’interrogation.
Les locutions adverbiales ityent, également, èittxotvr,{, eu commun , peuvent s’écrire aussi en deux mots, dont le dernier est un génitif singulier féminin : à; ï<rr,î, èiti xowtî (sous-entendu (xotpa;, ou quelque autre mot de ce genre).
à la surface (ou dit quelquefois tirtiro- Xr,ç) ; clè suite (qui se rattache à i/a>, fut. ?£w, avoir, tenir)’, pefyvviç, è£at<pvïiç (poét. èÇa-Tcrniç1, delà préposition àro ?) , sur-le-champ, sont aussi des génitifs de substantifs ou d’adjectifs dont le nominatif est inusité.
mation de itâvT-r, , àirovT-r, , de toute façon , ni peut-être du xpu'p-ïi, furtivement , 6j*apT-ïj, ensemble, qui se rattachent à ic3ç, tout, xp'jTc(Toi), cacher, ôpapt(s’oi), être ensemble, ne vaudrait-il pas mieux supprimer l’i souscrit, dans tous les adverbes terminés en yj, et considérer cet tj, qui est devenu un véritable suffixe, comme un vestige d’un ancien cas, d’un instrumental, par exemple, qui ne se serait conservé que dans ces formes adverbiales? Nous verrons plus bas (§276 bis) que la désinence de l’instrumental sanscrit était <f, et nous avons vu au tableau de concordance, § 39, que l’r) était le substitut le plus ordinaire de cette voyelle longue de l’alphabet sanscrit. Après cela, rien n’émpêche de regarder les uns comme des datifs, les autres comme d’anciens restes de l’instrumental , les deux cas pouvant s’employer adverbialement.
1. La forme iSamw); se trouve aussi dans la prose attique. Voy. Thucydide, I, 30.
Il suit de là qtle, daiis les adverbes et lés locutious adverbiales, tk n’est pas un suffixe adverbial, mais un suffixe de mot déclinable, avec une désinence de cas.
Ce suffixe' forme un petit nombre d’adverbes de signification et d’origine diverses. Exemples : ?v-Ôa, ici; de la préposition cv, dans ; à-zi-Qa, synonyme de àr'v, longtemps ; urcai-Oa, en se baissant , de üirai, pour ûiro, sous; |xtvtj-v-6a, peu ; de [aivu;, petit; f suffisamment, de â'Ai(î), assez.
Remarquez : 1 0 le v inséré devant le suffixe dans [uvu-v-ôa, peu, de uuvu(ç), petit ; 2° la formation d’èv- Ta'jôa, ici meme, qui paraît être composé d’svOa et d’aÙTo;. On a sans doute transposé l’aspiration, et dit evTO’jQa pour èvôaùra (forme conservée dans le dialecte ionien), afin que le mot se terminât par le suffixe.
Oc (comparez 6a, § 243). *
Ce suffixe se joint à la conjonction ei, si, pour former eï-Ôe, oh ! si, plaise au ciel que !
Dans les autres mots terminés par cette syllabe, fis est poétique pour 6ev (voy. § 247).
t . H répond au suffixe sanscrit dha, dont nous avons un ancien instrumentai dans les adverbes en dhd, et qui se présente sous des formes diverses dans d’autres adverbes et dans des particules. Comparez aussi le suffixe thà (voy. Benfey, Gr. IVurzell., 11, p. 268, suiv.).
8ev , 6e.
La syllabe 0£v est devenue en grec une désinence équivalente à celle du génitif, comme le prouvent les formes pronominales *pi-0ev, pour èp-oC ; <re-6ev, pour <royj e-9ev, pour o>’. Elle se joint à des radicaux de pronoms, d’adjectifs, de substantifs et dé particules, pour former des adverbes de lieu, qui marquent ordinairement le point de départ, de sortie, et répondent, pour la plupart, à la question d’où? de quel lieu? Exemples : -
1° Pronoms : ô-0ev, doù, du relatif ô({), qui ; iro- -0£v, d'où? du pronom inusité iro(ç) ; ' <
2° Adjeclifs : [aeto-Oev, du milieu, de p.écro(ç), qui est au milieu ; aivtUlev (aivwç), de mal (en pis), d’aivo(ç), horrible , malheureux ; , - .
3° Substantifs : âp-/r;-0£v, dès le principe , d’àpy/f, principe ; 0jpa-0ev, du dehors , dehors, à là porte, de 0upa, porte; àyxâ-Oev, sur le bras, dans les bras (même radie. que celui de l’adv. âyx. a;, qui est à peu près synonyme); oX-o'-Oev, de la, mer, de oéX(ç), 'mer; üouküv-o- 0£v , de Sicjvne, de Zuw&iv, Sjvione; lw-0cv, dès f aurore, de ?<»(;), aurore; àiro-xpîi-Osv , du sommet , de' xpa(v), radical du génitif xpard;, de la tête;
i . Voy. p. 383, note i. — La forme primitive de ce suffixe 6ev,
6e, était probablement Sec, répondant au sanscrit dhas, comme la forme primitive de la désinence de !a‘lr* pers. duplur. était-pe; ' (aujourd’hui -f*ev, tùtcto-u.eç, tutttô-jhev), répondant au sanscrit -mas. En sanscrit, as est, comme nous l’avons dit, la terminaison du génitif et de l’ablatif : la plupart des adverbes en 6«v marquent le point de pépart, ce qui est la fonction propre de l’ablatif. Voy. les Notions comparatives, § 276 bis.
UE LA FORMATION DES MOTS
4U Particules : èv-Ôev, de là (-dedans), d’tv, dans ; ûrep -8ev, de dessus, de ûicép, sur ; àiroirpo-8ev, de loin, d’àiro-irpo, loin ; irpôc-Ôev, devant, avant, de irpciç, irpo ; ixet-dev, de là, d’èxtï, là; iyyû-fiiv, de près, cl’èyyû(c), près; âvw,6ev, d en haut, d’avw, en haut; irépa-6ev , île delà, de ire'pa, au delà; ira poi-Ôev , par-devant, de irapo(ç), devant; Sîj-ôtv, sans doute, de èr(, donc, etc.
Remarques. 1° Dans les adverbes dérivés de noms delà première déclinaison, 6ev est ordinairement précédé d’n), rarement d’a. — Dans ceux qui viennent de mots déclinables de la deuxième ou de la troisième déclinaison, 9ev est presque toujours précédé d’o.
2° Les adverbes dans lesquels 6ev est précédé du suftixe de comparatif repo changent en a> l’o final de ce suftixe, afin qu’il n’y ait pas trop de brèves de suite. Exemples : éTtow-Ôev, de loutre côté, de ?-repo(î), autre ; âxaTepw-Ôev, de chacun dés deux côtés, de ex i- •repo(;), lu/i et l autre, etc. (voy. §§ 248, 262). Au lieu de éxare'pw-Ôev, on dit aussi éxa'rep-ôev.
3° Les adverbes à-yyo-8ev, de près ; Si y<L8ev, de deux côtés; 2xTo-8ev, au dehors (on dit aussi exvo a0ev) ; ev$o- -8ev, du dedans ; (njw-9ev, tien haut; Tn\o-0ev, de loin , sont formés d’adjectifs inusités, et se rattachent aux adverbes ayyi , auprès; Sv/jx, en deux; èx-ro(ç), dehors; evâofv), dedans ; û^où, en haut; TüAe, loin (voy. §§ 248, 258, 262).
4° Dans àAXayd-0ev, /tailleurs ; èxaa-rayd-Ôev, de chaque côté; jiovay o-8tv , <1 un seul côté ; oXrya^d-0ev , de peu de côtés; iravrayo-Oev, airavrayô-6ev, de tous côtés ; irXçiaTayo-Ôev, du plus grand nombre d endroits; irAeovayo-Ôev, d’un plus grand nombre d endroits ; iroXXayS- 0ev , de beaucoup d endroits , 0ev est précédé du suftixe (a)yo, dont nous trouvons le génitif dans iWx-
-)M5ù, etc. (voy. p. 41 0, note 1 ).— On dit aussi aX>.o-0ev, exasTo-ôev, |Aovo-0tv, icâvTO-âev (voy. SS 248, 258, 262).
5° On retranche quelquefois, surtout en poésie, le v final de quelques-uns de ces adverbes. On dit, par exemple, întepOt et 8irep0ev, irav-rodc et iravTOÔsv, etc.
Celte syllabe, qui est évidemment un autre cas, soit le datif, soit le locatif, du suffixe que nous avons déjà vu sous la forme 0a et 0ev, se combine avec des radicaux de pronoms, de substantifs, d’adjectifs et de particules, pour former des adverbes qui répondent à la question où ? dans quel lieu (sans mouvement) ?. Exemples : o-6i, où, de S(ç), qui; to'-0i, là, du radical de l’article, -ro-; to-8i, poét. pour iroù, où ? aÙTO-0i, et, par syncope, au-6i, là-même , d’aÙTo(ç), même; oùpavô-0i, dans le ciel, d’oùpavo'(ç), ciel; p.£cô-0t, au milieu , de-|xiré(ç), qui est au milieu; èxeî-0i, làmême, d’ùceî, là; Èyyu-61 , près, d’iyyu(î) , auprès; xKip-ô-0t, dans le cœur, de xrip, gén. xüp-o? , cœur (remarquez l’o inséré, dans ce dernier adverbe, entre le thème du substantif et le suffixe); ircoirpo-Ôi, synonyme d’âiro-irpo, loin, etc.
Remarques. 1° Les adverbes dans lesquels 0t est précédé du suffixe de comparatif -wpo, changent en &> l’o -final de ce suffixe, afin qu’il n’y ait pas trop de brèves de suite. Exemples : é-repto-ôi , dans un autre endroit, de ?vtpo(ç), autre ; àp(.<poTtpa>-0i, dans les deux endroits, d’sèpiçoTepo(î) , C un et l'autre , etc. (voy. SS 24? , 262). ..
DÈ LA FORMATION U F, S MOTS
2° Les adverbes ry.Xo'-Oi , loin; ?xto-6i, dehors ; tv- #o-9t, dedans; ày/o-6i, près; î><Jio-0t, en haut , sont formés d’adjectifs inusités, et se rattachent aux adverbes TŸfXe , loin; èxTÔ(î), dehors ; ev^o(v), dedans; à?yyt, auprès; ûj/oO, en haut (voy. §§ 247, 262).
3° Dans iXkayô-Qi, ailleurs ; éxacTayo-Ot , c4a-
que endroit ; mayo-ôt, r/z/zw quelques endroits; irawayo'-Ôt , àuavT«yj>-6i , dans, tous les endroits ; iroXXayo'-Ôt, dans beaucoup (f endroits , (H est précédé du suffixe yo, dont nous trouvons le génitif dans àlla-yoù, etc. (vov. p. 410, note 1). — On dit aussi à\Xo-0i, twvto-Qi (voy. §§ 247,262).
4° Ces adverbes en (o)0t sont, en général, poétiques. En prose, on les remplace ordinairement par des adverbes en ou (voy. § 258).
t (et, ot, ai). ’ . .
1. Le suffixe i, qui parait être originairement une désinence de cas (tantôt du datif et tantôt d’un ancien locatif ; voy. § 225), se combine principalement avec des noms et des adjectifs , surtout avec des adjectifs composés , en o? et en m, pour former des adverbes qui expriment le lieu, le temps, la manière. Exemples': âxGVT-t , volontiers , de éxtov, gén. sx ovt-o< qui dgit volontairement ; àeirouà-î, sans soin , d’ocwoO^gç), négligent; àwp-î, à contre-temps , d’à privatif et wo(ot), heure , saison ; £><]/-» , .synonyme de ûi}>(o0) , en haut , Trpu-t, le matin , de wp<5, avant; etc.
C’est probablement le même suffixe, ou plutôt la même désinence de cas , qui forme les prépositions
7rep \, autour; evi, dans; h ici, sur, qui 'avaient primitivement et ont encore souvent un sens adverbial.
IF. Les substantifs et les adjectifs de la troisième déclinaison dont le radical se termine en s, forment des adverbes en il; parce que leur e final se contracte avec le suffixe t. Exemples : rapritviGet , en masse, de rap^f)* (gén. raptr^ÔE'-oç) , réuni en masse; aôroXeÇtt, mot pour mot , d’aùrrffç), même, et (gén. 74e-wî), mot (voy. §§ 79 et 129);
L’e de la finale et n’appartient pas toujours au thème, mais il est quelquefois une imitation des formes que nous venons de voir. Exemple : âOe-éi, sans les dieux, d’à privatif et Ge(oç), dieu.
Quelques adverbes ont la double désinence et et l. Ainsi 1 on dit': ravàvip et irav&ipu, avec tout le peuple ; ravotxt et Travotxet, avec toute la maison; ravGoivet et Travôotv-t, dans un grarul repas (ravôotvéw , donner un grand repas), etc. ‘ •
Rapprochez de ces mots en et les adverbes ixeï la, aei, toujours , et la conjonction erst, après (pie, qu on peut dériver de la préposition iitl, qui marque addition.
III. Quelques radicaux d’adjectifs, de substantifs, et surtout de pronoms, qui appartiennent à la deuxième déclinaison, gardent leur o devant l’t et forment des adverbes en oi, qui ont tous un sens locatif, et répondent, pour la plupart, à la question où P vers quel lieu? Exemples : utrni, au milieu, de y™ est au milieu ; re^oi-, à terre, de rÉ$o(v), sol; rtptAoî, à [ instant meme, de âppto(ç), ensemble ( simultanéité0; rot, où? du pronom inusité ro'«; p<îapt, nulle part , de pàWo; , nul, etc. — - L’euclitique toi, en effet , se tire de la même mairère du radical
40 i DE LA FORMATION DES MOTS
de l’article (t o-}. — ’EvrauQoî1 se rattache à l’adverbe èvTaûÔa, ici (voy. § 245, Rem.).
Xapxî, à terre , ra>.ai , autrefois, sont formés de thèmes qui appartiennent à la première déclinaison (voy. yaaâÇe, § 235, 11), et qui conservent leur a devant le suffixe.
On peut s’expliquer de la même manière l’origine des prépositions, primitivement adverbiales, $ta£, irapat , jcaxai , Crrcou , àitxî , formes anciennes et poétiques, synonymes de àt«, uapa, x«Ta, ùiro, àird*.
IV. Les Attiques ajoutent à certains pronoms, adjectifs, et adverbes indicatifs, un î, qui, de même que la désinence dont nous venons de parler, a toujours un sens locatif et démonstratif, et répond aux particules françaises , ci, là. Exemples : t>£-£ pour oàt (§ 235), celui-ci ; oÛTtoo-i, de cette manière-ci i (voy. § 256), ici, etc.
V. Les conjonctions oiovavet, otovêt, comme si, comme, ne se terminent pas par le suffixe ou la désinence de cas i , mais par la conjonction et , si. Ce sont des mots composés, et non des mots dérivés.
Ce suffixe* termine un petit nombre d’adverbes,
1 . ’Evtaufloî nous offre encore une autre forme tlu suffixe que nous avons trouvé dans les finales 8a, 8tv, 6t.
2. L’o final des prépositions ûm , djtd peut taire supposer qu’on a dit autrefois 6irat et ùmn, à-rcaî et ino'i. Comparez èvxaüôa et £vxau8ot ; irapat , vcbtpot— 6s -