‹ Traité de la fugueChapitre 93 sur 157 · FP · texte numérisé non relu

FP

Sujet par m' cont

DES STRETTOS

Sujet par mi contraire.

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307. — Nous avons tciiii à tlégagcr clans ces exemples, les pallies constitutives des strettos, en éliminant les parties accessoires, afin de mieux Caire saisir le procédé et de fournir aux élèves le moyen de rechercher de semblables combinaisons. Nous nous sommes bornés à indiquer, quand cela était nécessaire, les basses harmoniques qui se trouvent dans la réalisation de Bach.

308. — Il est inutile d'analyser ici en détail ces divers exemples : 1 élève doit avoir dès niaintonaiit une pratique sulïisante pour faire lui-même ce travail. Nous donnerons seulement quelques indications sur les points les plus intéressants de ces remarquables condjiiiaisons.

Dans les exemples («) (b) (c) le sujet original est à l'état direct ; en («) le sujet diminué forme un canon par inoui'cinent contraire et direct avec le sujet original.

L'exemple (é) commence par la réponse diminuée. En (c) le canon Ibrmé par le sujet diminué est par mouvement contraire avec le sujet original.

Les exemples (d) et(e) donnent respectivement les dispositions inverses des exemples (a) et (b), en ce sens que ce qui est par mouvement direct dans les premiers, se trouve par mouvement contraire dans les seconds et réciproquement.

Les mêmes rapports existent entre les exemples (c) et (f) sauf que les canons ne commencent pas à la même distance de la tête du sujet et ne sont pas au même intervalle.

Enfin l'exemple (g) reproduit à des intervalles dilférents la même disposition que (/') : en ((^) le ténor reprend dans lavant-dernière mesure la tête du sujet par diminution.

309. — A l'inverse de ludi/niiiii/ioii, Taugmentation a pour effet d'éloigner strëtjo par les entrées : aussi ne l'einploie-t-on dans la (noue, et notamment dans le ■^vgme^tation.

DES STRETTOS

stretto, que comme élément de contraste^ pour faire ressortir davantage les entrées précipitées du sujet, dans les différentes parties, qui le font entendre soit à L'état original, soit par diminution — en mouvement direct ou contraire, ou avec la combinaison des deux mouvements.

310. — II ressort du caractère même de Vaugmentation que l'on ne peut l'employer généralement que dans une seule partie, tout au plus dans deux et, dans ce cas, seulement lorsque le sujet augmenté se prête à un double canon avec le sujet original, ce qui arrive rarement. Et encore faut-il que la combinaison ne nuise pas à l'effet musical de la fugue, et n'en ralentisse pas le mouvement ou l'intérêt — ce qui serait un défaut capital au moment de conclure.

311. — Dans certains strettos, on ne peut faire entendre avec le sujet augmenté que des imitations rapprochées de la tête du sujet ou de la réponse sous leur forme originale.

Le sujet que nous avons analysé plus haut (§§ 278" à 281^) pourrait par exemple donner, dans ce genre, les combinaisons suivantes :

Sujet par augmentation

tête du Sujet

tête du Sujet

tête

du S

tète du S.

mm

tête du S.

etc.

Pt

tête

du S id.

id.

312. — On conçoit que, dans cet ordre d'idées, il y a une infinité de dispositions, variant suivant les sujets et les artifices que l'on y emploie, tels que la diminution, les mouvements directs, contraires, rétrogrades, etc..

STRETTO 313. — Lorsque le sujet s'y prête, on peut, pendant qu'une partie le fait

CANOxfQUE PAR entendre par augmentation, faire entendre canoniquement dans les autres

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