Holmes, Surgery, p
3. HulchinsoQ, Médical Press and Circidar, 1888, 25 janvier, p. 71.
bien la disposition des dépôts. Les dépôts volumineux, dits dépôts calcaires, qui se forment dans la membrane du tympan, n'ont, d'après Dalby, aucune relation avec la goutte. Ils s'observent quelquefois chez les enfants et sont habituellement les conséquences d'une cicatrice causée par une perforation.
Des hyperostoses multiples du conduit auditif ont été attribuées à la goutte, mais sans motif suffisant. L'adhérence et l'épaississement des osselets peuvent être regardés seulement comme la conséquence d'un processus inflammatoire et non comme étant d'origine goutteuse, dans la plupart des cas. On n'a jamais constaté de dépôts uratiques sur les osselets. J'ai déjà mentionné la possibilité de l'induration des cartilages chez les goutteux, et l'existence dans ces tissus de masses nodulaires ramollies, auxquelles j'ai donné le nom de porosis .
Il est probable que certaines formes de surdité sénile ont été attribuées à des lésions goutteuses des osselets.
Muscles. — On ne connaît pas de lésions du système musculaire. On a trouvé de l'acide urique dans les muscles. Les tendons sont envahis en même temps que les articulations; ils sont raides et encroûtés d'urates. Gairdner prétend que la rupture du tendon d'Achille survient surtout chez les goutteux; c'est un accident de la vieillesse. Chez ces malades, les muscles sont le siège d'attaques douloureuses et de symptômes subjectifs que nous décrirons plus loin. Pour moi, je suis convaincu que ce qu'on appelle du « rhumatisme musculaire » n'est autre chose que de la goutte.
Système lymphatique. — On croit qu'il n'existe pas de lésions goutteuses du système lymphatique. Il ne serait pas juste de dire que les ganglions lymphatiques sont atteints par la goutte, mais on observe une inflammation goutteuse subaiguë des espaces lymphatiques dans certaines régions causée par des dépôts uratiques ainsi que l'a signalé Buzzard ^
Rate. — La rate n'est pas affectée dans la goutte. Dans beaucoup de cas elle est augmentée de volume, son tissu est dur et elle peut peser jusqu'à 450 à 650 grammes. D'autres fois elle est ramollie. On y a trouvé quelquefois des infarctus et il peut exister des adhérences entre elle, l'estomac et le diaphragme. Sa capsule est souvent épaissie.
Capsules surrénales. — Aucune modification pathologique n'a été signalée dans ces organes.