Charcot, Maladies des vieillards, p
2. Roberts, Urinuryand rénal Diseases, 2'îédit., p. 2oS, Londres, 1878.
fréquentes manifestations goutteuses. Le sucre existe parfois pendant des années, en quantité très variable et parfois même d'une façon intermittente.
Lauder Brunlon ' signale aussi la fréquence du diabète chez les goutteux et fait remarquer qu'il peut exister pendant des années sans produire un effet très appréciable sur l'état général.
Dickinson ^ admet une forme de glycosurie, qui serait d'origine primitivement hépatique. Elle est, dit-il, légère, transitoire, s'accompagnant de peu de diurèse. On l'observe chez les gros mangeurs, chez les goutteux et chez les pléthoriques, dont l'urine est chargée d'acide urique et d'urates. Dans cette forme de glycosurie, les symptômes généraux du diabète sont la plupart du temps absents.
Lécorché ^ dans son ouvrage sur le diabète qui est devenu classique, fait remarquer que « de toutes les glycosuries diathésiques, les glycosuries goutteuse et rhumatismale sont, sans contredit, de beaucoup les plus importantes ».
Cette variété de diabète est, selon lui, souvent précédée d'une glycosurie intermittente, qui est en relation étroite avec les attaques de goutte. Quelquefois la sciatique et la gravellc sont les manifestations qui font soupçonner la goutte. Le diabète, une fois déclaré, ne diffère pas matériellement de la forme ordinaire de la maladie. Tout d'abord intermittent, il ne devient continu qu'au bout d'un certain temps et même il peut alors survenir des exacerbations qu'on ne peut expliquer que par l'existence d'une diathèse particulière. Les symptômes goutteux peuvent être peu prononcés, mais il y a toujours une prédisposition héréditaire très marquée et on peut observer en même temps des névralgies faciales, scialiques, lombaires ainsi que des névroses telles que l'asthme et la migraine. On observe quelquefois, comme maladies associées, de la dyspepsie, des coliques néphrétiques, de la pyélite et des hémorroïdes. Lécorché fait remarquer qu'il n'y a qu'une légère polyurie et que la quantité de glycose varie de 18 à 30 grammes par litre, en même temps qu'il y a de la gravelle rouge. La glycosurie peut persister indéfiniment sans se transformer en diabète.
Lancereaux * admet sans réserves la relation entre l'arthritisme et