REPRISE DES TRAVAUX
Le résultat que vous avez obtenu n'est pas défini- Omissions.
. . ' Insuffisance des
tif, dis-je à mon jeune élève, quand il m apporta travaux. une épreuve du premier état de sa planche; votre travail exige quelques retouches et de légères modifications (pi. II), sans compter les petites irrégularités que j'avais prévues et qu'il sera facile de réparer. Procédons par ordre : voici d'abord des plans suffisamment mordus, dont le ton néanmoins est indécis et ne se tient pas; je veux parler des colonnes et des arbres les plus éloignés ; on sent qu'il y manque des travaux qu'il sera nécessaire d'ajouter ; avec le procédé que vous connaissez déjà, vous recouvrirez la planche de vernis blanc ou de vernis ordinaire, absolument comme si elle était vierge de tout travail.
Le vernis blanc, qui est complètement transpa- Application du
,, i • i i «i «i • • •/■» vernis blanc
rent, laisse admirablement voir le travail primitif; ùia retouche. on l'emploie de préférence au vernis ordinaire pour
des reprises de travaux très peu mordus, qu'il laisse \
transparaître dans toute leur finesse, et qui pour- '
raient disparaître sous le vernis ordinaire. 11 vous sera facile de combiner les travaux nouveaux avec les anciens; l'ombre très mince du vernis blanc sur le cuivre donnera à vos traits une apparence noirâtre qui vous servira de guide, et, ayant votre épreuve sous les yeux, vous vous attacherez à chercher avec certitude les divers endroits susceptibles de retouches ; pour plus de sûreté , vous ferez bien d'indiquer au crayon vos retouches sur l'épreuve.
Précautions On a quelquefois remarqué que le vernis blanc
qui exige. se ^^ et s'écaille sous l'action de morsures violentes ou prolongées ; comme vous ne vous en servirez que pour des morsures légères et par conséquent de courte durée, vous n'aurez pas à redouter ce danger. Un autre inconvénient facile à prévenir consiste dans la présence de petits globules d'air qui se manifestent sur ce vernis sitôt qu'il entre en fusion ; on chauffe la planche juste à point et on tamponne longtemps et fortement, jusqu'à ce que le vernis se refroidisse, puis on présente au feu et à plat l'envers de la planche ; le vernis fond de nou^ veau ; ce qui reste de globules disparaît. Si quelquesuns sont rebelles, on les couvre très finement au pinceau, car l'acide profiterait du passage laissé libre par l'air pour venir faire sur le cuivre des petits trous qui, au dévernissage, causeraient une surprise désagréable ; il vous en sera parlé.