‹ Traité de la goutteChapitre 135 sur 165 · UNIMENT DE MOUTARDE COMPOSÉE (Ph. Brit · texte numérisé non relu

UNIMENT DE MOUTARDE COMPOSÉE (Ph. Brit

Extrait éthéré de mézéréon 2 grammes

Camphre 6 —

Alcool rectifié 120 —

Ajouter :

Essence de moutarde 4 grammes

Huile de ricin 20 —

Dans ces cas, les membres goutteux doivent être maintenus par des supports appropriés.

Quand il y a des dépôts et des incrustations uratiques volumineux, je recommande les plus grandes précautions lorsqu'on institue un traitement quelconque. Il est préférable de ne pas chercher aies faire disparaître trop vite. Quelquefois, les tophus des oreilles ou des autres parties superficielles se détachent spontanément. Les masses plus grosses présentent souvent une petite collection liquide qui pointe et se rompt spontanément. On pourra appliquer sur elles des cataplasmes de fécule ou des compresses imbibées de solutions alcalines faites avec du bicarbonate de potasse, du carbonate de lithine et de i'iodure de potassium à la dose de 25 centigrammes de chaque, dans 30 grammes d'eau distillée.

On s'abstiendra de toute intervention avec le bistouri, car ces tophus ont des connexions profondes. J'ai vu des accidents sérieux consécutifs à l'emploi du bistouri. Dans la figure 12, on voit une cicatrice linéaire faite dans un gros tophus et qui fut suivie d'un érysipèle, qui mit le malade à deux doigts de la mort. Quand l'évacuation uratique est lente à se faire, c'est également une très mauvaise pratique que de faire des pressions pour la faciliter. On repoussera également toute espèce de caustique et tout cathétérisme. On se souviendra qu'une intervention thérapeutique malencontreuse peut être suivie d'érysipèle et de gangrène.

Quelquefois une bourse séreuse qui contient un tophus se met à suppurer, comme cela se voit sur l'oléci'âne, et l'on a alors affaire évidemment à un abcès renfermant des dépôts goutteux. On se conduira à cet égard comme pour un abcès ordinaire et la cicatrisation se fait généralement bien.

On entretiendra les fonction de la peau par un exercice régulier et par des vêtements bien appropriés. Les bains turcs sont utiles et peuvent être recommandés comme préventifs de la goutte. Cependant je ne les conseillerais pas chez les individus qui ont dépassé la cinquantaine et dans aucun cas plus de trois fois par mois. Ils seront eontre-indiqués chez ceux qui ont une dégénérescence rénale, cardiaque ou vasculaire. En revanche, les individus robustes qui ont des manifestations goutteuses à caractère sthénique s'en trouveront très bien.

On fera prendre des bains chauds deux fois par semaine, mais je traiterai cette question plus à fond quand j'étudierai le traitement thermal de la goutte.

Les pédilnves chauds sont quelquefois utiles quand la goutte traîne longtemps dans les pieds. On pourra en prescrire contenant :

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