‹ Traité de la gravure à l'eau-forteChapitre 11 sur 18 · PI · texte numérisé non relu

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Je dois vous parler maintenant d'un procédé de gravure qui offre des ressources : après avoir bien nettoyé une^ planche avec de l'essence d'abord, ensuite avec du blanc d'Espagne, et en prenant la précaution de ne pas y mettre les doigts, on y fait un dessin à la plume avec de l'encre ordinaire, de la Petite Vertu ou de Guyot * si on veut. Il ne faut pas s'attendre néanmoins à trouver dans la plume la finesse de la pointe.

Le dessin terminé et bien sec, on vernit et on enfume la planche sans tenir compte du dessin, en ayant soin toutefois que la couche de vernis ne soit pas trop épaisse, puis on met la planche dans l'eau. Au bout d'un quart d'heure, on la frotte légèrement avec de la flanelle ; l'encre ramollie entraîne avec elle le vernis qui la recouvre et laisse apparaître un dessin très net que l'on fait mordre.

On procède avec une seule plume et diverses morsures, ou avec des plumes de grosseurs différentes et une seule. morsure.

Comme pour le vernis mou, on est libre d'ajouter à la pointe des travaux de finesse.

Il est important f de vernir et mettre la planche dans l'eau le plus tôt possible. Au bout de deux jours l'encre ne se détache plus.

Voici un moyen assez simple pour obtenir des épreuves quand on n'a pas de presse à sa disposition et que l'on désire de suite se rendre compte de sa morsure.

Procédé à la plume.

Épreuves à la cire.

On prend une feuille de papier très mince, un peu plus grande que la planche, et on l'enduit d'une légère couche de cire fondue, de la vraie cire, de la cire blanche; puis on répand sur la partie gravée un peu de noir de fumée que l'on étale avec le bout du doigt, de manière à le faire pénétrer dans les tailles; on donne un léger coup de plat de la main pour nettoyer la surface du cuivre ; on y place la feuille de papier, la cire tournée contre la gravure ; on a soin de retourner les bords du papier sur l'envers de la planche pour bien l'y fixer, puis on passe le brunissoir dans tous les sens : le noir de fumée s'attache à la cire et rend toujours une image approximative, suffisante pour diriger l'artiste dans la reprise des travaux, s'il y a lieu.

De telles épreuves et celles que l'on vous a tirées à la hâte jusqu'ici ne peuvent que donner une idée de votre travail sans en présenter la véritable expression ; allez chez un imprimeur si vous voulez vous mettre au courant des ressources de l'impression, dont la connaissance est utile après celle des procédés (i). 9

(i) Principaux imprimeurs pour la gravure à Teau-forte :

Porcabeuf, ancienne M<> n Salmon, 187, rue Saint- Jacques. Wittmann, ancienne M on Chardon, 10, rue de l'Abbaye.

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