‹ Traité de la goutteChapitre 86 sur 165 · Wilks, Diseuses of the nervous System, 1887, p · texte numérisé non relu

Wilks, Diseuses of the nervous System, 1887, p

approfondie, mais que nous ne pouvons qu'effleurer ici. J'en dis quelques mots ici parce que je crois qu'en ce qui regarde les idiosyncrasies, le système nerveux joue un grand rôle. Il y a toujours évidemment des facteurs individuels, personnels, chacun étant une loi pour lui-même.

Ces goutteux présentent une idiosyncras'ie très marquée de leurs tissus à l'égard de certains liquides alcooliques qui ne peuvent subir les transformations intimes nécessaires.

Les particularités individuelles que présentent les goutteux relativement aux odeurs, aux aliments, à l'air, à l'eau, aux médicaments, aux climats et autres circumfusa sont tout à fait remarquables. Au point de vue du traitement, il est très important de noter celles qui se manifestent. Je crois qu'aucune diathèse ne possède autant d'idiosyncrasies que la goutte.

Beaucoup de particularités diététiques se rencontrent chez les goutteux ou leurs descendants. Elles peuvent se manifester à un âge précoce ou à un moment quelconque de la vie; elles peuvent durer quelque temps puis disparaître complètement. Nous devons donc noter une certaine périodicité comme s'attachant aux idiosyncrasies. On la retrouve du reste aussi dans certains troubles goutteux qui, à un moment donné, sont l'apanage de la jeunesse, puis disparaissent pour se transformer ensuite en une tendance ou une idiosyncrasie. Nous citerons comme exemples la tendance au mal de gorge, aux troubles hépatiques, à la répugnance pour certains aliments animaux dans l'enfance et l'âge adulte, à la migraine à l'âge adulte qui disparaît vers le milieu de la vie, à la furonculose, à la glycosurie qui peuvent se montrer à un âge plus avancé.

Les faits relatifs aux idiosyncrasies goutteuses jettent une lumière très vive sur l'élément nerveux qui représente un facteur si important de toute la maladie.

On peut dire qu'il n'existe aucun moyen de combattre une idiosyncrasie .

Tant qu'elle existe, il faut la traiter comme le facteur dominant et la considérer comme une forme spéciale de l'impressionnabililé nerveuse, faisant partie de la diathèse goutteuse neuro-trophique.

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