‹ Traité de la goutteChapitre 32 sur 165 · Moore, Pathol. Sociely's Transactions, t. XXXIII · texte numérisé non relu

Moore, Pathol. Sociely's Transactions, t. XXXIII

DUCKWOKTH. — XSoutle. G

Pneumonie [Pneumonie arthritique). — On sait que la goutte détermine des pneumonies. Certains auteurs ne veulent pas l'admettre, mais il est impossible de nier le fait. Le froid est probablement la cause excitante. La pneumonie est lobulaire, mais elle peut être ambulante et affecter les deux poumons. Elle ne joue pas son rôle dans l'attaque arthritique comme la pneumonie rhumatismale. Les signes physiques sont toujours les mêmes; les crachats sont souvent rouilles et même sanguinolents chez les individus âgés et épuisés. Plusieurs attaques peuvent survenir à de longs intervalles, elles ne laissent pas de traces dans les poumons, h'herpes labialis n'est pas rare dans ces cas. Les symptômes pneumoniques peuvent être atténués très rapidement par une attaque de goutte articulaire.

On observe parfois de la pneumonie catarrhale.

Dans les cas de dilatation cardiaque on trouve souvent, à la base des poumons, de la congestion et de l'œdème.

Pneumonie embolique. — On l'observe dans les cas de phlébite goutteuse ^ La base des poumons en est le siège le plus fréquent. Les crachats sont muqueux, très sanguinolents, comme du raisiné. Des rameaux de l'artère pulmonaire peuvent être obstrués d'abord dans un poumon, puis dans les deux. L'embolus peut se ramollir et devenir une source d'infection septique générale.

Cette forme de pneumonie n'est pas toujours mortelle.

Pleurésie. — L'épanchement pleural est rare dans les premières périodes de la goutte et il m'est difficile d'admettre l'assertion de Fraentzell ^ qui considère les attaques de pleurésie comme fréquentes dans la goutte. Garrod signale l'existence d'une sorte de pleurésie sèche, qui peut également atteindre le diaphragme et causer une toux spasmodique violente. Charcot croit que ce sont probablement des cas de simple pleurodynie. Dans les autopsies d'individus morts de cachexie goutteuse avec les reins et le cœur dégénérés, on trouve assez souvent des épanchements dans la plèvre. Les adhérences pleurales sont assez communes dans les autopsies de goutteux. Garrod a trouvé de l'acide urique dans les épanchements pleuraux. Ebstein rapporte l'observation d'un homme âgé de soixante-trois ans, atteint de goutte articulaire, qui avait une bronchite intense avec emphysème. A la suite d'une violente attaque au pied et à la main, qui dura cinq jours, il survint une douleur très vive dans la plèvre gauche

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