DANS LA GOUTTE
On décrit généralement la goutte comme une affection qui peut être héréditaire ou acquise. Dans un grand nombre de cas, les commémoratifs démontrent clairement l'influence de l'hérédité à ses différents degrés, et, dans les classes élevées, ce facteur se retrouve de suite '. Lorsqu'il existe des antécédents héréditaires bien nets, il n'est pas permis de négliger une maladie comme la goutte, ni de la confondre avec d'autres, dans sa forme régulière, tout au moins, et ses manifestations tophacées ou « calcaires » ne peuvent vraiment pas être l'objet d'erreurs de diagnostic. Cependant, il est parfois difficile de distinguer, au milieu des récits que font les malades, si ce sont eux, leurs ancêtres ou leurs collatéraux qui ont été atteints d'une goutte vraie ou d'un rhumatisme vrai, et la difficulté est encore plus grande si la goutte a revêtu une forme irrégulière ou incomplète.
Dans les familles de goutteux, on trouve souvent des antécédents de goutte et de rhumatisme, dans ces cas il faut, selon moi, admettre l'existence d'une diathèse arthritique implantée dans la famille et évoluant tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, selon le genre de vie de l'individu.
11 est certain que cette diathèse est très répandue et que ses différentes formes sont souvent mélangées. Cela s'observe pour toutes les diathèses. Et ici cela est d'autant plus le cas, qu'il devient naturellement très difficile, sinon impossible, d'affirmer avec certitude que,
1. Un moine du xni'' siècle a écrit d'une façon très sérieuse qu'Adam était mort de la eoulte.