‹ Traité de la goutteChapitre 143 sur 165 · LINlllENT DE CAMPHRE COMPOSÉ (I^h. Bril · texte numérisé non relu

LINlllENT DE CAMPHRE COMPOSÉ (I^h. Bril

Camphre 45 grammes

Essence de lavande 4 —

Solution d'ammoniaque à 3/1000 ' 150 —

Alcool rectifié 450 —

Faire dissoudre le camphre et l'essence dans l'alcool, ajouter peu à peu la solution d'ammoniaque et agiter jusqu'à ce que le liquide soit clair.

moins fréquentes que dans les autres variétés d'angine tonsillaire. L'amygdalite peut céder rapidement sous l'influence d'une poussée articulaire. Quand on a dépassé l'âge moyen de la vie, cette maladie est moins fréquente.

Parotidite. — L'inflammation goutteuse de la parotide peut survenir spontanément ou par métastase. Elle n'a pas été signalée comme précédant l'orchite ou comme ayant des rapports avec elle. Le traitement doit être dirigé d'après les principes généraux; le colchique se montre rapidement efficace. On devra appliquer un liniment de belladone, recouvrir la partie enflammée d'une couche d'ouate et rappeler la goutte dans les articulations. Quelquefois, aucun traitement ne réussit et le soulagement ne se produit que lorsqu'éclate une attaque articulaire. Il peut arriver qu'une glande soit attaquée, puis une articulation et qu'ensuite l'autre parotide s'enflamme.

Système digestif. — Nous avons déjà parlé du traitement des diverses variétés de dyspepsie que l'on rencontre chez le goutteux et en particulier des formes spéciales de la goutte du tube digestif. Il nous reste à montrer que bien des manifestations aff'ectant ce système, y compris les troubles du foie, sont surtout justiciables d'un traitement hydrominéral que j'examinerai plus en détail au chapitre qui y sera relatif. On pourra prescrire souvent avec profit un traitement à domicile consistant dans l'ingestion d'eau chaude.

Haig croit que la dyspepsie peut provenir d'une congestion hépatique due à la rétention de l'acide urique dans le foie. Il en résulterait une diminution générale de l'absorption et un ralentissement de la nutrition avec formation moindre d'urée et d'acide urique et diminution d'acidité du sang. Il en résulte une accumulation d'acide urique dans ce liquide, déterminant de la céphalalgie ou une attaque de goutte. Quand un médicament vient troubler la digestion, il y a toujours diminution d'acide urique.

Affections goutteuses du foie. — Dans la plupart des cas de goutte, les troubles du foie, à l'exception de la formation des calculs biliaires, rentrent dans la catégorie des troubles dits fonctionnels et n'ont pas jusqu'alors une anatomie pathologique bien définie; ils sont pour la plupart fugaces et n'entraînent pas de lésions. Dans la minorité des cas, quand l'alcoolisme domine la scène, on peut observer des complications de cirrhose, demandant à être combattues comme d'habitude. Le plus souvent, on a affaire à un certain degré de tuméfaction et à plus ou moins d'hépatalgie. Le système porte peut être engorgé et il peut y avoir des hémorroïdes. Le

catarrhe gastrique en est Faccompagneinent nécessaire. Il peut en résulter de la constipation avec selles plus pâles et plus moulées que d'ordinaire.

Les attaques de ce genre constituent une variété de goutte viscérale. Il faut se souvenir que les goutteux présentent de la tendance à la rétention de l'acide urique dans le foie, ce qui ne peut qu'être nuisible. La céphalalgie, la dépression morale, l'irritabilité de caractère, la lassitude, avec l'urine chargée d'urates, ne constituent que des indications symptomatiques. Ces troubles du foie seront combattus par des purgatifs mercuriels et sodiques et le colchique; les alcalins et le chlorure d'ammonium sont également utiles.

Calculs biliaires. — Le même traitement s'applique également à la lithiase biliaire. La restriction dans le régime alimentaire est très importante et l'on ne doit, dans ces cas, n'user des féculents qu'avec grande modération. On fera plutôt usage de poissons, de légumes verts, de bouillons légers. Certaines eaux minérales sont très utiles. L'exercice est absolument indispensable sous forme de marches un peu longues et d'équitation.

Glycosuru^ et diabète GOUTTEUX. — La glycosurie est un des symptômes les plus saillants de la goutte du foie. Nous en avons étudié plus haut la cause et les symptômes, nous n'y reviendrons donc pas.

Dans ces cas, il est important avant tout de savoir reconnaître la nature arthritique de l'affection, afin d'instituer le traitement en conséquence. Comme dans les autres formes de la maladie, il est important de reconnaître la glycosurie de bonne heure. On s'informera de la quantité d'urine excrétée par jour, du chiffre du sucre et de l'influence que la digestion peut avoir sur celui-ci. On pèsera le malade une fois par semaine ou par mois. Tout d'abord il faudra le soumettre au régime restreint et en surveiller les effets attentivement. La glycosurie peut ou non disparaître complètement. Si elle disparaît, on reviendra peu à peu au régime ordinaire. Les fonctions digestives doivent être maintenues à leur maximum d'intégrité. On constatera généralement que ce résultat est plus facilement obtenu, quand le régime n'est pas trop strict ni trop longtemps prolongé. S'il y a une forte prédisposition goutteuse, on proscrira les viandes saignantes et l'on recommandera surtout le poisson et la volaille; tout ce qui est mauvais pour la goutte est mauvais pour la glycosurie. Dans les premières périodes de la maladie, on constate habituellement que le sucre disparaît facilement par le régime seul.

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