CHAPITRE VIL
LÉClSLATIOli DE l'aLLEMAGRE ET DE l'aUTRICBE
Om u«' |)»'iit s'attendre à trouver beaucoup de f^aranties, eu laveur de la liberté individuelle, chez les peuples dont la législation criminelle consacre Vusage barbare de la question , à Tégard des malheureux accusés; car on ne doit pas se faire un scrupule de priver momeiilaaément de la liberté, celui qui a à se défendre d'une accusation, lorsque la loi autorise, dans de semblables circonstanc(>s, l'emploi des tortures, pour obtenir des aveux que lexcès de la douleur arracha plus d'une fois k l'innocent.
C'est en Allemagne que s'étaient établis et maintenus, pendant long-temps, les tribunaux secrets ou véhmiques, dont l'histoire a conservé TeOraj^ant souvenir.
« Des juges, siégeant avec mystère, ( dit Me^er vol. 4f P«<H^ 190)) ^ reconnaissant à des symboles et à des signes s<H:rets; condamnant, d'après des liurnics «-t des lois inconnues ou abolies dans les autres tribunaux; se chargeant 'd'exécuter leurs seateuccs , par toutes sortes de moyens; et ue pouvant couvrir l'ignominie des exécutions, qui ;iviiiriii rmiL l'extérieur d'un assassinat, que par
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la craintr ou le» respcxrt qu'inspirait le tri' •• ' les avait ordonnés, no pouvaient se fliilt- ,
que titre à la confiance publique. Désavoués par les souverains, plus craint» quA i particuliers, on serait tenté de révoquer en UuuU." 1 existence des juges véhmiques , si l(« monumens de Thistoire ne l'attestaient sullisamment ; mais pendant quelque temps, la protection des empereurs, qui, dans l'hommage qui leur était rendu, et dans Temploi de leur autorité trouvaient quelqu'appui c*onlre l'indépendance des vassaux, les soutint; ensuite rattachement k une institution qui rappelait les usages anciens; l'opposition des nobles inmiédiats, par suite de leur intérêt direct, et d'autres nobles par esprit d'imitation , contre les tribunaux pcrmanens , donna un grand int^ rétaux tribunaux véhmiques qualifiés libres, et les rendit chers au peuple, qui croyait trcMiver dans ces juges ti'-nébrcux , tlont la sentence atteignait tous ceux qui s'y trouvaient traduits, sans distinction de rnnt; ni de naissance, les conserva tetirs de leurs privilèges et leurs vengeurs contre l'oppression sous laquclb- ils t;i'missaient. »
Il fullaii que cette oppression fût en effet bien intolérable, pour chercher un refuge au sein d'un tribunal terrible, arbitre souverain de la liberté et «le la \ ' * s.
Toutri . .. «.ion des tribunaux secret»,
qui n'eut lieu q- If règne de Charles-Quint,
n'aii ip le sort des peuples de