‹ Traité de la goutteChapitre 64 sur 165 · Ltcorché, Ti^aité du diabète, Paris, 1877, p · texte numérisé non relu

Ltcorché, Ti^aité du diabète, Paris, 1877, p

ment reconnu l'alternance du diabète et de la goutte, mais il diffère de Prout en ce qu'il ne considère pas la glycosurie comme représentant la maladie connue sous le nom de diabète sucré. Il décrit un diabète intermittent survenant seulement après les repas, devenant cependant quelquefois continu et uae forme périodique dans laquelle la glycosurie existe à des périodes distinctes et à de longs intervalles. Il pensait que c'étaient peut-être seulement des formes différentes du vrai diabète.

Garrod a montré que l'apparition du diabète tend à arrêter l'évolution des symptômes goutteux, la polyurie amenant Téliraination de l'acide urique et des autres déchets. Dans les cas où la goutte persistait, il n'a pas constaté une augmentation notable de la sécrétion urinaire, bien qu'il y eût beaucoup de sucre; il en conclut que l'acide urique peut n'avoir pas été éliminé d'une façon complète.

Charcot ^ a reconnu ces rapports et dit qu'ils obéissent à des lois encore inconnues. 11 montre, dans un tableau, comment la goutte, la scrofule, le diabète et l'obésité se rencontrent parmi les membres d'une même famille et, dans un autre tableau, il signale les particularités suivantes :

f Premier fils graveleux;

r.. ,. ) Second fils diabétique;

Père goutteux < . .. „ "* '

^ I Troisième fils goutteux phtisique;

( Fille graveleuse.

Il croit que la fréquence de ces rapports varie selon le milieu où l'on observe.

Sir William Gull m'a dit avoir constaté depuis longtemps la dépendance de la glycosurie par rapport à la goutte; il fait remarquer que ces cas se rencontrent très souvent, mais qu'il faut savoir les découvrir. Pour lui, ce n'est pas du diabète vrai, bien qu'ils puissent le devenir. On les observe surtout chez les hommes et ils sont souvent accompagnés de lésions cardiaques et rénales.

Sir William Roberts ^ décrit sous le nom de « formes atténuées de diabète » toute une catégorie de cas dans lesquels on trouve de la glycosurie chez des sujets d'un âge avancé, qui ont une alimentation habituellement très copieuse et qui, malgré cela, n'ont qu'un embonpoint modéré; chez eux la diurèse est légère, la quantité de sucre éliminée est faible, il y a d'abondants dépôts d'acide urique et de

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