‹ Traité de la lumièreChapitre 30 sur 73 · La charhbre postérieure C est occupée par Vhw · texte numérisé non relu

La charhbre postérieure C est occupée par Vhw

ncurvkrée, qui, selon Chenevix, ne diffère pas sensiblement,

ai eç pesanteur spécifique ni en composition chimique, de

l'humeur aqueuse : son indice de refraction ne surpasse que

d'une quantité* très petite celui de cette dernière humeirr comme nous Pavons déjà dit plus Laut.

555. — Le pouvoir réfringent du cristallin surpassant •lui de riiumeur aqueuse et de l'humeur vitrffe, les rayons~ tombent sur cette partie, en convergeant à partir de la c <« née^ deviennent encore plus convergents; et justement à L i dernier foyer se trouve la surface postérieure de la chamil qui contient l'humeur vitrée. Cette surface est couverte p la re'tine d^ qui consiste en un réseau (comme l'indique se nom ) de nerfs, excessivement déliés , et provenant tous d'u seul gros nerf O, nommé nerf optique , qui entre dans l'œ obliquement du fond de l'orbite , près du nez. La rétine gai nit toute la cavité de C jusqu'à i, oh commence îe cristalKic Les nerfs sont en contact avec le pigmentum nîgrum, oiiil sont plongés. Cette dernière substance est noire et d'une ap patience veloutée ; elle recouvre la membrane choroïde g et sert à absorber et à éteindre la lumière qui entre daii l'œil dès qu'elle a produit son eiret excitant sur la rétine elle prévient ainsi toute réflexion interne qui rendrait la vi sion confuse. Toutes ces huraeurs et membranes sontenve loppées d'une tunique dure et épaisse nommée la sclérot que y qui s'unit à la cornée, et forme ce qu'on nomme com munéiiient le blanc de VœiL

556. — Telle est la disposition qui amène sur la rétine! foyer de rayons parallèles ou émanant d'objets très éloigné Mais comme nous devons voir les objets de près comme è loin, et que le foyer d'une lentille ou d'un système de lec tilles est plus long pour des objets rapprochés que pour d'aï très plus éloignés, il est évident que l'œil doit être doué d'i ne force régulatrice qui éloigne la rétine de la cornée et a longe l'œil dans la direction de son axe, ou qui modifie courbure des lentilles de cet orpane de manière à augment la convergence des rayons. Nous sommes convaincus *

]'€zistefioe 4e cette force qui s'eiçerce au gré dt notre tolonté et par ua efibrt muscplaire qui, long-temps eontinu<f, prodoit la faXigue et ne peui s'exercer que jusqu'à un certain

poiot.

Çq>e»daAt les aoatoaiistes et les physiciens «ont partagés d'iq[»iiion sur le mécaoisoie à l'aide duquel s'opère ce ckangeroeat dans la forme de l'œil t quelqi^es uns prétendent que les muscles t appelés i/roiV5 , qui font mouvoir l'oeil dans son orbite produisent , en se contractant simultanément , une presiion snr les fluides intérieurs^ et font ressortir la cornée , fOk augmentant à la fois et sa convexité et sa distance de la lâine.

Cetle opinion a été défendue par le docteur Olbers 5 Ktouden et sir £. Home ont même voulu en faire la base d'une théorie de la vision ; mais elle a été combattue par le docteur Young , dont les expériences prouvent du moins , ll'aie naanière décisive, que l'accroissement de la convexité de la oornée a très peu ou poiut d'influence sur l'accourcis- Mmeal du foyer,

U est difficile de concevoir qne l'ceil, sphérique comme il ttt et plein de fluides, pnisse s'allonger sans danger, par l'efftt d'une pression , au point de rendre la vision distincte a Irois pouces de l'œil , distance la plus petite a laquelle des yMix ordinaires voient distinctement. Il faudrait, daus ce cas, fie le globe de l'œil prît la forme d'un ellipsoïde dont le grand axe f6t plus long d'un septième que dans son état ordinaire t une tellie extension semble incompatible avec la broe et la dureté de la sclérotique. Une autre opinion a été défeadoe avec le plus grand succès par l'excellent physicien fie nous venons de citer s c'est que le cristallin même est SQSGeptible de changer de forme et de devenir plus convexe fiaad il s'agit de voir à de petites distances. Ses expériences tardes personnes privées de cette lentille sont bien près de prouver l'impossibilité du changement de foyer clans ce cas, <poiqae la contraction de l'iris y obvie , jusqu'à un certain P<^Dt, en diminuant le diamètre du pinceau , et par consé-

quent l'espace de la rétine sur lequel se répandent les rayo imparfaitement convergents, ce qui remédie nn peu k défaut de convergence. Si nous considérons maintenant ^ le cristalliili est- d'une structure fibreuse régulière, comme le voit souvent en ouvrant l'œil d'un poisson bouilli ; qm est composé de couches cpncentriques comme les écaïM d'un oignon , et que chaqae couche consiste en utk tissu, fibres musculaires aboutissant à deux pôles , comme les œ ridiens d'une sphère dont l'axe serait celui de Vaà\ niême ^ structure musculaire du cristallia nous paraîtra suffisamme démontrée^ et, quand même elle ne le serait pajs, l'hypi thèse d'un pouvoir musculaire .qui résiderait dans le cristal lin , malgré l'absence ^es. nerfs , serait aisément justifiée fi l'analogie avec certains animaux transparents chez qui l'o n'aperçoit aucune fibre musculaire , et qui cependant jouii sent de la faculté de se mouvoir et d'obéir au stimulus nei veux , quoiqu'ils n'aient pas plus de nerfs que de muscle En résumé , il faut convenir que la présomption est en i veur du docteur Young , quoique les causes accessoires do nous avons déjà parlé puissent concourir, jusqu'à un certa point, a produire reffet en question, et que l'on doive r garder le problème comme susceptible d'une solution pi complète. La science peut justement s'enorgueillir d'avt poussé si loin l'explication du mécanisme de cet admirai orgaue , et elle n'a point à rougir si quelque chose échap encore à ses recherches. Que les anatomistes et les physiol gistes disputent sur quelques points de la structure ou « mode d'action de l'œil, toujours est-il certain que, dans que nous en connaissons , il y a une telle analogie avec produits de l'art, malgré l'infériorité de ceux-ci , une int< ligence et une pre'voyaiice si admirables, un emploi si juc cieux des propriétés des agents naturels considérés comr de purs instruments , que nous sommes forcés d'y reconns trc un chx)ix délibéré; plus manifeste peut-être que dâ tout ce (juc nous pourrons découvrir jamais , soit dans l'ar soit dans la nature. Nous devons donc regarder l'élude <

phénomène de la vision comme digne du plus haut in-

UrèL

5S7. — Les images des objets extérieurs se peignent naturellement sur la rc'tine dans une situation renversée, et l'on peat les y observer en 6tant l'enveloppe postérieure de l'œil d'un animal nouvellement tuë, et en exposant la rétine avec la choroïde , qai la recouvre par-dèn^ière , aux rayons incidtets; comme l'écran de verre dépoli mentionné à l'art. 55i. C'est cette image seule qui est sentie p^ar les nerfs de la rétine , stimulée par l'action de la lumière y et de là les impressions sont transmises au sensorium par les nerfs opti- ^es, d'une manière qui doit être mise au nombre des plus profonds mystères de la physiologie , mais qui semble ne différer aucunement du mode de transmission propre aux autres sens. Ainsi une paralysie du nerf optique produit pensait toute sa durée une cécité complète , quoique l'œil reste OQTçrt et que les lentilles conservent leur transparence. L'on attribue plusieurs cas très curieux de cécité imparfaite à ce que certains nerfs étaient affectés , tandis que les autres demeuraient intacts (i). D'ailleurs, aussi long-temps que les nerfs conservent leur sensibilité , le degré de perfection de la vision est proportionné à celui de l'image sur la rétine. Dans le cas d'une cataracte | le cristallin qui a perdu sa transpa- Kace empêche la lumière d'atteindre la rétine ou de l'atteindre dans l'état de concentration convenable , et la lumière est arrêtée ou dispersée par les taches opaques ou semiopaqaes qu'elle rencontre sur son passage : l'image est alors 00 tout-à-fait nulle ou obscure et confuse , et la cécité qui en résulte plus ou moins complète. Si l'on extrait cette len-

. opaque, la perception de la lumière revient entièrement; mais la cause principale de la convergence étant en- " — — ' "^ ■ ■ ■ ■

0) Wollaston , sur une semi-décussation des uerfs optiques. Transac- ^"^^^ philosophiques , 1824.

levëe, l'image, au lieu de se peiadre sur la rétine, ne pe se former que bien loin derrière ce tissu, et les rajora manquant de convergence au moment de l'atteindre, ne pr dpisent qu'une iqa.age irr<fgulière , et par conséquent une ^ ^ott imparf^te.

^sâs si l'on donne aux rayons, ^vi^nt qu'ils n'entrent d^ l'oeil , }e degré de conyergeQce |iéçQ«&aire à l'aide d'une le : tille co^yçxe qui.permettçaux.auJtres lentillçs d'opérer cpl convergence éxactemeni: sur la réûiie , la netteté, de la visii sera rétablie : c'est poui* cette raison que les personpes iq pnt subi l'opération .dç Ja cs^taracte, qui consiste dans Yc: fraction totale ou dans le déplacement du crjstallin devei opaque, $ont obligées de se servir dç verres doj^t le foyer e extrêmement court ^ pes verres font l'effet d'u9 ciris^llin ^ ti^fîiel. La vieille^e produit, à l'égard de la vision, le mena défaut qye l'ablation du cristallin , et l'on y obvie de 1^ Tfiè^ me manière. Cbez les personpes âgées, la surface extéfi^UiP çt transparente de l'œil, norpmée la cornée, pjsrd de s^ coi^^ Viçxité , le pouvoir de l'œil s'affaiblit ( art. 248 et 255 ) et let ipiages devieunent moins nettes : Ton supplée alors au défaut de pouvoir, au moyen d'une loupe 01^ lentille conve^^e ( ^rt. :}68) qui rend la vision parfaite, ou au moins beaucoup miçilleure.

558. — Les personnes qui ont la vue bçisse ont , au contraire, la cornée trop convexe^ et l'on peut également rc* médier à ce défaut en faisant usage de lentilles concaves. U y a des cas, cependant, quoique très rares , où la cornée est tellement proéminente qu'il est impossible de trouver dçs lentilles assez concaves pour déti'uire l'excès de convergeïic( qui en résulte. Une cécité incurable eût été la suite de ce dé-

faut de conformation , si une beurcuse audace que la certi* tude de nos connaissances relativement aux lois de la visiûï^ peut seule justifier n'eût suggéré l'idée d'ouvrir l'œil , quoi* que parfaitement sjin , et de reculer le cristallin-

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