Journal of analomy and physiologi/, janvier
urique, ce qui est contraire aux observations de Lécorché et de Haig.
Quant à moi, je doute beaucoup de la valeur de la médication par les salicylates à doses suffisantes pour amener du soulagement de cette façon. Je me souviens de l'intolérance marquée de certains malades pour le médicament et des symptômes graves auxquels il donne lieu ; parfois, je suis tenté de croire que le remède est pire que le mal et qu'à l'égard du malade cegrescit medendo. Le traitement est à coup sur désagréable et beaucoup de goutteux se refuseront à s'y soumettre.
Pour certaines phases de la goutte chronique, de petites doses seront certainement utiles et pourront être associées aux alcalins.
Je n'ai aucune expérience de l'emploi de la salicine dans les manifestations goutteuses.
L'antifébrine est un médicament nouveau auquel on a attribué un pouvoir très énergique pour soulager les attaques de goutte aiguë. On en donne 40 centigrammes trois ou quatre fois par jour. Je ne l'ai jamais employée.
On a rapporté des cas où l'on ne retirait aucun soulagement avec le colchique. Or, quand leurs médecins ne peuvent les soulager, les malades ont recours à quelque drogue de la quatrième page des journaux et il faut bien reconnaître que cela a réussi quelquefois quand les traitements réguliers échouaient. La faute en est souvent à nous, car il suffît de donner des doses trop faibles pour échouer complètement. Lorsqu'on néglige de donner une purgation et d'administrer des mercuriaux, c'est souvent une cause d'échec. Car si les malades accusent du soulagement à la suite de quelque drogue empirique, cela tient à ce que celle-ci les purgeait en même temps qu'elle soulageait la douleur et aussi à ce qu'ils en prenaient une quantité suffisante pour assurer l'effet. Nous ne devons pas naturellement croire avec le malade qu'il a trouvé dans son spécifique un agent inconnu des médecins, car il n'en existe aucun de ce genre et l'on sait très bien que les différents spécifiques ne sont composés que d'un purgatif associé au colchique ou à l'ellébore blanc.
Le degré de soulagement trouvé par un goutteux d'un spécifique vanté n'est donc que directement proportionnel à notre insuffisance comme cHnicien.
Des alcalins dans la goutte aiguë. — Les modifications imprimées à la composition du sang par la goutte ont, depuis longtemps, conduit à employer les alcalins pour la ramener à la normale et