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V. — Traitement de la goutte incomplète et rétrocédée

Au point de vue clinique, on peut regarder la rétrocession de la goutte comme s'effectuant, soit d'une façon aiguë et brusque, soit ■d'une façon lente.

1. La rétrocession brusque est habituellement un processus violent et parfois, comme dans le cas de métastase du côté du cœur, du cerveau ou de l'estomac, assez alarmant pour le malade et pour le médecin. Il est très important d'en distinguer la nature goutteuse, si l'on veut instituer un traitement efficace.

L'indication à remplir, c'est de soulager l'organe atteint en provoquant une attaque articulaire aiguë. Le meilleur moyen pour cela est un pédiluve chaud sinapisé ou l'application de sinapismes au voisinage de chaque gros orteil. On combattra les symptômes les plus urgents à l'aide de stimulants, tels que l'éther, l'alcool, avec ou sans opium selon le degré d'intégrité rénale.

Les deux variétés de goutte stomacale réclament un traitement différent. Dans la forme légère, sans fièvre, où la douleur est soulagée par la pression et où il n'y a pas de vomissements, mais plutôt des «rampes et une sensation de constriction, on favorisera les vomissements en donnant de l'eau tiède. On appliquera des sinapismes au creux épigastrique et sur les jointures primitivement affectées. Dans la forme grave, inflammatoire, on donnera de l'opium et on interdira les stimulants, tels qu'alcool et autres. On appliquera à l'épigastre des sangsues ou un vésicatoire et on donnera des boissons effervescentes contenant de la potasse et de l'acide cyanhydrique. On rappellera la goutte sur les articulations. On prescrira des purgations douces avec du calomel et une pilule de coloquinte composée ^

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