INDICATIONS
iou de brides cicatricielles, à un millimètre ou deux au-dessus du cul-de-sac formé par le rétrécissement lui-môme.
Aussi a-t-ii été impossible d'y pénétrer sur le vivant, et même de l'apercevoir tout d'abord sur le cadavre. Ce n'est qu'en faisant passer l'instrument de bas en haut, qu'on se rendit compte du siège et de la disposition de l'orifice supérieiir, et de l'inutilité des efforts qu'on avait faits pour le trouver.
Ne serait-il pas légitime, alors que le succès opératoire serait assuré pour la gastro-stomie, d'essayer de faire de bas en haut le calhétérisme du rétrécissement, et d'espérer de réussir? Cela serait certainement arrivé dans le cas de Jouon.
On eût pu alors suivre une conduite analogue k celle qui est adoptée pour les rétrécissements de l'urèthre, et dans laquelle, après avoir fait la ponction de la vessie, on fait le cathétérisme rétrograde. 11 ne serait certainement pas plus difficile de franchir le cardia que le col de la vessie ; une fois la bougie dans Tarrière-gorge, on l'attirerait à l'extérieur par la bouche ou par les narines, et elle pourrait servir de conducteur soit aux olives perforées construites récemment par CoUin et Cliarrière, soit à l'œsophagotome. La dilatation progressive serait ensuite faite comme d'habitude, et marcherait d'autant plus vite que, l'alimentation se faisant par une autre voie, on pourrait laisser la sonde à demeure (i).
Jusqu'ici les tentatives faites pour traverser le rétrécissement, dans le cas de M. Trendelenburg, sont restées impuissantes; mais on n'a fait que le cathétérisme de haut en bas. M. Verneuil n'a rien essayé dans cette voie.
(I) Celte partie de notre travail était rédigée quand nous avons trouvé le texte original du mémoire d'Egebert, dans lequel est émiso l'idée du calliétérismc rétrograde. Ceci justifie encore ce que nous avons dit de ce mémoire remarquable dans notre historique, à savoir qu'il renferme presque tout ce qui est relatif à la question qui nous occupe.
i>2 DE LA GASTRO-STOMIE.
Les malades sont donc condamnés à conserver Loule leur • vie la fistule par laquelle ils s'alimentent. Ceci n'est pas uni bien grand inconvénient. On est bien certain que rorificc gastro-cutané ne se refermera pas, d'abord parce que, comme cliez le Canadien observé par Beaumont et chez le malade de M. Verneuil, la muqueuse stomacale peut faire hernie; en-- suite parce que rien ne s'oppose à ce qu'on laisse à demeureune canule en métaj ou en caoutchouc, obturée par un mé-canisme quelconque, pour s'opposer à l'issue des liquidesintroduits dans l'estomac. Une canule dans ces conditions n'est certainement pas plus gênante qu'après la trachéotomie, et elle a d'autre part l'avantage d'être cachée à la vue.