On voit par ces définitions que
1" Les divertissements de la fugue sont établis sur des marches ou progressions harmoniques régulières ou non.
2" Les thèmes des divertissements doivent dériver du sujet, du contresujet, de la coda ou de l'une quelconque des parties libres entendues dans l'exposition.
3° Ils doivent être exclusivement mélodiques.
La progression liarnioniquc qui leur sei't de I^ase ne doit pas plus apparaître que la charpente qui a servi à édifiei" une maison n'est visible lorsque la maison est achevée.
(') Voir §§ 3Î4-345 l'ordre dans lequel on fait entendre ces différentes tonalités.
DIVERTIS- SE M EN T
ii3 * DU DIVERTISSEMENT
191. — A l'Ecole, on défend rigoureusement les marches cVliarinonic dans de l'emploi la fugue. DES marches
, , . . . D HARMONIE
Cela est juste si Ton entend que Ton ne doit pas faire dans les divertissements de simples enchaînements d'accords, en progression figurée ou non, formant f/e5 imitations purement harmoniques, telles qu'on les pratique dans les leçons d'harmonie: ces procédés, en effet, n'offrent aucun intérêt musical.
Mais cela cesse d'être vrai si l'on essaie de construire un développement sans le baser sur une ou plusieurs phogressions harmoniques simples ou composées. Il suffît d'analyser une œuvre musicale quelconque, pour se convaincre que les enchaînements d'accords établis sur des progressions plus ou moins régulières sont la base môme, le substratum de tout développement.
192. — La QUALITÉ d'un divertissement dépend : qualité du i" Du choix du motif on thème sur lequel il est construit. 2" De la ligne mélodique inventée par le compositeur avec ce motif. 3° Du travail de réalisation consistant à appliquer au thème du divertissement tous les artifices du sli/le de la fugue.
193. — Le thème d'un divertissement, nous l'avons dit, ne peut être thème du emprunté qu'à l'une quelconque des fiofures entendues dans I'exposition divertis-