‹ Traité de la gastro-stomieChapitre 18 sur 50 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

l'immense majorité des cas antérieurs, on est fondé à croire que la gaslro-slomie, pratiquée d'après le procédé de M. Verneuil, réussira comme elle a fait entre les mains des chirurgiens qui l'ont exécutée par ce procédé.

Dans les cas de rétrécissement cancéreux, la gastro-stomie a pour avantages de calmer la faim et la soif, et peut prolonger la vie en permettant d'éviter l'irritation de la tumeur, et par suite l'nggravation du mal, causée par les tentatives de déglutition. Il faut la pratiquer dans ces cas, alors même que le rétrécissement est encore perméable à la sonde, si les tentatives de déglutition provoquent des efforts de vomissement.

L'existence d'une complication viscérale, surtout pulmonaire, est une contre-indication formelle; l'opération pratiquée dans ces conditions sera suivie de mort dans un bref délai.

En cas de rétrécissement cicatriciel, il faut opérer dès qu'on s'est assuré de l'imperméabilité de l'obstacle. On pourra ensuite, lorsque le succès de la gastro-stomie sera certain, essayer de faire le cathétérisme de l'œsophage de bas en haut.

On pourra et on devra commencer l'alimentation par l'estomac dans les premières heures qui suivront la gastro-stomie.

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