‹ Traité de la lumièreChapitre 29 sur 73 · Mais, pour en revenir aux images formées par ào · texte numérisé non relu

Mais, pour en revenir aux images formées par ào

rajons incident» ires peu obliques r.l presque centraui , il convient de retenir les règles suivantes, qui servent à ddterniiner leurs places , grandeurs et lieux apparents , dans tous les cas relatifs aux surfaces spbe'riques. La démonstration en devient superflue si l'on se rappelle les articles précédents.

545. — Première règle. Toute image formée ou près d^être formée par des rayons convergents , ou émettant des rayons divergents , peut être considérée comme un

■S46. — Deuxième rè^e* Pour des réflecteurs spliériques ( if;. i6) , l'objet et son image sont du même cÀté du foyer principal : ils se meuventen sens contraires, et se rencontrent ancentreetàlasurface du réflecteur. La distance de l'image ^BbyerpriAcipal et au centre s*obtientpar cette proportion :

Q F : FE : : E F : F «7 : : Q E î C 7.

L'image est droite quand Tobjel et la surface sont du méloecôté du foyer principal; mais elle est renversée quand le fo}er le trouve entre çux. Les grandeurs absolues de l'objet ^ie l'image dépendent de leurs distances' au centre. Leur SV^ear relative est donnée par la proportion

L'olqet : rimagc : : Q F : F E ,

: : la distance de l'objet au foyer principal : la longueur focale du réflecteur.

^7* — Troisième règle. Pour des lentilles très minces ^«toute espèce, Q étant la place de l'objet, q son image, £le centre de la lentille, F le foyer principal des rayons incidente yenant en directions opposées, l'objet et l'image seront da même côté ou des deux côtés de la lentille , suivant ^c l'objet et la lentille se trouveront du même côté ou de

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cî6lës Oppose^ par rapjport an foyer principiil F. Dans le pr. micr cas^ ITmage sera droite ; dans le second, elle sera res verse'e. Les distances entre Timage et la lentille, et entre l'' ihage et Tobjct , sont données par les proportions

QF : FE :: QE : C9 , QF : FE :: FE : F^,

et la grandeur de Tobjct est à celle de l'image comme la 3 stance de l'objet au point F est à la distance focale, ou comn QF î'FE.

548. — Quatrième règle. Daiis toutes les combinaisons cl' surfaces rëflëchissantes ou de lentilles, l'image formée par U première est regardde comme un objet dont l'image est formée ensuite par la seconde , et ainsi de suite jusqu'à la ait' jaicre.

549* — Nous avons déjà remarque (art. 6} que les objM! visibles diffèrent des images optiques en ce que celles -c: n'e'metfent la lumière que dans certaines directions , tandi qu'elle émane des corps dans tous les sens. Cette distinctior est de la plus haute importance dans la pratique. Ui objet réel est visible chaque fois qu'il n'y a point de corp opaque interposé entre l'œil et lui. Pour voir une image, i faut que l'œil soit placé dans la direction du faisceau d< rayons qui y aboutit en convergeant ou en divergeant.

Ainsi , dans le cas de la fîg. 62 , si l'œil ne se trouve pa: dans l'espace D «7^ H , il ne verra rien de l'image , B ^D e A;? H étant les rayons extrêmes réfractés par la lentille e partis des extrémités de l'objet.

La clarté d'une image dépend évidemment de la qaantit< de lumière concentrée en chaque point. En n'ayant paî égard aux effets de l'aberration , cette clarté est donc proportionnelle à la grandeur apparente du miroir ou de la lentille par rapport à l'objet , multipliée par l'aire de l'objei et divisée par l'aire de l'image. ^

,75 Dailleurs ,

L'aire de l'objet, : celle de l'image :: ( distance )' de l'objet i la lentille : (distance)^ de l'image à la lentille :

et, pnisqae la grandeur apparente de la lentille vue de l'objet

,, /diamètre de la lenlilleN' , i ^^

«^ proportionnelle au ( r: r — rr-rp^ — ) • la clarté

'^ ^ \ sa distance de 1 objet J

on le degrë d'éclairement de l'image ne dëpeiid qne de la grandeur apparente de la lentille vue de l'image , quel que soit d'ailleurs l'éloignement de l'objet. Comme cette quantité est toujours beaucoup moindre qu'un hémisphère, l'image cit toujours moins éclairée que l'objet, même en ne suppomtaucune perte de lumière par la réflexion ou la réfrac*^ lion.Cest ce qui arriverait si l'image était reçue par un écran qm réfléchirait tous les rayons, ou par un œil dont la pupille serait assez grande pour recueillir tous les rayons qui se croi- Mit pMir former l'image. A plus forte raison la clarté de l'image doit-elle être moindre que celle de l'objet quand l'œil ne reçoit point tous les rayons. Ce raisonnement suppose que l'objet ait une grandeur sensible ; mais , lorsque ^objet et son image ne sont que des points physiques , l'œil ■e juge qne de la lumière absolue, et la clarté de l'image est proportionnelle ai la grandeur apparente de la lentille. Pour une étoile , par exemple , dont la distance est constante , la lomière absolue est simplement proportionnelle au carré de l'onverture^ et c'est pour cette raison que certaines étoiles sont visibles avec de grands télescopes, tandis que leur éclat est trop faible pour qu'on puisse les apercevoir avec des lunettei plus petites.

IJÙ

J XII. — De la structure de Vœil et de la Visio

Descriplîon de l'œil. — Humeur aqueuse ; sa composition; son povoir réfringent. *-— Cornée ; sa figure est un ellipsoïde de révolutic •«•Iris. «^ Cristallin ; sa iigure ; son pouvoir réfringent. — ^Let aies ses surfaces ne coïncident pas ; ce défaut de coïncidence ne nuit po â la vision. — Composition du cristallin ; il est pins dense au ci tre. —Rétine. — Choroïde.— Sclérotique. — Changement du fo de l'œil pour des objets plus rapprochés. •— L'image sur la rétine l'ol^et immédiat de là vision. — Conformation vicieuse de la corïi

— Vision simple avec deux yeux. —Comment ou peut rendre la ^ sion double ; autre manière. — Un objet simple peut paraître , toucher, double dans certains cas. —Preuve ex[)érimentale <qne c l'habitude qui rend la vision himple. — Cause plus éloignée de Tui delà vision. — Sympathie nei-veuse.- Les objets paraissent dr

âuoique leur ima^e soit renversée. — Punctum cœcum ; rexpéric émontre son existence. — Yeux des poissons. — Grossissement.. •«• Grossissement d'uu système de lentilles.- Angle TÎsuel. — Visior» à travers des lentilles convexes. — Vision à travers des lentilles coutf:^^ves. — A l'aide de réflecteurs. — Principes généraux des télescop ^«.

— Lunette astronomique. •«- Champ de la vision. — Formules relafi* ' ves-au champ de la vision et au grossissement. — Dislance de l'œil. — Benversement des lunettes. — Lunette de Galilée. — Micr08c<jpe.' —

rr«jll^ *■ *...: rryjA ^ ,I>IJ -U,.l T«'1 l^.Te^—

escope catoptrique. — Télescope d'Herschel. — Télescope d^NeiP* . —Télescope de Grégory. — Télescope de Cassegrain.

Télesco ton

55o. — C'est au moyen des images optiques que s'opère la vision. L'œil est un assemblage de lentilles qui concentrent les rayons émanés de chaque point de l'objet sur un tissu de nerfs très déliés , qu'on appelle la rétine : il s'y forme une image ou représentation exacte de l'objet, et c'est cette image qui est perçue ou sentie par la rétine.

La fig. 70 est une section de l'œil humain par un plan horizontal passant par son axe. La figure de cet organe est presque entièrement sphérique, mais il forme une sailUe considérable par-devant : il se compose de trois chambres principales, occupées par des milieux d'une transparence parfaite et de pouvoirs réfringents qui diflerent beaucoup entre eux, mais assez peu de celui de l'eau pure. Le premier de ces milieux, A, occupant la chambre antérieure, porte le nom d'humeur aqueuse, et n'est effectivement que de l'eau pure, contenant un peu de murialc de soude et de gélatine.

arec tftfe lë^re ttààe cl'albumen, dans nne i>ro)^rUoA ^ui

D'âpre^ lé» èi'p^rienéés da M. Chôssat (2) , du dôctetir Bfew^ilCr et dcr dô<itéur Gofdon (5), son indice de réfraction cr^ pi'è^he exactement le même que celai de Peau, laval^tr^ dé c^ fndice étant 1. 5^7, tandis que pour l'eau elle est ^^le à t • 556. La partie ante'rieure de cette chambre est* 'terminée por tine enveloppe a d« la nature de la corne et ^^one tràtt^afeilcé parfaite, qui pofte le nom de cornéâ, et doDtla figure est celle d'un ellipsoïde de reVolution autour' ^esoii grand até, atnsi que Ta démontré M.Chossat (4) par ^esftiesfares très précises et des expériences faites avec le plus grand ibiil. Cdt axe, comme il est naturel de le croire , détenmilé cèlni^ô Fœil^ mais il est à remarquer qùc, dans l'è^ ywi de bœiif mesurés parr M. Chossat, son pôle ne coïâci- ^ailjâtaais avec le centre de l'ouverture de la côfiiée, mai^ qtfils'én trouvait à 10^ environ ( comptés sur la surface), k pirtir de ce centre vers le nez , dans un plan horizontal. Lcf . rapport du demi-grand axe de Tellipse génératrice à l'excen- I Iricilé étant 1 . 5 , valeur qui s'écarte peu de l'indice de réfraction =:= r . 557 , il résulte de ce qui â été démontré à l'>K. 256 que les rayons parallèles qui tombent sur la cornée, dans Is direction de son axe , convergent vers un foyer \ intérieiir , av^c une exactitude presque mathématique , l'abefrnioQ à laquelle eût été sujette une cornée sphérique étant presse e!ntJèrerriènt détruite.

55i. -^ La Surface postérieure de la chambre À est limitée pttf Virùf Py y qui est une espèce d'écran circulaire opaque od dé diaphragme composé de fibres musculaires dont la

(0 Cheneyix , Transactions philosophiques , vol. xciii , p. 19b.

(2) Bulletin de la société philomatique , 1818 , jl. 94*

(3) Edinburg Philosophical Journal , vol. 1 , p. 4ï»

(4) Sur la* conrlrare des milieux réfringents de l'œil chez le bœuf. Annales </c chimie , vol. x , p. o^y.

contraction ou l'extension , suivant l'intensité de la lumière détermine le rétrécissement ou la dilatation d'une ouverturi qui en occupe le centre,et que l'on nomme IsLpupiUe.Qumi la lumière est très vive , la pupille de l'œil humain se rëtré cit au point de ne pas excéder o • 12 de pouce, tandis qu'un clarté plus faible le dilate jusqu'à o . 25 (1) , c'est-à-dire jus qu'au double de l'ouverture précédente. Cette membraa sert évidemment à modérer et à rendre plus uniforme le de gré d'éclairement de l'image sur la rétine , pour ménager I sensibilité de ce tissu.

Chez les animaux tels que les chats , qui voient dans l'ob scurité , la pupille se ferme presque totalement pendant I jour , et se réduit à une fente très étroite } mais , dans l'œi humain, son ouverture est toujours circulaire. La contrac tion de la pupille est involontaire , et s'opère par le stimulu de la lumière même. Il est curieux d'observer ces mouve ndients mécaniques de la pupille en approchant la flamm* d'une chandelle pendant que l'œil regarde sa propre imagi dans un miroir.

552. — Immédiatement après la pupille, on trouve le cristallin, enfermé dans sa capsule, qui forme la paroi posté rieure de la chambre A : sa figure est celle d'un solide de re volution , et sa face antérieure est beaucoup moins courb< que l'autre. Ces deux surfaces , selon M. Chossat, appartien nent à des ellipsoïdes de révolution autour de leurs petîL axes j mais ses expériences semblent prouver que les axescl< ces deux surfaces ne coïncident pas exactement entre eux d avec celui de la cornée. Cette déviation nuirait à la netteté de la vision si le cristallin différait considérablement en den site avec les autres lentilles, ou si toute la re'fraction s'y faisait; mais il n'en est pas ainsi, car l'indice de réfraction d'

(1] Leçons du docteur Young, sur le mécanisme de Toeil. Tramac tiens philosophiques , vol. XCI.

cette lentille ne vaut que i . 584 9 tandis que celui de l'humeur aqueuse 1=: 1 . 557, <^omine nous l'avons déjà vn, et que celui de Vhumeur vitrée C qui occupe la troisième chambre = i . 559 * ^^ manière que la deViation que subit le rayon à la surface du cristallin est très petite en comparaison de l'inclinaison de la surface au point oii cette déviation alleu, puisque près du sommet une déviation assez grande daasla direction de l'axe ne peut produire qu'un très léger changement dans l'inclinaison du rayon sur la surface. Ainsi cette cause d'erreur exerce une si faible influence qu'elle oe produit probablement aucune aberration appréciable.

355. — Le cristallin contient de Talbumen et de la gélatine dans. une proportion beaucoup plus forte que toutes les antres humeurs de l'œil, à tel point qu'il est entièrement coagolable à la température de l'eau bouillante. Sa densité augmente un peu de la circonférence au centre , suivat^t le docteur Brewster et le docteur Gordon , les indices de réfraction au milieu de son épaisseur , du milieu de son épais* seur a sa surface, et à sa surface même, étant respectivement 1 . 3999 , I . 5786 et I . 5767 , l'indice de l'eau pure étant 1.5558. .Cet accroissement de densité a visiblement pour Ixit de corriger l'aberration en accourcissant le foyer des rayons voisins du centre, conformément aux règles prescrites à l'art. 299 pour reconnaître les effets de l'aberration.

Ce serait un beau problème d'analyse que de rechercher l'effet de l'ellipticité des surfaces; mais les bornes de cet ouvrage ne nous permettent pas de l'y faire entrer : cet effet est probablement de -corriger l'aberration des pinceaux oUicjues.

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