OBSERVATIONS
Traces
d’aluminium et d’antimoine
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Id. antimoine et soufre.
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de soufre.
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d’antimoine.
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Les rouleaux numéros 17 et 20 (fabrication de i84o) accusaient toujours des raies transversales plus tendres, qui marquaient à l'impression : les rouleaux paraissaient avoir été coulés en long-. Ces alliages étaient plus durs que les rouges, lesquels sont généralement moins gras et bavent plus facilement.
Les conclusions que tirent les auteurs sont que :
Les métaux qui se prêtent le mieux à l’impression sont, outre les cuivres rouges, ceux qui contiennent de 25 à 3o 0/0 dezinc et 70 à 75 0/0 de cuivre.
Le plomb, à la minime dose de 1/2 0/0, influence d’une façon défavorable. Ce sont à peu près exclusivement les rouleaux contenant du plomb qui ont des soufflures.
La valeur vénale des alliages à 3o 0/0 de zinc devrait être sensiblement moindre que celle des cuivres purs, et en général, c’est le contraire.
Cylindres recouverts de cuivre par voie galvanique. — 4° H existe une autre catégorie de rouleaux composés d’une âme en fonte ou fer forgé, recouverte d’un dépôt de cuivre galvanique dont nous allons parler.
Il y a près de cinquante ans, à une époque où les rouleaux en cuivre rouge valaient environ 4 francs le kilo, plusieurs tentatives très sérieuses furent faites pour substituer au rouleau tout cuivre des cylindres en métal meilleur marché, recouverts d’une couche légère de cuivre déposé par voie galvanique, couche renouvelée à chaque mise en gravure nouvelle.
Les promoteurs de ce système faisaient valoir, comme avantages, l’économie dans les frais de premier établissement, le maintien constant du diamètre primitif des cylindres, etc.
Ces avantages, plus ou moins réels, étaient contrebalancés par de graves inconvénients. A cette époque et jusques il y a une vingtaine d’années, les moyens d’action pour obtenir des dépôts d’épaisseur se bornaient aux piles genre Daniel ou Bunsen à action irrégulière et les dépôts étaient rarement parfaits.
Très souvent, au moletage, le métal se détachait sous l’action d’un laminage un peu violent ; la couche était presque toujours poreuse et, au finissage par l'acide, il se formait des picots qui faisaient le désespoir du graveur obligé de les brunir à la main.
Enfin, tous les prix de revient, serrés de près et sans parti pris, ont montré que le prix du kilo de cuivre ainsi déposé dépassait io francs et que, tous comptes faits, ces cylindres revenaient à l’industriel beaucoup plus cher que les cylindres ordinaires, tout en n’ayant qu’une valeur intrinsèque insignifiante en cas de liquidation.
Avec les dépôts par la dynamo et avec les progrès réalisés dans les dernières années, on arrive à obtenir des dépôts parfaits et bien meilleur marché que jadis, en même temps que plus rapides.
La fabrication des rouleaux, de son côté, s’est bien perfectionnée et leur prix n’a cessé de diminuer; ce qui fait que nous croyons que l’avantage reste toujours aux rouleaux ordi-
IN’TKODUCTIOX
naires et qu'il n’y a pas grand intérêt à chercher dans la voie des rouleaux à couverture métallique.
11 n’y aurait guère d’avantages que pour les rouleaux pour foulards ou carrés q'ui conserveraient de la sorte toujours le même développement ainsi que le demande l’usage auquel on les destine.
La maison Rollfs de Siegfeld a, pendant de longues années, galvanisé toutes les gravures qu'elle détruisait, rétablissant de la sorte le cylindre à sa circonférence primitive.
Les maisons d’Alsace qui ont fait les tentatives ou plutôt les applications les plus sérieuses du galvanisagc des rouleaux, sont: la maison Schlumberger fils et Cie, de Dornach (voir Bulletin de la Soc. Ind. de Mulhouse , i8y4, p. 1 1 6 et 120), (cylindres à âme en fonte de fer) et la maison Hofer Grosjean, de Morschviller (cylindres en alliage se rapprochant du laiton).
Il s’est également monté, en Angleterre, des maisons pour la fabrication des rouleaux de ce genre, mais elles n’ont eu qu'un succès éphémère.
Cylindres en zinc. — La première tentative faite dans ce sens remonte à l’année 1881 et fut faite par M. Dépierre, à cette époque chimiste à Marienthal (Autriche).
M. Dépierre voulait utiliser ces cylindres pour l’impression de l’article réserve sous teinture d’indigo. II fit fondre des cylindres chez Ducommun et G'° puis plus tard chez Vogt frères et les fit graver à Mulhouse dans plusieurs maisons notamment chez M. Keller (voir Bulletin de la Soc. Ind. de Mulhouse , p. 323).
Celte tentative n’eut pas de suite, tant parce que les cylindres n’avaient pas une homogénéité assez parfaite que parce que le procédé d’impression au rouleau de ce genre de réserve perdit de son importance par suite des nouveaux procédés aux rongeants. Ces rouleaux peuvent avoir encore quelque valeur pour plaqueurs, rouleaux de laboratoire, certains genres foulards. Ils ont aussi été employés nickelés, et alors se comportaient assez bien (voir pour le niekelage un Bulletin de la Soc. Ind. de Mulhouse, 1887, p. 4i&, la notice de M. Lalance).
Il v a quelques années, la même idée fut reprise par M. Dejey,
ingénieur à Lyon qui, avec la coopération de la Société royale asturienne, est arrivé à fabriquer des rouleaux de zinc qui sont certainement aussi parfaits que ce genre de cylindre est susceptible de l’être.
Malgré leur bas prix, ces cylindres ne sont employés à Lyon que dans deux maisons qui, il est vrai, en emploient un assez grand nombre; ce sont la maison W issel et la maison Pugin et Pozzini fils.
Ces cylindres sont suffisants pour l’impression de réserve grasse, mais présentent pour les autres emplois des inconvénients majeurs dont les principaux sont l’impossibilité d obtenir des gravures bien régulières tant à la molette qu à l’acide, de se polir très difficilement, de s’oxyder à l’air et surtout d être attaqués par les couleurs acides.
Nous ne croyons donc pas que ces cylindres puissent jamais occuper une place sérieuse dans le matériel des maisons d impression et ils ne pourront avoir que des applications très limitées.
Nous venons de passer en revue les divers métaux entrant dans la fabrication des cylindres d’impression, avec leur appréciation comme convenance de gravure, moletage et impression. Il nous reste à parler d’une question assez importante, celle de la densité de chacun de ces métaux.
Prenons un rouleau de i4o millimétrés de diamètre en cuivre jaune, qui donnera 44o millimètres de circonférence; ce cylindre pèsera 63 kg. 5o et coûtera 1 3 3 fr. 35 à raison de
2 fr. io le kilo, prix moyen (iqo4).
Le même rouleau en cuivre rouge pèsera 68 kg. 5o et coûtera 1 37 fr. 3o à raison de 2 fr. i5 le kilo, soit une différence de
3 fr. q5 ou les 3 0/0 de la valeur totale du rouleau en laiton. En industrie, cette différence entre la valeur relative des deux métaux n’est pas peu de chose et mérite d être prise en sérieuse considération, moins cependant aujourd’hui que le cuivre est à bas prix ; mais l’écart est remarquable quand le cuivre côtoie le prix de 4 fr- Ie kilo.
La petite différence de prix existant entre les tournures ou
INTRODUCTION
déchets de cuivre rouge et celle du cuivre jaune est si minime qu’elle ne peut entrer en balance.
Dans l’étude comparative que nous venons de faire des deux métaux, cuivre rouge et cuivre jaune, nous admettons que les rouleaux jaunes sont de bonne provenance, nous rejetons les cylindres dans lesquels les fondeurs peu consciencieux mettaient autrefois des métaux de rebut, voire même du plomb.
Si quelques rouleaux jaunes présentent encore quelquefois des défectuosités, cela peut tenir à des causes accidentelles et nous avons eu sous les yeux une série de cuivres rouges présentant des tares énormes que nous n’avons jamais rencontrées dans de bons cuivres jaunes.
La plupart des graveurs sur molettes préfèrent les cuivres jaunes pour les couleurs noires, délicates et fines ; la gravure, et l’impression en sont beaucoup plus nettes.
On reconnaît la qualité du cuivre d’un cylindre comme suit :
i° Sur le tour : les traces du burin et les copeaux enlevés sont à peu près les mêmes à la fin du tournage comme au commencement, ce qui prouve que le cuivre n’est pas trop coriace et qu’il n’use pas trop le burin ;
2° A la main : avec un burin bien affûté on doit pouvoir graver des traits courbes sans bavures, sans secousses et sans donner à la main la sensation dite d 'aigreur ;
3° A l'acide : la morsure est égale partout et ne laisse aucune trace de porosité ni de fissure ;
4° A la machine à trancher : Le burin tranche nettement les traits sans refouler le métal sur les bords et sans déchirer l’arête du trait terminé. L’ensemble des traits n’est pas tigré.
On fait aussi quelques rouleaux en bronze, mais ils sont peu employés étant en général trop durs (Pour les rouleaux en cuivre galvanoplastique, voir 3e partie).
III — Aperçu des Méthodes de Gravure.
Il y a trois genres de gravures auxquels se rattachent divers procédés de détail.
i° La gravure à la main , à l aide du burin, du poinçon, et du ciseau ; c’est la gravure directe ;
2° La gravure par morsure, chimique ou éleclrolylique :1e pantographe, la ruling machine, la machine à guillocher au diamant, ou encore la simple pointe sèche servent à préparer les cylindres pour la morsure.
La gravure par morsure et par la photographie paraît entrer dans une nouvelle phase. Nous en reparlerons plus loin ;
3° La gravure mécanique par moulage ou moletage, par tranchage et par guillochage au burin.
LTn procédé est rarement employé seul. On adopte les procédés de l’une ou l’autre de ces méthodes, ou bien on les combine, suivant la nature du dessin à reproduire, suivant les machines, le personnel et le temps dont on dispose.
II faut tenir compte du cachet du dessin ainsi que des défauts et des qualités de chaque procédé. Il est très important de faire la part des exigences de l’impression : résistance à la racle, fourniture de la couleur, facilité de cadrage, etc.
Au point de vue historique on pourrait classer ainsi les différentes méthodes de gravure :
i° La gravure sur planches plates ;
2° La gravure au balancier et au poinçon inventée par Gingembre et Fiezenger, qui ont fait les premières expériences à la Monnaie de Paris en 1792 ;
3° La gravure au guilloché, soit au moyen d'un burin enlevant le trait sur le rouleau, soit au moyen d’un diamant traçant le dessin sur le rouleau verni qu’on passe ensuite dans l’acide.
INTRODUCTION
4° La gravure au poinçon-molette à l’aide- d’une machine à graver inventée par l'Américain Perkins vers 1800 ;
5° La gravure à la molette roulante perfectionnée en Angleterre par Perkins et Fairmann en 1810 et importée en France en 1820 par MM, Hausmann du Logelbach ;
6° La gravure à l’eau forte.
70 La gravure au pantographe inventée par Taylor-Cryps. qui exhiba sa machine à l’Exposition univeiselle de Paris de 1 855 .