Ces défyiil» dans fa* vision , dus 4 bi itractarc de
J'o(|^Qe f 9« soAt pas les seuls iiuxquels l'-art puisse porter re^^-
Jnède. D^s vices de popforpiatiai) daJis la com^ soat beau-
çDop plas coflVimuiuB qu'op ne le pé^e gënëraleinent, à
tçipoipt même qu^ç peu d'yeux en sont exempts t on peut
s'#p-ap(9rceypir en fermant un œil , et en dirigeant l'autre
Venup 9^]^% lumineux «ans être trop éclatant, ëtroit, «t
dont les contours sont bien tranchés, puis en tournant ensuite
i^ tét^ de divers c6tës. ]Le& cornes de la lune , quand elle ne
ççqffnenoe-i cj^ttre que depuis deux ou trois jours , sont trèa
propres fi cette expérience : l'objet paraîtra double , triple ^
^tc., ou aipgiilièrement contourné, et Tobseryation attentire
de iqiïs apparences fora connaître le vice de conformation qui
Wproduit et les moyens d'y remédier.
])|. G.«-B. Airy a rapporté dcrnicrenrient , dans les TTranS'^ Viciions 4e la sociéié pJUhsoplùque de Cambridge, nne obser-^ "^a^n remarquable qu'il avait faite sur un de ses propres 7rax : il s'assnra que , par suite d'une irrégulariW dan^ la figure de9 lentilles de cet œil , le foyer des rayous dans un P^A yertical était plus court que celui des rayons horizon-» Uu^. 11 eiM;. évident que l'on ne pouvait, par de simples verbes convexes, cojcrigcr un semblable défaut, qui rendait l'cnil %oIument inutile : la méthode la plus exacte , en pareil ^^y serait d'employer une lentjllc de même pouvoir réfring^ltque l'œil, dont la surface antérieure serait parfaitement ^^riqpe et de même rayon que la cornée, tandis que la sur» &ca du ç&té de l'œ^l offrirai^ en creux MXk fac-similé exact ^ tpiftes les irrégularités de la cornée. II est clair, en effet , ^ tous Içs écarts des rayons à la surface postérieure du ^^rre seraient corrigés par les écarts égaux et opposés qu'ils Couveraient en tombant sur la cornée (1); mais la ncce9«-
(0 Dans certaios cas de Gonformation vicieuse de la cornée, il serait iB<érç98ant d'examiner si quelque gelée animale transparente mise en <^ouUctavec cette tunique, et contenue par une rapsule de verre, ne Fourrait pas rendre la vi^iou dislincte , ou s il ne serait pas possible d'à-
sitd de n'employer pour ces lentilles de correction que des courbures que Ton paisse donner aisëment anx verres, c^està'^ire des plans , des sphères et des cylindres , a suggërë à M. Airy Pingënieuse idée d'une lentille bî-eoncave dont une des surfaces serait sphërique et l'autre cylindrique : la lentille sphërique aurait pour but de corriger l'excès de convexité de la cornée; l'usage de la lentille cylindrique peut •s'expliquer de la manière suiviante :
Supposons des rayons parallèles qui tombent sur 1^ surface cylindrique'ABED, perpendiculairement à son axe, comme dans la fig. 71, et soit SS'PFQQ' TT' un feisceau de ces rayons formant un parallëlipipède infiniment mince , dont les faces sont parallèles à l'axe : l'un quelconque des rayons SP, SP'^ daus le plan APS perpendiculaire kTaxe, ira, par l'effet de la réfraction , converger ou diverger par rapport à un certain point X dans le même plan ; et par conséquent^ après la réfraction , tous les rayons qui tomberont sur PQ9 P' Q', auront leur foyer sur la ligne XY faisait partie de la surface caustique AFGD , et le foyer principal du cylindre sera la ligne F G, dont la distance FC au sommet de la surface égalera la longueur focale de la sphère engendrée par la révolution de A B autour de F C pris pour axe.
Ainsi une lentille cylindrique ne produit aucune convergence ou divergence à l'égard des rayons parallèles incidents dans le sens de son axe , tandis qu'elle fait converger ou diverger les rayons contenus dans des plans perpendiculaires à ce même axe , avec le même pouvoir qu'une sphère de mêinc rayon. Si l'on unit donc une surface cylindrique avec un segment sphérique , le foyer de ce segment restera le même par rapport à l'un des plans; mais , par rapport à l'autre, le foyer de l'assemblage sera celui de deux surfaces sphériques
voir directement une empreinte de la cornée , que Ton reproduirait ensuite, en l'imprimant sur quelque milieu IraiLsparenl. L'ojx'ralion serait délicate , mais beaucoup moins ceptMulanf que d'ouvrir un œil vivant et d'en extraire le cristallin.
dont la première aurait la courbure du segment et la seconde celle du cylindre. Unesemblable lentille cylindro-sphëriqne plac^ devant l'œil mal conformé apportera du moins une amélioration sensible dans le sen^ de la vue.
Nons ne saurions mieux terminer ce que nous avons à dire sur cette intéressante application des mathématiques , qu'en rapportant le» propres paroles de M. Airy :
« Après m'être adressé inutilement à plusieurs artistes, j*ài « trouvé enfin un certain M. FuUer, à Ipswich, qui m'a four- « ni une lentille telle que je la désirais (i). J'en suis pleine-
< ment satisfait : je peux lire maintenant le plus petit cârac- « tire avec l'œil gauche ( l'œil mal conformé ) aussi bien ( ^'avec Viàl droit, même à une grande distance, J^ai
< trouvé que la visidh est plus distincte quand là surface cy-
* lindriqoe est à une certaiiie distance de l'œil; et, comme
* cet tfloignement altère la forme des objets en réfractant
* Wefremment les rayons situés dans des plans difFéreifts,
* f ti fait constrnirc mes besicles de manière à pouvoir en
* Appliquer les verres presque contre l'œil : au moyen de
* cette disposition , j'ai reconnu que l'œil dont je craignais
* d^ de pi^rdre l'usage pouvait me rendre presque autant I « de services que l'autre. »
56o. — La cécité totale ou partielle peut avoir pour cause ^on seulement l'opacité du cristallin, mais encore un corps ^elconqne étranger aux humeurs de l'œil et interposé entre 1^ cornée et la rétine. En pareil cas, aussi long-temp» que la sensibilité des nerfs n'a point été offensée , il ne faut jamais «^«espérer de recouvrer la vue. Les Transactions philoso^ pf^îffues pour 1 826 rapportent une cure remarquable opérée P<r M.' Wardrop sur un aveugle de naissance dont la pupille se trouvait complètement oblitérée par une contraction de
(i) Le rayon de la sur£ice spkcrique = 3 f pouces , celui du cylin-
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riris due k una opënattion mal faite , lorsque la peraonae nVtait &%éù que de six mciU : il auf&t , pour lai rendre la vot . dont elle avait été privée pendajBit quarante-six ans*, de perforer la membrane qui fermait |e passage à la lumière. Là détails de cette cure soiit ext^çoyement intéressant» : le lecteur les trouvera dans le volume des Tnansaciions philofophiçues que npus venons de citer , et auquel noua somme forc^ de le renvoyer.
36 1, — Comme nous avons deux yeux, et qu'il seform dans chacun une image de chaque objet extérieur, ou peut s demander pourquoi Fon ne voi$ pas double. La quesûoii . paru même très embarrassante à quelques aat^nrs. Q^iaut nous 9 il nous semble qu'on pourrait demander, avec la V^è* me raison , pourquoi , avec deux maius et dix doigts don^ d'une égale seqsibilitë et aptitude à reconnaître \e& obje^|l< loucJiern^ est point décuple. La réponse est la même pour les deux cas : c'est l'effet de l'habitade. L'habitude seule nom apprend que les sensations de la vue se rapportent aux objets extérieurs et à quel objet en particulier. XJn objet quelconque , une petite boule , par exeqiple ^ ou un pain à cacheter, est place' devant nous sur une tabje : nous dirigeons nos yeux verscetobjet, c'est-à-dire que nous en amenons les images surla partie des deux rétines que nous savons, par l'habitude, être les plus sensibles et dans la situation la plus favorable pour voir distinctement. Comme PexpcYience nous apprend aussi que , dans ces circonstances, la sensation est due à un objet unique, Tide'e de l'unité de l'objet s'associe irrésistiblement à la sensation 3 mais si l'on abaisse un œil , en pressant avec k doigt sur la paupière , sans cesser de regarder la boule , cette pression transportera nécessairement l'image sur un autre point de la rétine de cet œil, et la vision deviendra double a l'instant même : l'on verra distinctement deux boules, qu s'éloigneront à mesure que la pression augmentera , et quis( conlondront iXhs qu'elle aura cessé. L'on peut obtenir le mc me effet sans presser l'œil , en dirigeant la vue vers yn poin
' «89 pli» rapproché ou plu» éloigné cpie k bonlv^ les àt€9 opti- (fBcs ayant dans oe cas oire direction âufri* que celle de l'objet. Qaand les yeax sont dans un état dé repos parfait , (eurs azn Moi ordînairement parafHèles ou très peu divergents ; tous \ts objets paraissent double? alors ; mais la plus légcfre attentioB suffit pour confondre idimédratement leurs images. Un coap sur* )'^il rend la vue double , jusqu'à ce que Pliabi* tude hsBe disparaître ce défaut, malgré la déviation de l'axe optique.